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Tome XV.
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l'églemens précaires, & fait naître plusd’une fois l’idée des magasins publics. Maisavec une connoiílance mieux approfondiedes hommes & des choses, on a vu quede tels magasins feroient nécessairementmal régis, &c expoferoient à un monopoleodieux une denrée aussi nécessaire. Voye\l’EJsaisur la police des grains, par M. Her-bert.

11 est étonnant qu’en France on ait prispendant si long-tems de fausses mesures furlin objet dont tant d'autres dépendent. 11n’y a pas deux ans que le commerce du bledétoit défendu d’une province à l’autre. Sou-vent une partie des citoyens soumis au mê-me maître, mouroít de faim, pendant quela province voisine étoit incommodée d’uneabondance ruineuse pour les cultivateurs.Cet abus ne pouvoit pas échapper à la sa-gesse du gouvernement, & il a cessé. Maison ne peut pas penser aux avantages infinisqui résulteroient de ^exportation libre dubled dans un royaume aussi fertile, sans êtreaffligé que cet encouragement soit encorerefusé à l’agriculture. Voye\ GRAINS,economie politique. Cet article efl deM. le Roi , lieutenant des chaJJ'es duparc de Versailles.

FROMENT AL, s. m. {Bot. agricult.')Cette plante graminée, qu’on a prise pen-dant quelque tems en France pour le ray-grass des Anglois, est l’espece d’avoinespontanée, que M. Linné nomme avenupamculata calicibus bifloris ,flosculo her-maphrodite mutìco masculo arislato. Linn.S p. pi. 117 , n. 2, gramen avenaceum e la-tins , juba longa Jplendente. Elle a trois àquatre pieds de haut, les feuilles longues,un peu velues, bordées de cils roides &très-courts, tournés vers la pointe : lesfleurs naissent en panicule, attachées à despédoncules très-déliés : il y en a deux à cha-que paquet, velues à leur base : l’uned’ellespousse du bas d’une de ses valvules une arêtecoudée , deux fois plus longue que la fleurmeme. On fait en quelques endroits, després artificiels de cette espece d’avoine quiest spontanée: on prétend qu’elle dure très-long-tems, & qu’elle donne beaucoup defoin ; mais il est maigre & dur. Haller,Jíijlor. fiirp. helvet. 1492. A cl. Bern.1770. (D)

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FROMENTÉE, f. f. {Pharmacie.)c’est une espece de potage, dont la base estdu froment qu’on fait bouillir avec du lait& du sucre. On y ajoute quelquefois desépices. Pline rapporte que dans son tem<ron y mê'oit de la craie. Galien en parlecomme d’une espece de bled ou de bouil-lie fort nourrissante. II dit qu’on la faisoitbouillir avecdel’eau, du vin & del’huile.

Les Latinsl’appelloient alica, queFes-tus dérive ab alendo , à cause qu’elle estfort nourrissante. II est à observer qu’onen faisoit avec toute sorte de bled.

Mais comme la nôtre ne se fait qu’avecle froment, nous lui avons donné son nomde frumeneum. Une émulsion où entreroitle froment, seroit une espece de f omen-te e. Chambers.

Cette bouillie n’est guere d’usage enFrance , cependant elle me paroît fortnourrissante ; on pourroit s’en servir aussibien que du riz, de la semoule , & deforge.

FRONCER, v. act. ( Marchands demodes. ) c’est plisser l’étoste , le ruban tou la blonde , en les avançant à mesurequ’on les attache ; ensorte qu’il soit formédes plis égaux ou inégaux, & comme on ledésiré.

FRONDE , f. f. ( Hisi. & me'chan. )instrument de corde & à main , dont onfe fer voir autrefois dans les armées pourlancer des pierres, & même des balles deplomb, avec violence.

Pline prétend que les peuples de la Pa-lestine font les premiers qui fe soient ser-vis’ de la fronde , & qu’ils y étoîent íìexercés, qu’ils ne manquoient jamais lebut. Un passage de l’Ecriture, rapporté parle pere Daniel dans son Hifioire de la mi-lice franpoise , prouve leur adresse en cegenre. On trouve dans ce passage, qu’il yavoit dans la ville de Gabaa sept cents fron-deurs , qui tiraient si juste qu’ils auraientpu fans manquer toucher un cheveu, fansque la pierre jetée fe fût détournée depart ou d’autre. (a)

Les habitans des isles Baléares, aujour-

(a) Habìtatores Gabaa, qidseptiugenti trantvirìsortijjìiui . . . .Jîcfimdis lapides ad certum jacientes ,ut capillum quoqùe pojjìnt percutere , U nequaquamin altérai» partem ictus lapidis deferretur , Z. Jud.C«p. jo.

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