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d’hui Majorque & Minorque, ont été auffitrès-fameux chez les anciens, par leur ha-bileté à se servir de cette arme. Dans lesexpéditions militâmes ils jetoient, suivantDiodore de Sicile, de plus grosses pierresavec la fronde qu’avec les autres machinesde jet. " Quand ils assiègent une place ,
dit cet auteur, ils atteignent aisément», ceux qui gardent les murailles ; & dans», les batailles rangées ils brisent les bou-,, cliers , les casques, & toutes les armes„ défensives de leurs ennemis. Ils ont une„ telle justeíïè dans la main , qu’il leur», arrive peu souvent de manquer leur», coup. Ce qui les rend si forts & si adroits„ dans cet exercice , continue ce même„ auteur , c’est que les meres même con-», traignent leurs enfans, quoique fort jeu-», nés encore, à manier continuellement», la fronde. Elles leur donnent pour but», un morceau de pain pendu au bout d’une», perche, & elles les font demeurer à jeun», jusqu'à ce qu’ils aient abattu ce pain ;», elles leur accordent alors la permission», de le manger. „ Diodore de Sicile ,trad. de M. l’abbé Terrasson , tome II Pjpage 217.
Végece rapporte aussi à ce sujet, que lesenfans de ces isles ne mangeoient d’autreviande que celle du gibier qu’ils avoientabattu avec la fronde.
Les frondeurs , conjointement avec lesarchers ou gens de trait, fervoient à es-carmouches au commencement du com-bat ; & lorsqu’ils avoient fait quelques dé-charges ou qu’ils étoient repoussés , ils seretiraient derriere les autres combattans ,en passant par les intervalles des troupes.
Les Romains, ainsi que les autres nations,avoient des frondeurs dans leurs armées.Voye\ VÉLITES.
« Nos peres, dit Végece, se fervoient», de frondeurs dans leurs batailles. En», effet, des cailloux ronds lancés avec force», font plus de mal, malgré les cuiraíîès &», les armures , que n’en peuvent faire», toutes les fléchés ; & l’on meurt de la», contusion fans répandre une goutte de», sang. „ Traduclionde Végece par M.de Sìgrais.
Les François ont fait aussi usage de lafronde dans leurs armées. Us ont même
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continué de s’en servir íong-tems aprèsl’invention de la poudre à canon. D’Au-bigné rapporte qu’au siégé de Sancerre en1572, les paysans huguenots réfugiés danscette ville, s’en fervoient pour épargner lapoudre.
Selon Végece, la portée de la frondeétoit de six cents pas. Voye\ Fron-deurs. (Q)
L’effet de la fronde vient principale-ment de la force centrifuge. La pierrequi tourne dans la fronde , tend continuel-lement à s’échapper par la tangente (voye\Centrifuge & Force), & tend lafronde avec une force proportionnelle àcette force centrifuge ; elle est retenue parfaction de la main qui en faisant tournerla fronde , s’oppose à la sortie de la pierre ;& elle s’échappe par la tangente , dès queFaction de la main cesse. On trouve aumot CENTRAL, des théorèmes par lesquelson peut déterminer aisément la force aveclaquelle une fronde est tendue , la vitessede la pierre étant donnée. Cette force està la pesanteur de la pierre, comme le dou-ble de la hauteur d’où la pierre aurait dûtomber pour acquérir la vitesse avec la-quelle elle tourne , est au rayon du cercle.Voye\ auffi le mot Force. 11 est bon deremarquer que la pesanteur du corps altéréun peu cette force de tendance, en la di-minuant dans la partie supérieure du cer-cle , & en la favorisant dans la partie infé-rieure. 11 est bon de remarquer aussi quecette même pesanteur empêche la vitessed’être absolument uniforme ; mais noussupposons ici, comme il arrive dans lafronde , que la pierre tourne avec une très-grande vitesse , enforte que l’effet de lapesanteur puisse être regardé comme nul.
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Fronde , ( Chirurg .) bandage a quatrechefs , ainsi appelle parce qu’il représenteune fronde. On l’emploie à contenir esmédicamens, les plumasseaux & les com-presses fur différentes parties du corps :comme à la tête, au nez, aux levres, aumenton , aux aisselles & ailleurs. 1! fefâitavec une bande ou un morceau ce linged’une largeur & d’une longueur convena-bles à la partie fur laquelle on veut rap-pliquer. Aux levres, par exemple, la bande