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Tome XV.
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lui qui donnoit asyle à un voleur, étoit con-damné au fouet, & tous ses biens croientconfisqués. Les déserteurs étoient punis demort. Le roi abolit Pusage de se justifierpar serment; mais il y substitua celui duduel, plus révoltant encore. Une autre loibien plus injuste, étoit celle qui condam-noit indistinctement deux étrangers à morttoutes les fois qu’un Danois auroit été tuépar un étranger. La plus belle de ses or-donnances étoit celle-ci : celui qui dansune action aura devancé le premier rang,s’il est esclave, deviendra libre ; s’il est li-bre , deviendra noble ; s’il est noble, ferapréfet.

Frothon IV monta fur îe trône deDanemarçk, Pan 34 de l’ere chrétienne. 11 .avoir à peine atteint fa douzième année ;íes Saxons méprisèrent sa jeunesse, & luirefusèrent le tribut qui leur étoit imposé.II marcha contre eux, & les soumit.'Unaventurier nommé Stercather 3 vint Rat-tacher à son service ; Frothon Péleva aurang d’amirql, & ses flottes eurent bientôtLempire des mers du nord. Lextalens mi-litaires de ce général ne fe bornoient pasaux expéditions maritimes, il vainquit Vie-car, roi de Norwege, soumit une partiede la Rustìe > conquit PIrlande, châtia lesCouriandois, les Sembes, les Curetés, quis’étoient ligués pour former une révoltegénérale. U lui eût été facile de fe réserverà lui seul toutes ces conquêtes ; & s’il nefut pas roi, fans doute qu il dédaigna del’être. Un Saxon osa faire un, défi â Fro-thon : celui-ci voulut Paccepter ; mais Ster-cather l’arréta, fe présenta au combat, &étouffa son adversaire dans ses bras. PourFrothon , fa gloire fut effacée par celle deson ministre; Stercather étoit en mêmetems législateur & général. Une nouvellevictoire remportée fur les Saxons, fut en-core son ouvrage. Ils demanderent la paix ;elle leur fut accordée ; leur chef invita Frorthon & lés principaux Danois à un repasmagnifique ; mais au milieu du festin, il fitmettre le feu à P édifice qui renfermoit cetteauguste assemblée. Frothon périt au mi-lieu des flammes, après un régné de douzeà quinze ans. II avoit doublé la paie dessoldats, & ce fut à ce prix qu’il acheta lesurnom de Libéral

FRO

Frothon V succéda à Harald son fi ers»qu’il avoit fait astàstìner , soit qu’il íût ja-loux de la gloire de ce jeune prince , soitplutôt parce qu’il vouloir s’enrichir de fadépouille. II réservoir le même fort à ses ne-veux Harald & Haldan. Le fidele Regnonles avoit dérobés à fa fureur : il les élevoitdans la Zélande, au fond d’une caverne ;& cependant il faisoit courir le bruit deleur mort. Ces jeunes princes furent enfindécouverts , Frothon alloit les faire traî-ner au supplice. Regnon fit alors de I’heu-reuxdondeî’éloquence le plus noble usagequ’un homme puisse en faire ; il toucha lecoeur d’un tyran , & sauva l’innocence. Ces,deux princes cachèrent long-tems le pro-jet de vengeance qu’ils méditoient. Ils at-tendirent une occasion favorable à leurhaine : elle fe présenta. Frothon étoitplongé dans un profond sommeil ; ils mi-rent le feu à son palais ; & ce prince, tropdigne de ce fort déplorable, fut enseveli;sous les ruines, vers Pan 114 de l’ere chré-tienne. ( M^ de Sacy. )

FROTTEMENT, f. m. (Mech.) c’estla résistance qu’apporte au mouvement dedeux corps l’un fur l’autre , l’inégalité deleurs surfaces.

II n’est aucun corps qui, Jorfqu’il glistè:fur un autre, n’éprouve une pareille résis-tance , parce qu’il n’en est aucun dont lasurface ne soit inégale. II est aisé de s’enconvaincre, en examinant au microscopeceux même que nous regardons commeles mieux polis; on y apperçoit bientôtbien des petites éminences & cavités quiavoient échappé à la vue simple.

Lors donc que l’on applique l’une contrel’autre deux surfaces de cette Pâture , les-petites éminences de l une doivent néces-sairement entrer dans les petites cavités del’autre; Lt pour en mouvoir une, il fautdégager ces éminences des cavités dans les-quelles elles sont enfoncées : pour cet effetil est nécessaire, oude les briser, ou de lesplier comme des ressorts ; on si leur ex-trême dureté empêche l’un & Pautre de ceseffets, il faut un peu soulever le corps en-tier. Toutes ces choses exigent une cer-taine force, & il en doit résulter un obsta-cle au mouvement : c’est ce que l’on nommefrottement,