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réfléchi. Les opérations en petit donnentdes phénomènes qu’on n’a point dans lestravaux en grand. II est vrai que souventon ne fait pas attention à la différenceessentielle qu’il y a entre une fusion faitedans les vaisseaux fermés, & celle où lemétal a le contact immédiat des charbonsqui leur fourniííènt la matière corporelledu feu. Mais il n’en est pas moins positifque la différence infinie qui fe trouve en-tre les produits de deux opérations, Tuneen petit & l’autre en grand , dans les vais-seaux fermés , résulte de la réciprocité ,de la mesure du tems, de la fluidité dubain , de la grandeur du vaisseau , & dela masse du corps qui y est contenu.
II est encore évident, par ce que nousavons dit, que la fusion veut être faitedans les vaisseaux fermés, quand on lui sou-met les métaux imparfaits & les demi-métaux. Sans cette précaution , le mou-vement qui leur est imprimé, leur enlevetout au moins le principe du feu. Voye\Calcination. C’est ce mouvement quiconstitue la fluidité, & c’est ici que l’artl’emporte fur la nature. Ce n’estpas qu’ellen’ait bien la puislànce de produire une fu-sion ou quelque chose d’approchant, &même une réduction , c’est-à-dire, d’unirle principe matériel du feu à la terre, quiconstitue un métal avec lui : c’est une véritéque personne, je crois, ne révoquera endoute ; mais d’imprimer à une grandemastè métallique le mouvement le plusrapide, & dans un très-petit espace detems , c’est ce qu’elle n’a jamais fait ; fanscompter que l’art fait austi combiner lamatière du feu dans moins de tems encore.V. Réduction & Principe.
Nous avons dit à Y article Flux , quece mouvement étoit excité par les parti-cules ignées qui pénétroient la masse ducorps qu’elles embrafoient & fondoient ;mais Stahl dit précisément tout le con-traire. Après avoir accordé que, quoiqu’onne pût pas donner des phénomènes dutonnerre une explication qui satisfît àtout , il n’en étoit pas moins vrai qu’ilsétoient l’effet d’un mouvement dont onn’a point coutume de constater la véritépar ses propres réflexions , bien loin d’enpénétrer la nature, & dans lequel on ne
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favoit point assez démêler ce qui étoit enquelque façon à la portée de Pentendementhumain , il continue ainfi : unde tantomagis commendari meretur , penfitatioatque contemplatio , quid motus , motusinquam quatenus talis , & pojjit Ùfoleat,non folum in diverfas , certas atque spé-ciales mate rias, quam etiam vel quaslibet ,fi in illas impellatur.
Cujus rei duo ante oculos habemusexempla , veluti quotidiana , ignitionem ,imo colligationem lapidum , vitrorurn ,metallorum , quibus particulas igneascorporales irrepere , & in illis aclum igni-tionis perpetrare , vulgus interpretatur :cum nihilfit , nifii motus nudus illis ma-ter iis per minima ineuffus. J d quod vela notiffimis illis allegatis exemplis elucet,quomodo solo citatijfimo motu , metallatalia graviter incalefcant , imo incandef-cant, & ligna tornabili motu in flammamconcitentur , &c. Secundum efl, &c. Ex-perim. §„ 189. « II s’enfuit qu’on nefauroittrop recommander à ceux qui étudient lanature , de réfléchir profondément fur lemouvement , afin de savoir ce que cemême mouvement , considéré comme tel,peut produire, & produit en effet, sur lesdifférentes efpeces de substances en géné-ral , & fur chacune de celles en particu-lier auxquelles il est appliqué.
Nous en citerons deux exemples quinous font très-familiers. Le premier estYignition & la fusion des pierres, des ver-res & des métaux. On pense communé-ment que ce senties molécules ignées qui,s’insinuant corporellement à travers lesparties de ces fortes de corps , produisentce phénomène ; mais il est aisé de voirqu’il ne vient que d’un mouvement pure-ment & simplement imprimé à leurs pluspetites molécules. Ce qu’on avance estprouvé par les expériences connues quenous avons citées, où l’on voir qu’unmouvement rapide suffit pour échauffer& rougir les métaux dont il y est question ,& embraser le bois fur le tour, &c. Lesecond, &c. »
Voilà qui est clairement énoncé. Cen’est plus le feu élémentaire (nous n’en-tendons , par cette distinction , que le feuqui ffest point combiné aux corps) jouant