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qui fait mention que ce prélat étoit con-ditor regalium privilegiorum , & gtrulusannuli regalis , quo eadem fignabanturprivilégia. '
Surius en la vie de S. Ouen, qui futgrand référendaire de Dagobert premier,& ensuite de Clovis II son fils, dit qu’ilgardoit le fcel ou anneau du roi pour scel-ler toutes les lettres & édits qu’il rédi-geoit par écrit : ad obfignanda fcripta veledicla regia quœ ab ipso conscribebantur,JigilLum vel annulum régis cuftodiebat.Aimoin, liv. IV, ch. 41 , & le moineSigebert en fa chronique de l’année 637,font aussi mention que S. Ouen avoit lagarde de l’anneau ou fcel royal, dont ilscelloit toutes les lettres du roi qui dé-voient être publiques.
On lit en la vie de S. Bonis évêque deClermont en Auvergne, qu’étant aimétrês-particuliérement de Sigebert III roid’Austrasie, il fut pourvu de l’office deréférendaire, en recevant de la main duroi son anneau, annulo ex manu régisaccepto.
Du tems de Clotaire III, la même fonc-tion étoit remplie par un nommé Robert:quidam illujlris Robertus nomine , gene-ro/a ex jlirpe proditus , gerulus fuerat an-•nulli regii Clotarii ; c’est ainsi que s’ex-plique Aigrard qui a écrit la vie de sainteArigradefme fa fille.
II paroît par ces différens exemples,que tous ceux qui rempliíïòient la fonc-tion de référendaire fous la premiere racede nos rois, étoient tous en même temschargés du fcel ou anneau royal.
II en fut de même fous la seconde race,des chanceliers qui succédèrent aux grands-référendaires ; quoiqu’on n’ait point trou-vé qu’aucun d’eux prît le titre de garde dufcel royal, il elì néanmoins certain qu il sétoient tous chargés de ce fcel.
Sous la troisième race de nos rois, lagarde des sceaux du roi a aussi le pluslouvent été jointe à l’office de chancelier,tellement que la promotion de plusieurschanceliers des premiers siécles de cetterace, n’efi désignée qu’en disant qu’onleur remit le sceau ou les sceaux, quoi-qu’ils fussent tout à la fois chanceliers &■ gardes des sceaux .
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On voit aussi dans les historiens de cetems , qu’en parlant de plusieurs chance-liers qui fe démirent volontairement deleurs fonctions, soit à.cause de leur grandâge ou indisposition , ou qui furent desti-tués pour quelque disgrâce, il est dit sim-plement qu’ils remirent les sceaux ; ce quidans cette occasion ne signifie pas sim-plement qu’ils quittoient la fonction degarde des sceaux , mais qu’ils fe démet-toient totalement de Poffice de chancelier,que l’on dési^noit par la garde du sceau ycomme en etant la principale fonction.Aussi voit-on que les successeurs de ceuxqui avoient ainsi remis les sceaux, pre-noient le titre de chanceliers, même duvivant de leur prédécesseur ; comme leremarque M. Ribier, conseiller d’état,dans un mémoire qui est inféré dans Joli,des off. tome I, aux additions.
On ne parlera donc ici ni de ceux aux*quels on donna les sceaux avec l’office dechancelier , ni de ceux qui les quittèrenten cestànt totalement d’être chanceliers ;mais feulement de ceux qui fans être pour-vus de l’office de chancelier, ont tenu lessceaux, soit avec le titre de garde dessceaux, ou ancre titre équipollent.
Depuis la troisième race , il y a eu plusde quarante gardes des sceaux ; les unspendant que l’office de chancelier étoitvacant, les autres dans le tems mêmeque cet office étoit rempli, lorsque nosrojs ont jugé à propos, pour des raisonsparticulières, de séparer la garde de leursceau de la fonction de chancelier ; oncomprend dans cette seconde classe plu-sieurs chanceliers qui ont tenu les sceauxséparément, avant de parvenir à la dignitéde chancelier.
On fera aussi mention des vice-chan-celiers, attendu qu’ils ont fait la fonctionde gardes des sceaux.
Les rois de la premiere & de la se-conde race n’avoient qu’un íeul sceau ouanneau, dont le chancelier ou le garde dufcel royal étoit dépositaire. Pour le con-server avec plus de foin, & afin que per-sonne ne pût s’en servir furtivement, ille portoit toujours pendu à son cou : cetusage avoit passé de France en Angleterre.En effet,Roger, vice-chancelier de Ri-Iiiii ij