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là charge de chancelier ; & le châhcelìerde Bellievre étant mort en 1 6bj , sa placefut donnée au garde des sceaux.
Pendant que la cour etoit à Blois aumois de mai 1616, le chancelier de Silleryayant pressenti que le sieur du Vair avoirété mandé pour le hue garde des sceaux,il remit les sceaux au roi en présence dela reine sa mere, se contentant de sup-plier S. M. de lui laisser seulement ceuxde Navarre ; ce qui lui fut accordé. OnVoit par-là que l’on usoit encore alors desceaux particuliers pour le royaume deNavarre ; ce qui ne se pratique plus. Lessceaux de France furent donnés à Guil-laume du Vair, évêque de Lizieux, quiavoir été premier président au parlementde Provence. Il avoir reçu divers com-mandemens du roi pour venir recevoir lessceaux , & s’en étoit long - tems excusé.Enfin, étant venu , le roi lui en fit expé-dier des lettres en forme d’édit, signées& visées de la propre main de S. M. &scellées en fa présence, données à Parisau mois de mai 1616, portant réserve auchancelier de Sillery, sa vie durant, deses, droits , gages , états , pensions , aveccréation & don audit sieur du Vair, d'unétat d e garde des sceaux de France , pourle tenir & exercer, aux honneurs, pou-voirs , prééminences, gages , pensions,droits, dont \qs gardes des sceaux avoientjoui, & qui lui seroient ordonnés & attri-bués T & de faire toutes fonctions avec pa-reille autorité que les chanceliers, mêmede présider en toutes cours de parlemens& autres compagnies souveraines, & furicelles & fur toutes autres justices avoir Fceil& sur-intendance, comme un chancelier ;â condition que vacation advenant de l’of-fice de chancelier , il demeureroit uni àcelui de garde des sceaux , sans aucuneslettres de confirmation ni de provisions.II en fit le serment entre les mains du roile 16 du ....
Du Vair ayant fait présenter seS let-tres au parlement de Paris, elles y furentvérifiées & registrées le 17 juin 1616,sans approbation de la clause d’y prési-der , quoique pareille clause y eût étépassée autrefois fans difficulté aux officesdes gardes des sceaux Bertrand & de Bi-
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ragues. ïl ne laissa pourtant pas, nonobs-tant cette modification, d’y prendre laplace des chanceliers aux pieds du roi,au lit de justice tenu le 7 septembre sui-vant , lors de l’arrêt de M. le Prince ; d’yrecueillir les voix & opinions, & d’y pro-noncer comme président : mais en entrantdans la grand’-chambre avant le roi, il nese plaça point dans le banc des présidons;il alla tout droit s’asseoir dans la chairedes chanceliers.
Le 25 novembre suivant, il remit lessceaux au roi ; il ne laistà pas de faireprésenter ses lettres de provisions à lachambre des comptes de Paris, pour va-lider les paiemens qu’il avoir reçus de sesgages. Elles y furent registrées fans ap-probation de la clause de présider en tou-tes cours. Les sceaux lui furent rendusle 2Ç avril 1617; il les garda jusqu’aujour de son décès, arrivé le 3 août 1621.
Le même jour qu’il remit les sceaux,c’est - à - dire, le 25 novembre 1616,Claude Mangot, conseiller & secretaired’état, sut pourvu de l’office dc gardedes sceaux de France , comme vacantpar la démission volontaire du sieur duVair, pour le tenir & exercer aux mê-mes honneurs , autorités & droits, dontlui & les autres gardes des sceaux deFrance avoient joui. Ses provisions con-tenoient les mêmes clauses que celles deson prédécesseur, à l’exception toutefoisdu droit de présider au parlement ; & ilfut dit que c’étoit fans diminution desdroits, gages , états & pensions, tant dugarde des sceaux du Vair, que du chan-celier de Sillery, que S. M. vouloit leurêtre continués leur vie durant. 11 prêtaserment le 26 novembre, & quelque temsaprès fit présenter ses lettres au parle-ment , où elles furent vérifiées le 17 dé-cembre de la même année » après néan-moins qu’on eut député le doyen du par-lement , rapporteur de ces lettres, &quelques autres conseillers, vers le sieurdu Vair, pour apprendre ce fa bouchela vérité de fa démission.
Le sieur Mangot garda les sceaux jus-qu’au 24 avril 1617; le maréchal d’Ancreayant été tué ce jour-là,le sieur Mangotqui tenoit les sceaux chez lui, sut mandéKkkkk ij