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Tome XV.
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arts Ù métiers, in- 4 0 , tom. III, pag. $<58..

Garniture ou Fourniture,( Cuisine.) mot dont on se sert commu-nément pour exprimer les aíTortimensnécessaires à plusieurs choses pour s’enservir, ou pour les orner. V. Appareil.

La garniture d’un service de viande oude mets consiste en un certain nombre dechoses qui raccompagnent , ou commeparties , ou comme ingrédiens ; en ce sensles marinades, les mousserons, les huîtres,font d os garnitures. Quelquefois la garni-ture est un ornement ou un accompagne-ment , comme quand on met autour d’unservice , des feuilles , des fleurs , des raci-nes , pour récréer ou pour amuser les yeux.

On se sert aussi du mot fourniture poursignifier les fines herbes, les fruits, <S’c.que l'on met autour d’une salade, commecitron , pistaches, grenades , jaunes d’œufsdurs, culs d’artichaux , câpres, truffes, risde veaux, &c.

Garniture d’épée , ( Fourbifseur. )c’est la garde , le pommeau , la branche& la poignée. Voye\ Epée.

Garniture de diamans , de ru-bis, d’ÉMERAUDES, &c. ( Lapidaire.)c’est chez les jouailliers certains aslorti-mens de quelques-unes de ces pierreriesen particulier, ou de toutes ensemble,dont les hommes garnisient leurs jus-taucorps, & les femmes leurs robes &leurs têtes. Les garnitures de pierreriespotir les habits des hommes ne consistentordinairement qu’en boutons de justau-corps, en boucles de chapeaux, de man-chons & de souliers, & en poignées decannes & d’épées ; celles des habits desfemmes dépendent de la mode & du goûtqui régné.

Garniture de robe. ( Marchandde modes. ) L’on a commencé à garnirles robes il y a environ quatorze ou quinzeans , avec de la même étoffe qui étoitcoupée & taillée par bandes plus étroitespar en-haut que par en-bas: cette gar-niture étoit posée & cousue sur le collet,& descendoit sur le parement de la robejusqu’à la ceinture : pour la poser, on la.fronce par le milieu en la plissant avecdu fil ; cette façon de garnir les robes js’appelle bavaroise, I

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Depuis l’on a garni les robes en plein ,c’est - à - dire, tout du long & destusles bottes ; ensuite on a ajouté plusieursnœuds de rubans qui se pofçnt sur lesbottes, dans les festons de la garniture ,&c. On a encore découpé tout autourcette garniture , & l’on en a posé surtoutes les coutures des côtés de la robe.

On garnit austi les jupons d’un grandmorceau de même étoffe découpé & poséen feston tout autour & au bas du jupon :on y a ajouté ensuite plusieurs falbalasqui se posent par rangs & au-destùs ltsuns des autres; mais ils ne garnistènt quele devant : entre ces falbalas, l’on y posedes nœuds de même étoffe & de ru-bans , des pompons, des franges, des clin-quans, &c.

Autrefois , au lieu de ces fabalas, l’onmettoit au bas des jupons de longues fran-ges de foie de la même couleur ; ensuiteon en a mis par rangs, comme les íal-[ balas d’aujourd’hui.

On garnit les robes avec des blondes,des réseaux d’or, d’argent, des gazes, dessourcils d’hanneton, des rubans, des pom-pons , des dentelles de la même étoffe dé-coupée , & quelquefois de la mousseline.

II y a environ trente-cinq ou quaranteans que l'on garnifloit les robes avec desgances & des boutons, des guipures, &c.

GARNITURES. ( Serrurerie .) On com-prend fous ce mot les rouet, rateau, per-mis , planches, bouterolles , & en un mottoutes les pieces qui dans une serrure em-pêchent les différentes clefs de pouvoirl’ouvrir, & la rendent propre à la feuleclef qu’on lui a faite. Voye\ les Descrip-tions des arts & métiers , par M. Ber-trand , tome VI, pag. 14 Z, aco.

Garniture de chambre. ( Ta-pissier. ) Les maîtres tapissiers &«les frip-piers appellent ainsi ce qui meuble unechambre ordinaire , comme la tapisserie,le lit, les chaises & !a table. Garniture sedit austi parmi eux de ce qui compose unlit, comme le matelas, le lit de plume ,le traversin , la couverture, la paillasse &les rideaux. Quelquefois encore par le motde garniture de lit , on n’entend que lesrideaux , pentes, soubastèmens , bonnesgrâces 6c courtes-pointes, aussi bien que