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les doublures de toutes ces pieces.
GAROCHOIR ou CORDE DEMAIN TORSE. ( Corderie. ) Ce cordagedifféré des autres, en ce qu’on en tordles torons dans le méme sens que les 61 s.
GARONNE ( LA ), Garumna , Va-rumna { Geog. ) grande riviere qui prendta source aux Pyrénées dans le Consérans,près de la Catalogne ; elle baigne une par-tie de la Gascogne , du haut Languedoc ,& toute la Guienne ; elle se jette enffn dansla mer au - dessous de Bordeaux , aprèss’être jointe à la Dordogne. Depuis le vil-lage de Gironde elle porte le nom de Gi-ronde. C’est fur cette riviere que de temsà autre il y remonte une espece de refluxd’eau, qu’on nomme dans le pays le mas-caret. Voyez Mascaret.
La Garonne , selon l’ancienne géogra-phie , séparoit le pays des Celtes de celuides Aquitains , & avoit son cours dansle pays des Bituriges , dont les Aquitainsfaisoient partie. Voye^ là-dessus M. deValois, Notit. Gall. p. 2.2.1 , Lee. {D. J.)
GAROU, f. m. thymelœa , {Mifi.nat. bot. ) genre de plante à fleur mo-nopétale, en quelque façon infundibuli-forme, & divisée en quatre parties : lepistil sort du fond de la fleur, & devientun fruit qui a la figure d’un œuf, quiest succulent dans quelques especes & secdans d’autres, & qui renferme une se-mence oblongue. Tournefort, Inflit. reiherb. Voyez Plante. (/)
Garou, Thymélée de Mont-pellier , Trentanel. {Mat. me’dic.)Les anciens médecins fe fervoient, pourpurger les sérosités, des feuilles de cetteplante & de ses fruits, qui étoient con-nus fous le nom de granum chidium ,selon plusieurs auteurs; car d’autres pen-sent que ces grains étoient des baies deIauréole. Fqyc;[ Lauréole.
Ce purgatif est si violent, qu’on a faitsagement de le bannir de l’usage de lamédecine , du moins pour I’intérieur. Ceseroit un fort mauvais raisonnement, &dont on se trouveroit très-mal, de serassurer contre le danger que nous annon-çons ici, parce qu’on sauroit que les per-drix & quantité d’autres oiseaux sont très-friands de ce fruit, & qu’ils n’en font
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point incommodés : l’analogie des ani-maux ne prouve rien fur le fait des poi-sons. Voye\ Poison.
La racine de cette plante prise intérieu-rement , est un poison mortel, selon Ca-mérarius ; on s’en sert quelquefois exté-rieurement , lorsqu’elle est seche, pourfaire couler les sérosités dans les migrai-nes & dans les fluxions fur les yeux.Dans ces cas, on perce Poreille, & ony pastè un petit morceau de cette racine;mais l’emplâtre épipastique ordinaire , pré-parée avec les cantharides, appliquée der-rière Poreille ou à la nuque du cou, four-nit un secours de la méme classe, plusefficace & moins dangereux. Voye\\ T É-SICATOIRE. {b)
G ARROT f. m. clangula , Gefríl{ Hifl. nat. ) oiseau de mer du genre d'escanards; il est plus petit que le canardordinaire ; il a le corps plus épais & pluscourt ; la tête est grosso & d’un verd obs-cur , ou d’un verd noirâtre mêlé de pour-pre. 11 y a de chaque côté de la tête prèsdes coins de la bouche, une marque blan-che assez grande & arrondie ; c’est pour-quoi les Italiens ont appelle cet oiseauquatre-yeux, quattro-occhi. L’iris est decouleur d’or ; le cou, les épaules, lapoitrine & le ventre sont blancs ; l’en-tre-deux des épaules & le bas du dos ontune couleur noire; les ailes sont mêléesde noir & de blanc. La membrane despieds est brune ou noirâtre, & les jam-bes font courtes & jaunes. Raii, Sinop.avium , p. 142. Voye\ OlSEAU. (/)
Garrot , ( Manege. Marech. ) par-ti e du corps du cheval ; elle est supé-rieure aux épaules, postérieure à l’enco-lure , & formée principalement par lesapopbises épineuses des huit premieresvertèbres dorsales.
Le garrot est parfaitement conforméIorsqu’il est haut & tranchant.
Dans le premier cas , l’encolure estbeaucoup plus relevée, & la selle a moinsde facilité de couler en-avant, & d’incom-moder les épaules.
Dans le second, il n’est point aufli su-jet auxaccidensdontil est menacé, quandil est trop garni de chair ; car cette par-tie est dès-lors sort aisément foulée, meut-