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Tome XV.
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piece entiers de ruban en moins de temsque les autres ouvriers n’en gaufFroientune aune. Chandelier fit une fortune con-sidérable par le grand débit de ses rubansgauffrés.

Pour gauffrer le carton, & en mémetems le. dorer ou argenter, on se sert demoules de bois ou de corne, fur lesquelson fait graver en creux les figures dont onveut les orner ; on couche ensuite sur lecarton, dont on a humecté le derrière avecune éponge, un mordant fait avec quel-que gomme claire, sur lequel on applique,quand il est sec, de l’or ou de l’argent enfeuille ; après quoi on met le carton furla planche qu’on passe fous la presse, &d’où on l’óte promptement, de peur quel’or ne s’attache au creux de la planche.

Lorfqu’on veut gauffrer des écrans, despapiers d’éventails, ou autre chose, enfleurs d’or fur un fond de couleur, on fesert de planches de cuivre jaune , épais-ses d’un demi-pouce au moins, &- évi-dées dans les champs ou espaces qui res-tent entre les dessins, soit en y laislàntmordre l’eau-forte , soit en échopant , oules évidant avec de forts &. larges bu-rins. Quand les planches font prêtes , oncommence par dorer à l’eau froide le pa-pier qu’on veut gauffrer, en appliquant lesfeuilles en plein fur la couleur du papier :quand l’un & l'autre font secs , on met lepapier du côté de la dorure fur la planchede cuivre un peu chaude, qu’on tait pas-ser sous la presse pour faire l'imprestion:par ce moyen l’or ou l’argent.fe trouventfortement attachés fur tous les endroitsdu papier où le cuivre a appuyé & mar-qué. On époussete ensuite avec une pattede lievre, ou avec du coton, de façonqu’il n’y reste que les fleurs & les figures.

A Paris, les gauffreurs font aussi ap-pelles par leurs lettres de maîtrise -, maî-tres découpeurs - êgratigneurs ,. parcequ’outre la gaustrure ils ont le droit dedécouper, piquer & moucheter les taffe-tas , les satins & autres étoffes, avec desfers ou instrumens destinés à cet usage.Voye ^[ Découper. Ce sont aussi euxqui font les mouches dont fe servent lesfemmes.

GAVITEAU,s.m. (Mar.) motdont

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on fe sert fur les côtes de Provence pourdire une bouée ; c’est un morceau de bois.qu’on attache à l’orin.de l’ancre, & qu’onlaisse flotter pour faire connaître l’en-droit où elle est mouillée. ísi Bouée.

GAULAN. ( Géog. sacrée. ) Gaulars,ou Gaulon , étoit une ville de Judée ,capitale de la Gaulonitide , petit payssitué vers les montagnes de Galaad, le,long du Jourdain , à environ iÇ lieues dela mer de Galilée. Vòye \Reland , de Pa-lœft. tom. I, lib. I, cap. 23. (D. J.)

‘GAULÉ ou LES GAULES. ( Géog.JL’ancienne Gaule a été une. des plus cé-lébrés régions de l’Europe ; elle avoir aulevant la Germanie & l’Italie, les Alpesla séparant de celle-ci, & le Rhin decelle-là. La mer d’Allemagne & celle de.Bretagne la baignoient au nord, l’OcéanAquitanique ou occidental au couchant,& la mer Méditerranée au midi ; les mon-tagnes des Pyrénées la séparoient del’Esipagne entre le midi & le couchant.

Cette région n’étoit pas une monar-chie particulière ; elle étoit possédée parun grand nombre de peuples indépen-dans les uns des autres : ses plus consi-dérables montagnes étoient les Alpes,,les Pyrénées, le Mont-Jura & les Ceven-nes ; ses principales rivières, le Rhin, laMeuse , la Seine, la Loire, la Garonne,le Rhône &c la Saône. Elle renfermoit leroyaume de France., tel qu’il est aujour-d’hui, la Savoie, la Suisse, le Piémont,,une partie du pays des Grisons, & toute la :partie de l’Allemagne & des Pays-Bas quiest au couchant du Rhin.

C’étoit là la vraie Gaule ; mais les.Gaulois ayant passé les Alpes & conquisune partie de l’Italie, ils donnerent lenom- de Gaule à leurs conquêtes : ce quifit naître la division de la Gaule en Gaulecisalpine ou citérieure, & en transalpineou ultérieure, dont la premiere fut en-core subdivisée, en cispadane & en transipadane : la transalpine le fut aussi enGaule chevelue ou comata , & en Gaule,bracate ; & après qu’elle eut été conquise,par les Romains , en Gaule narbonnoise,aquitanique., lyonnoife & belgique. Cefut à cause de ces différentes parties qu’onfit de la Gaule , qu’elle reçut fort sou-