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Tome XV.
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'vent le nom de Gaules au pluriel.

Tous ces différens noms viennent desdivisions qui s’en firent fous les empe-reurs romains ; divisions qui changèrentplusieurs fois, comme changent aujour-d’hui nos gouvernemens & nos généra-lités.

A la mort de César, toute la Gauleétoit romaine, & consistoit en quatreparties principales au nord des Alpes ; cesquatre parties étoient la Gaule narbon-noise , la Gaule aquitanique, la Gauleceltique, & la Gaule belgique. Augustedevenu arbitre souverain de Rome & deTout l’empire, continua de partager la•Gaule en quatre grandes régions, aux-quelles il conserva leurs anciens noms,hormis celui de celtique , qui paroistàntappartenir à la Gaule entiere, fut abro-gé , & cette partie fut nommée la lyon-noife & parce que ces parties étoienttrop inégales , il ôta à quelques-unes pourdonner à d’autres. On peut consulter latable que le P. Briet a dressée des peu-ples distribués dans ces quatre grandesprovinces.

La division de la Gaule en quatre pro-vinces par Auguste, est attestée par tantd’auteurs qu’il n’eít pas possible d’en dou-ter. Dion - Castìus , Ammien-Marcellin ,& quantité d’autres anciens, en ont parlé ;de plus elle est décrite par Strabon, Mêla,Pline & Ptolomée. II paroi t cependantpar des monumens incontestables , quedans la Gaule même on persista â necompter que les trois provinces de Jules-César.

II se fit un nouveau partage des Gaulesvers le tems de Constantin, suivant To-pinion générale ; toujours est-il fur quenous en avons une ancienne notice pu-bliée par le P. Sirmond dans les Con-ciles de Ceglife gallicane ; pat Duches-ne, dans ses Écrivains de l’histoire deFrance ; & par Hadrien de Valois, dansla préface de fa Notice des Gaules. Oncroit qu’elle a été d restée vers le temsd’Honorius, lorsque c’étoit Tissage de dis-tinguer les Gaules des sept provinces.

Selon cette notice dont on peut tirerde grands avantages pour la connoissance•de Thistoire ecclésiastique & politique, il

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avoit dix-sept provinces dans la distri-ution de la Gaule , dt cent quinze ci-tés , dont seize jouistòíent du rang de mé-tropole ; au lieu qu’avant Constantin onne connoistòit que quatorze provinces Scquatre métropoles.

Dans la fuite des tems, les papes &les rois ont fait tant de changemens àcette distribution de provinces par l’érec-tion de nouveaux évêchés & archevê-chés , outre le changement du gouver-nement civil des provinces qui ont étéunies ou démembrées en introduisant denouveaux noms, que la géographie deí’ancienne Gaule , pour ne parler ici quede la Gaule françoise, est actuellementun chaos indéchiffrable ; c’est peine per-due de chercher à le débrouiller. (D. J.)

Observations fur les mines anciennesde la Gaule , par M. l’abbé du Guade Malves.

II y avoit beaucoup d’or dans les Gau-les ; puisque Plutarque rapporte qu’on di-soit à Rome de Jules-César, qu’il avoitconquis les Gaules avec le fer des Ro-mains , & asservi la république romaineavec For des Gaulois. L'empereur Claude,dans un discours que Tacite lui fait tenirau sénat, se détermine à accorder auxha-bitans de la Gaule chevelue ( laquelle pa=roît être la même que la lyonnoise) ledroit d’entrer dans les charges de Rome,principalement parce qu’ils apportoientleur or & leurs richesses en cette capitale.Aurum & opes suas inférant. Tac. An,l. n.

Pline parle de la grande finesse de Porqu’il appelle albricatense ( de Riez). IIdonne T éloge aux Auvergnats d’avoir étéles plus habiles fondeurs du monde ; Scajoute que Texpérience des Gaulois, enfait de mines, leur fàcilitoit beaucoupdans les sieges les moyens de former desconduits fouterreins. Voici les lieux deFrance , où les auteurs modernes, selonles traditions anciennes , nous indiquentdes mines d’or ou divers métaux tenantde Por : les Pyrénées, où Tincendie deces montagnes , selon Strabon , fit couleren fusion des masses d’or, a’où ces mon-»tagnes prirent leur nom.

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