Band 
Tome XV.
Seite
860
JPEG-Download
 

K6a > G A U

On sait que Ser. Cepion, consul ro-main , qui mourut 478 avant J. C. tirapour 15000 talens (6 5 millions) d 5 or &d’argent du temple & du lac desTectosa-ges , dans le territoire de Toulouse.

On trouve des vestiges de mines au comtéde Foix dans le pays de Sault, aux montsSaint-Julien & du Postes, auPech deGouars, à Beda près Bagneres ,où le mi-nerai tient argent, cuivre & fer ; à Cour-ve, au Pérou ( Chalicales ) qui offre desvestiges d’un des plus grands travaux desRomains ; à Rivieri près FAriege, à Dax,à Cousiòn, à Mezin près Condom, à Do-nezan près d’Alet, où l’on voit que les an-ciens ont beaucoup travaillé ; ainsi qu’auxterritoires de Thoiras, de Mirou , d’An-druse, au mont Carquai-René près de Tou-lon , à Verdacheprès de Digne : en Dau-phine , à Tein, à Auriau , à Alvar prèsdes mines de fer , à l’Hermitage, à IaGar-dette : dans le Lyonnois, au village deSaint-Martin de la Plaine : en Limousin ,aux paroisses de l’Esclufe & d’Ambouil-leras : en Nivernoís, à Clameci : en Nor-mandie , à Traci â quatre lieues de Caen,& à Bonneval près de Lizieux.

Au village d’Etriés en Picardie, à troislieues de Compiegne : en Hainaut, dans leChimay, sur-toutdans les devenues, auxenvirons de Cezé, du Gardon, de Leraut.Le Bigorre est le pays le plus abondant enmines. Martin Ruzé, mort en 1613 , étantsurintendant des mines & minières deFrance , trouva le moyen de s’approprierbeaucoup d’or d’une mine qu’on décou-vrit en 1602 dans le Lyonnois, au vil-lage de Saint-Martin-la-Plaine. Cayetparle de cette mine avec emphase, tom. II,1 . V, page 207 de son ílifl. sept. Hifl.de Vordre du Saint-Esprit , tome III,

page 18. (C)

Gaule , si f. ( Manege. ) On appelleainsi dans í’école la branche de bouleaumince, légere & effeuillée, dont la maindroite de chaque cavalier est armée ; delà la dénomination particulière de mainde la gaule pour désigner cette mememain.

La gaule doit avoir quatre pieds ouenviron de longueur ; lorsqu elle en a da-vantage, on s’en sert moins commodé-

G A U

? ment & avec moins de grâce.

Les commençans font assujettis à íatenir la pointe en I’air à la hauteur deleurs yeux, & au-dessus de l’oreille gau-che du cheval ; les éleves avancés la tien-nent de méme, ou la pointe en-bas &le long de l’épaule de l’animal, ou lapointe en arriéré au-dessus de fa croupe,ou différemment, selon leur volonté , l’u-sage qu’ils se proposent d’en faire, & laplus grande facilité de leur action , rela-tivement aux effets qu’elle peut produire.L’habitude de la porter de la main droitedispose d’ailleurs le cavalier à se servirensuite de son épée avec liberté, & à ma-nier , quoique cette main en soit saisie,toujours son cheval avec aisance.

Par le moyen de la gaule, tantôtnous prévenons les fautes, & tantôt nousles corrigeons ; nous l’employons donc oucomme, aide ou comme châtiment. Si onen frappe vigoureusement le cheval, onle punit par l’impreffion douloureuse quien résulte, tandis que des coups légersne font que des moyens de l’inviter avecdouceur & fans Bétonner, à des mouve-mens que l’on désiré de lui ; c’est dansce dernier sens que la gaule est vérita-blement une aide.

Nous touchons de 1 g gaule, fur l’é-paule d’un cheval que nous voulons leverà courbettes , dont nous souhaitons tirerdes pelades, qui dans les sauts se montretrop léger du derriere. Nous aidons lesauteur qui s’accroupit, qui ballotte, quin’épare point, en adressant nos coups furla place du trousse-queue ; nous sollici-tons des croupades en les dirigeant au~destùs des jarrets, &c.

Le sens du toucher n’est pas le seul quela gaule affecte , ses aides s’imprimentencore fur ceux de l’ouie & de la vue :faction de la faire siffler en avant & enarriéré, ou d’en frapper les murs , chastele cheval en avant, & l’effraye mémequelquefois trop, puisqu’elle le détermineà fuir , íur-tout quand il n’est pas accou-tumé à ce bruit ; celle de la porter tan-tôt d’un côté tantôt d’un autre, lui in-dique celui fur lequel il doit se mouvoir ,soit dans les changemens, soit dans lescontre - changemens de main de deux