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Tome XV.
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pistes, & dans lesquels les hanches font ob-servées : mais on doit bannir des manegesbien réglés cette aide prétendue qui con-firme les chevaux dans une mauvaise rou-tine, & qui est fort éloignée des prin-cipes que les éleves doivent recevoir. Dureste, rien n'est plus pitoyable que de voirdes maîtres harceler eux mêmes fans cesseles chevaux avec la gaule , & abuser mi-sérablement d’un moyen utile dans decertains cas, mais qui dans d’autres est !aussi désagréable aux spectateurs que fati-gant pour l’animal.

Gaule d'écuyer, est une gaule sem-blable à celle des éleves, à l’exceptionqu’elle est un peu plus forte, & beaucoupplus longue ; le maître en fait usage surles chevaux des piliers.

GAULIS , f. m. (Jardin.) veut direbois marmentaux ou de touche , que l’onpratique dans les beaux jardins, lesquelsforment de la moyenne futaie. ( K )

GAULOIS, f. m. ( Hifl . anc. ) habi-tans de Pancieune Gaule. Ceux qui entcherché curieusement l’étymologie dumot, ont commencé par perdre leur tems& leurs peines. L’un rire cette étymo-logie du grec, l’autre du cimbrique, &un troisième la trouve dans l’ancien bre-ton. Cluvier est venu jusqu’à se persua-der que Gallus dérive du celtique Gal-len , qu’on dit encore en allemand, &qu’on écrit waLlen, qui signifie voya-ger ; & là-dessus il suppose qu’on donnace nom aux Gaulois lorsqu’ils sortirentde leur pays, &qu’ils s’emparerent d’unepartie de la Germanie, de Pltalie & dela Grece. César moins savant que Clu-vier , dit simplement, qui ipforum lin-gua Ceîtx, noflra Galli appellantur.

Mais ce n’est pas à l’étymologie dumot que se borne ici notre ignorance,c’est à tout ce qui concerne les Gaulois ;nous ne savons rien par nous-mêmes del’état de l’ancienne Gaule, de l’origine deses peuples, de leur religion, de leursmœurs & de leur gouvernement : le peuqu’on en connoît se recueille de quelquespassages échappés, comme par hasard , àdes historiens de la Grece & de Rome.Si nous assurons qu’il y a eu des Gauloisvoisins des Alpes, qui joints aux habitans

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de ces montagnes, se sont une fois éta-blis fur les bords du festin & de l’Eridan ;si nous savons que d’autres Gaulois vin-rent jusqu’à Rome l’année 363 de sa fon-dation , & qu’ils assiégèrent le Capitule ,ce font les historiens romains qui nousPont appris. Si nous savons encore quede nouveaux Gaulois , environ cent ansaprès, entrerent dans la Theííàlie, dansla Macédoine, & passerent fur le rivage! du Pont-Euxin, ce font les historiens grecsqui le racontent, fans nous dire même quelsétoient ces Gaulois , & quelle route ilsprirent : en un mot il ne reste dans notrepays aucun vestige de ces émigrations quiressemblent si fort à celles des Tartares;elles prouvent feulement que la nationceltique étoit très-nombreuse, qu’ellequitta par fa multitude un pays qui nepouvoit pas la nourrir , & chercha poursubsister des terres plus fertiles , suivantla remarque de Plutarque. Je ne le cite ,guere que sur ce point ; car ce qu’il nousdébite d’ailleurs fur les premiers Gauloisqui se jeterent en Italie, & sur leurs des-cendans qui assiégèrent Rome, est char-gé d’exagérations, d’anachronismes oud’anecdotes populaires; ainsi nous de-vons nous borner aux témoignages deTite-Live & de Céíàr.

Ce fut, selon Tite-Live, liv. V, chap.34, sous le régné de l’ancien Tarquin ,Pan de Rome 16; , qu’une grande quan-tité de Gaulois transalpins passerent lesmonts, fous la conduite de Bellovese tícde Sigovese, deux neveux d’Ambigatechef de cette partie de la nation. Lesdeux frétés tirèrent au fort les pays où ilsse porteroient; le sort envoya au-delàdu Rhin Sigovese, qui prenant son che-min par la forêt Hercinienne, s’ouvritun passage par la force des armes , & s’em-para de la Boheme & des provinces voi-sines. Bellovese eut pour son partage l’I-talie. Ce dernier prit avec lui tout ce qu’ily avoir de trop chez les Bituriges, lesArverniens , lesSénonois, lesEduens , lesAmbarres, les Carnutes & les Aulerquesqui voulurent tenter fortune ; il passa lesAlpes avec' cette multitude de différonsGaulois , qui ayant vaincu les Toscansasièz près duTessn, se fixerent dans cet