Band 
Tome XV.
Seite
896
JPEG-Download
 

896 GEL

de viperes, & c’est peut-être encore afiêz

mal-à-propos.

Toutes les gelées de substances anima-les font alkalescentes ,-mais moins lors-qu’011 les astaisonne de jus de limon fit desucre. Elles ne conviennent en qualité deremede, que quand l’acidité domine dansles premieres voies. II faut toujours lesavoir fraîchement faites St nouvelles, par-ce qu’elles se gâtent promptement : en gé-néral elles font plus alimenteuses & res-taurantes , que médicamenteuses.

On faisoit autrefois entrer dans ces ge-lées , des drogues médicinales en forme depoudres ou d’extraits, & on les appelloitgelées composées ; mais ces sortes de ge-lées ridicules ne font plus d’usage aujour-d’hui ; on n’a conservé que la seule geléed’avoine simplifiée. Voye7. Gelée d’a-VOINE.

Pastons aux gelées de fruits dont la con-sommation est immense dans toute l’Eu-rope. On fait généralement de la geléede fruits de la maniéré suivante. On prendtelles sortes de fruits qu’on veut ; on coupeles uns par morceaux, on preste les au-tres, on en ôte les grains, on les fait cuiredans de l’eau , plus ou moins à proportionde la dureté fdes fruits. Quand ils fontcuits, on les pasi'e dans des linges ; on ôteen les pastant le plus de décoction qu’ilest posiible ; on met cette décoction dansun poêlon ou dans une bassine à confi-ture avec une livré de sucre, plus oumoins, fur chaque pinte d’eau. On faitcuire le tout ensemble jusqu’à ce que lagelée soit bien formée ; ce qu’on connoîtfacilement, si en prenant de cette geléedans une cuiller, & la verlan t dans labassine ou fur une assiette, elle tombepar flocons, & non pas en coulant ouen filant, C’est ainsi qu’on fait les geléesd’abricots, de cerises, de coins, d’épine-vinette , de framboises , de grenades, degroseilles, de poires, de pommes, deverjus.

II faut seulement observer que les ge-lées rouges fit vertes doivent cuire â pe-tit feu, fit être couvertes pendant qu’ellescuisent ; au lieu que les gelées blanches seCuisent à grand feu fit découvertes. II fautaussi plus de sucre à certains fruits qu’à

GEL

d’autres ; enfin le confiseur a son art demanipulation qu’on ne sauroit décrire , fitqui ne s’apprend que par le coup d’ceil fiela pratique.

Les gelées de fruits font agréables, ra-fraîchissantes , savonneuses , acescentes ,propres dans plusieurs maladies, fit tou-jours avantageuses dans l’alkalefcence fitla putridité des humeurs. On les distòut,on les bat dans de l’eau, on en use enboisson ou d’autre maniéré. ( D . /-)

Gelée d’avoine , ( Pharm.) gelati-na avenacea , préparation d’avoine re-commandée par plusieurs médecins dansles maladies naissantes de consomption.On prend une grande quantité d’avoinemondée , par exemple une livre & demie,de la rapure de corne de cerf deux onces,de raisins de Corinthe trois onces, unbon jarret de veau coupé par morceaux ,6 z dont les os ont été rompus. On faitbouillir le tout ensemble à petit feu dansun vaistèau bien fermé pendant un temssuffisant ; on dégraisse ce bouillon s’il enest besoin; on le coule, fit sur le champil se convertit en gelée , dont on avaleplusieurs fois par jour quelques cuilleréesdissoutes, soit dans le bouillon leger desmêmes ingrédiens, soit dans du bouillonde limaçons, d’écrevisses , soit dans quel-qu’autre véhicule convenable. On en con-tinue long-tems l’usage, fit d’ordinaireavec succès. (D. J.)

GELINOTTE, GELINOTTE DES

BOIS, f. f. gallina corylorum , AttagenGesneri. En allm Birck-Henne , IVaf-ser- Hiihnlein. Oiseau plus gros que laperdrix, fit presqu’aussi gros qu’une poule.Willughby a décrit une gelinotte mâle quiavoit quatorze pouces de longueur depuisl’extrêmité du bec jusqu’au bout de laqueue, fit vingt pouces d’envergure. Lebec en étoit noir, fit avoit presqu’unpouce de longueur ; la piece du dessusétoit un peu arquée ; il y avoit au-destùsdes yeux à l’endroit des sourcils une mem-brane dégarnie de plumes fit rougeâtre ;cette membrane étoit d’une couleur moinsfoncée dans la femelle ; les jambes étoientnues jusqu’à environ la moitié de leur lon-gueur. Les deux doigts extérieurs tenoientl’un à l’autre par une membrane jusqu’à