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Tome XV.
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feroit â chacun telle part de cette admi-nistration qui conviendroit le mieux aubien des affaires. Mais la multitude descharges relatives aux impositions, & dontles finances ont été fixées eu égard auxdroits ou à l’étendue de jurifdiction quileur étoient accordés fur ces impositionsmêmes, ou fur un nombre déterminé deparoisses, telles que les charges de rece-veurs généraux des finances, receveursdes tailles, trésoriers de France, élus,officiers de greniers à sel, & autres pa-reils offices : cette multitude déchargés,dis-je, donneroit lieu à ^e grandes dif-ficultés ; & c’est fans doute le motif quiempêche le conseil .d’y penser.

Voye\ , pour Pétablistèment & succèsíïon des généralités , Pasquier , Reche-ches de la France , liv. VII & VIII ; Mi-raumont, Fournival ; les registres de lachambre des comptes ; les Mémoires furles privilèges & souciions des trésoriersgénéraux de France imprimés à Orléansen 1745 ; Y Etat de la France , impriméâ Paris en 1749 , tome V , à Particle desgénéralités & d article COURS DESAIDES.

GÉNÉRATEUR , GÉNÉRATRI-CE , subst. ( Géom. ) fe dit de ce qui en-gendre par son mouvement , soit uneligne, soit une surface , soit un solide :ainsi on appelle cercle générateur de lacycloide , le cercle qui dans son mouve-ment trace la cycloïde par un des pointsde íà circonférence. F. Cycloïde. Onappelle ligne génératrice d’une surface ,la ligne droite ou courbe, qui par Ionmouvement engendre cette surface , &c.K. Génération. (O)

GÉNÉRATION, f. f. ( Géom. ) estla formation qu’on imagine d’une ligne,d’un plan , ou d’un solide , par le mou-vement d’un point, d’une ligne, ou d’unesurface. V. Ligne , Point , Surface.Par exemple, on peut imaginer qu’unesphere est formée par le mouvement d’undemi-cercle autour de son diamètre. Onappelle pour lors ce diamettre , axe derévolution ou de rotation. De même onpeut regarder un parallélogramme commeengendré par le mouvement d’une lignedroite qui lç meut toujours parallèlement,

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à elle-méme, & dont tous les points femeuvent en ligne droite : dans ce derniercas, la ligne suivant laquelle le mouve-ment fe fait, s’appelle quelquefois la di-rectrice. V. Directrice <& Engen-drer. ( O )

Génération , {Physique. ) c’est engénéral faction de produire ce qui n’exif-toit point auparavant ; ou , pour parlerplus exactement, c’est le changement d’uncorps en un autre , qui ne conserve au-cun reste de son état précédent. Car , àproprement parler, la génération ne sup-pose point une production de nouvellesparties, mais feulement une nouvelle mo-dification de ces parties : c’est en celaque la génération différé de ce que nousappelions création. V. CRÉATION.

Gélération différé à'altération , en ceque dans celle-ci le sujet paroît toujoursle même ; les accidens seuls & les affec-tions font changés, comme quan.i un ani-mal en santé tombe malade, ou quandun corps qui étoit rond devient quarté.

Enfin génération est opposé à corrup-tion , qui est la destruction d’une cho r equi existoit, comme lorsque ce qui étoitauparavant bois ou œuf , n’est plus nil’un ni l’autre. Les anciens philo ophesconcluoient de là que la génération d’unechose est proprement la corruption d’uneautre. V. CORRUPTION. Cnamber S .

La génération des corps en général ,est un mystère dont la nature s’est ré-servé le secret. Pour savoir comment lescorps s’engendrent, il fàudroit résoudredes questions qui font fort au-deffus denotre portée. II fàudroit savoir i J . si lesparties d’un corps quelconques d’une plan-te , par exemple , font différentes desparties d’un autre corps , comme d’unepierre ; enforte que les parties qui com-posent une plante , combinées comme onvoudra, ne puistem jamais faire une pierre :ou íi les parties de tous les corps, les pre-miers élémens qui les composent, fontles mêmes, & produisent par la seule di-versité de leur arrangement, les différonscorps que nous voyons. 2°. Quand cettequestion feroit décidée, le mystère dela génération n’en feroit pas plu; clair, IIfàudroit çníuite savoir comment il arrive