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l’entendement qui est une faculté affirma-tive , c’est-à-dire qui produit un termesemblable à elle-même en nature ; au lieuque le S. Esprit procede du Pere & duFils par la volonté, qui n’est pas unefaculté affimilative ; ce que S. Augustina exprimé ainsi, lib. IX, de triait, c. i z :mens notitiam fuamgignit cam fe novit ;& amorem suum non gignit cum se amat.Cependant il faut convenir que les anciensperes n’ontpas poussé si loin que les théo-logiens leurs recherches fur ces matièresmystérieuses ; & S. Augustin lui - mêmeavoue qu’il ignore comment on doit dis-tinguer la génération du Fils de la pro-cession du §. Esprit, & que sa pénétra-tion succombe sous cette difficulté : dis-tinguere inter illam generationem & hartcprocejjìonem nescio , non valeo , nonsufficio. Lib. II, contra Maxim. c. 14,n 0 . r.
Génération se dit encore , quoi-qu’un peu improprement, pour signifiergénéalogie , ou la suite des enfans & desdescendans qui sortent tous d’une mêmetige. Ainsi l’évangile de S. Matthieu com-mence par ces mots , liber generationisJefu-Chrifti , que les traducteurs les plusexacts rendent par ceux-ci, le liure de lagénéalogie de Jéfus-Chrifl. Voyez GÉ-NÉALOGIE. (G)
Génération, ( Hifl. anc.&t mod.) estsynonyme à peuple , race, nation, sur-toutdans les traductions littérales de l’Ecriture-sainte , dans laquelle on rencontre presquepar-tout le mot génération , où le latinporte generatio , & le grec yen» ou yí-kti; : ainsi, » c’est une génération mé-» chante & perverse qui demande desn miracles, ôc. „
Une génération passe , & il en vientune autre.
Génération, fe dit aussi de l’âge oude la vie ordinaire d’un homme. V. ÂGE.
De là nous disons , jusqu’à la troisième& quatrième génération : en ce sens leshistoriens comptent ordinairement unegénération pour l’efpace de trente-troisans ou environ. V. Siecle.
Hérodote met trois générations pourcent ans ; & ce calcul, selon les auteursmodernes de l’arithmétique politique ,
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paroît assbz juste. V. ARITHMÉTIQUEpolitique ù Chronologie.
Génération. ( Phyfiol .) On entenden général par ce terme, la faculté defe reproduire , qui est attachée aux êtresorganisés, qui leur est affectée , & qui parconséquent est un des principaux caractèrespar lequel les animaux & les végétaux fontdistingués des corps appellés minéraux.
La génération actuelle est donc , parrapport au corps végétant & vivant , laformation d’un individu semblable par sanature à celui dont il tire son origine,à raison des principes préexistans qu’il enreçoit, c’est-à-dire de la matière propre& de la disposition à une forme particu-lière que les êtres générateurs fournissentpour la préparation, le développement &l’accroissement des germes qu’ils produi-sent ou qu’ils contiennent. V. Germe.
C’est donc par le moyen de la généra-tion que se forme la chaîne coexistences suc-cessives d’individus, qui constitue l’existen-ce réelle & non interrompue des différen-tes especes d’êtres, qui n’ont qu’une duréelimitée relativement à l’état d’organisationqui donne une forme déterminée & pro-pre aux individus de chaque espece.
C’est par la disposition même des par-ties en quoi consiste cette organisation ,que celle-ci est bornée dans fa durée ;disposition que Fauteur de la nature aétablie de telle maniéré que ce qui estdans les êtres organisés le principe de leurexistence comme tels , c’est-à-dire de lavie végétante ou animée dont ils jouissenten tant qu’il y entretient faction, le mou-vement des parties solides & fluides dontils font composés , tend continuellementà devenir fans effet, & par conséquent àdétruire la vie par l’exercice même desmoyens vivisians ; parce qu’après avoiremployé un certain te ms à procurer à cesêtres le degré de consistance soit absoluesoit respective qui en fait la perfectionessentielle , il ne peut continuer à agirsans augmenter cette consistance à unpoint ou elle devient excessive , & formeun défaut radical en rendant les organestoujours moins propres à perpétuer le jeuqui leur est affecté , en tant qu’il les priveinsensiblement de la flexibilité qui leur est
nécessaire