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positions , les conjonctions & îes inter-jections , qui gardent dans le discours uneforme immuable , parce qu’ils exprimentconstamment une feule & même idée prin-paíe.
Entre îes inflexions accidentelles desmots de la premiere classe, les unes fontcommunes à toutes les efpeces qui y fontcomprises , & les autres font propres àquelqu’une de ces efpeces. Les inflexionscommunes font les nombres , les cas ,Ies genres & les personnes ; les tems & lesmodes font des inflexions propres au verbe.
C’est entre les inflexions communes auxmots qui ont quelque corrélation , qu’il ya, & qu’il doit y avoir concordance danstoutes les langues qui admettent ces infle-xions. Mais pour établir cette concor-dance , il faut d’abord déterminer l’infle-xion de I’un des mots corrélatifs, & cefont les besoins réels de dénonciation ,d’après ce qui existe dans l’esprit de celuiqui parle , qui règlent cette premiere dé-termination , conformément aux usages dechaque langue : les autres mots corrélatifsse revêtent ensuite des inflexions corres-pondantes , par imitation , & pour êtreen concordance avec leur corrélatif > quileur sert comme d’original : celui-ci estdominant , les autres font subordonnés.C’est ordinairement un nom ou un pro-nom qui est le corrélatif dominant ; îesadjectifs & les verbes font subordonnés ;c’est à eux à s’accorder, & la concordancede leurs inflexions avec celles du nom oudu pronom , est comme une livrée quiatteste kur dépendance.
Cette dépendance est fondée fur unrapport , qui est , selon les meilleursGrammairiens modernes, un rapport d7-dentite. On voir en ester que le nom &l’adjectif, qui raccompagne par opposi-tion , ne font qu'un , n expriment en-semble qu’une feule & nicme choie indivi-sible ; la Li naturelle , ld loi politique^la. loi évang'íiìque , font trois objets dîne-rons , mais st n’y en a que trois \ la loinaturelle eft un objet aussi unique que lalai en général. C’est la même chose duverbe avec son sujet ; le soleil luit , est uneexpression qui ne présente à l’esprit qu’uneseule idée indivisible*
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Cependant f adjectif & le verbe expri-ment très-distinctement une idée attribu-tive , fort différente du sujet exprimé parle nom ou par le pronom : comment peut»il y avoir identité entre des idées si dispa-rates ?
C’est que les noms & les pronoms pré-sentent à l’esprit des êtres déterminés ,voyez, Nom qt Pronom , & que les ad-jectifs & les verbes présentent à l’espritdes sujets quelconques fous une idée pré-cise , applicable â tout sujet déterminéqui en est susceptible ; voyez, Ve^be. Oril en est, dans le discours , de cette idéevague de sujet quelconque , comme de lasignification générale & indéfinie des sy m-boles algébriques dans le calcul : de part& d’autre , la généralisation des idées n’aété instituée que pour éviter f embarrasdes cas particuliers trop multipliés ; maisde part & d’autre , c’est à la charge deramener la précision dans chaque occur-rence par des applications particulières ouindividuelles.
C’est la concordance des inflexions del’adjectif ou du verbe avec celles du nomou du pronom , qui désigne l’application dusens vague de l’un au sens précis de l’au-tre , & /’identification du sujet vague pré-senté par la premiere espece , avec le sujetdéterminé énoncé par la seconde,.
Pour prévenir une erreur dans îaquc-llebien des gens pourroient tomber , puisqueM. l’abbé Fromant y a donné lui-mêmequ’iî me soit permis d’insister un peu furla véritable idée que 1 on doit prendre de1 identité ', qui serr de fondement à la con-cordance. J’ose avancer que ce grammai-rien n’en a pas une idée exacte ; il lasuppose entre le sujet d’un mode & cemode ; en voici la preuve dans son supplé-ment , aux tb. ìj iìj. &ìv. de la 11. partiede la gramm. ge'n - pag. 6r. II rapported’abord un passage de M. du Marsais ,extrait de V article adjectif, dans lequel ifassure que la concordance n’est fondéeque fur Yîdentite' physique de l’adjectif avecle substantif ; puis il discute ainsi l'opiniondu grammairien philosophe.
n S’il y a des adjectifs qui marquent Pap-„ partenance fans marquer Videntlte'pbyfi-w que t il s’enfuit que îa concordance a uû