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Tome XVIII.
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», pas fondée uniquement fur cette ìdentìté,,, comme le prétend M. du Marfais. Or,, dans ces expre/Iìons meus liber , Evan-„ drìiis enfis, meus marque l’anpartenance„ du livre à moi, Evandrìus marque 1 ap-„ partenance de l’épée à Evandre ; ces», deux mots meus liber > & ces deux au-», tres Evandrìus enfis, présentent à l’es-», prit deux objets divers, dont l’un n’est», pas l’autre ; & bien loin de désigner l’r-», densité pkyfique , ils indiquent au con-« traire une vraie diversité physique. Meus», liber équivaut à liber met , peu ,

», le livre de moi ; Evandrìus enfis équi-», vaut à enfis Evandrì, l’épée d’Ëvandre ;„ par conséquent le sentiment qui fonde», la concordance sur Yidentite' physique», n’est pas exact , & M. du Marfais n’a», point tant à se glorifier d’en être I’au-», teur ; encore s’il eut dit que la concor-», dance est fondée fur Yidentite' physique», ou métaphysique , il auroit rendu ce», sentiment probable : ce n’est pas moi» qui fuis une même chose avec M on livre,», c’ejì la qualité' d'étre d mol , c’eft la pro-», prle'te' de m appartenir qui est une même», chose avec mon livre ; de même ce n’est»» pas Evandre qui est une même chose*y avec son épée , mais c’est la qualité d’ê-», tre à Evandre. On peut soutenir qu’,'/» y a rapport ffidentité métaphysique entre», la qualité d’appartenir & la chose appar-», tenante ; mais on ne prouvera jamais , ce», me semble , qu’il puisse s’y trouver un», rapport à’identité physique , puisque l’ap-», partenance n’est qu’une qualité méta-», physique

La doctrine de M. Fromant sur VIden-tité' n’est point équivoque , mais elle con-fond positivement la nature des choses.Videntité' ne suppose pas deux choses diffé-rentes , il n’y auroit plus d'identité ; ellesuppose seulement deux aípects d’un mê-me objet : or une substance & un modefont des choses si différentes , que nousen avons neceflairement des idées toutesdifférentes , & conséquemment il ne peutjamais y avoir d’identité, fous quelque dé-nomination que ce soit , entre une subs-tance & un mode.

Eè’ldentìte' qui fonde la concordance estdonc Yidentite du sujet, présenté d’une

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maniéré vague & indéfinie dans les adjec-tifs & dans les verbes, & d’une maniéréprécise & déterminée dans les noms &dans les pronoms. Ces deux mots , pourme servir du meme exemple , meus liber ,ne présentent pas à l’esprit deux objetsdivers ; meus exprime un être quelconquequalifié par la propriété de m'appartenir,& liber exprime un être déterminé qui acette propriété ; la concordance de meusavec liber , indique que le l'ujeç actuel dsla qualification exprimée par 1 adjectifmeus , est hêtre particulier détermine parle nom liber : meus , par lui-méme , expri-me un sujet quelconque ainsi qualifié ; maisdans le cas présent, il est appliqué au sujetparticulier liber ; & dans un autre , ilpourroit être appliqué à un autre sujet ,en vertu même de son indétermination.La concordance indique donc l’applicationdu sens vague d’une espece au sens précisde l’autre ; & Yidentite, si j’ose le dire ,très-phyfique du sujet énoncé par îes deuxelpçces cle mots , fous des aspects différons.

Peut-être y a-t-il en effet peu d’exac-titude à dire , Yidentite'physique de Pad~jsetif avec le substantif, comme a faseM. du Marfais, parce que f adjectif Lt lesubstantif sont des mots absolument diffé-rons , & qui ne peuvent jamais être unmême & unique mot : Yidentite' n’appar-tient pas aux différons signes d’un mêmeobjet, mais à l’objet désigné par différonssignes. 11 me semble pourtant que l’onpourroit regarder l’exprestîon de M. duMarfais comme un abrégé de celle que 3ajustesse métaphysique paroît exiger ; maisquand cela ne seroit point , ne saut-ifdonc avoir aucune indulgence pour la pre-mière exposition d’un principe véritable-ment utile & lumineux ? -Et un petit dé-faut d’exactifude peut-i! empocher queM. du Marfais n’ait à se glorifier beau-coup d’êrre fauteur dc ce principe }M. Fromant lui-même ne doit guere seglorifier d’en avoir fait une censure si peumesurée & si peu juste; j e dis , si p eítjuste, car 1 } est évident que c’est pour avoirmal compris sevrai f ens du de

1 ,dettMe , qu 1 ! est tombé dans l’inconsé-hcfw/' r" 1 * 3 remar qute en un autre

• V -Genre. Art, dc M. Beauzée*