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Tome dix-neuvième.
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Voici un tableau des mesures itinérairesanciennes, compassé avec les mesures itiné-raires modernes. II a «té donné par M. Gi-bert à l’académie des inscriptions , & nousl’avons emprunté de s.s recueils.

ITING , f. m. C Orn. ) nom que don-nent les habitans des îles Philippines à unoiseau fort connu dans le pays , & qui parla

description des voyageurs paroîtde la classedes pies. Il est de la grosseur d’unétourneau,-son bec , sa queue , ses ailes & ses jambesfont noires ; le dos & le ventre sont d unblanc argentin ; fa tete n a point de plu-mes, mais une raie de petites plumes noi-res s’étend depuis le bec jufqu’au col.Cet oiseau niche dans de petits creuxronds de palmier , & fe nourrit de diversessortes de fruits. II est fort bruyant & n’apas un chant désagréable. ( D . f.)

ITOMLIA , ( Géog .) ville de Lithuanie,dans la Russie blanche . au paîatinat deMeílau.

IsONIA , ( Littérat .) surnom de Mi-nerve , parce qu’elle étoit particulièrementhonorée à Itone en Béotie, quoique sontemple fût à Coronée , au rapport de Po-lybe , liv. IV. de Strabon, liv. IX. dePlutarque & du scoliaste d’Appollonius :mais le culte qu'on lui rendoit â Itone l’em-porta fur le lieu de son temple, & la fit sur-nommer Itonienne , Itonide , honiade ,en latin ltonis , Itonia. Au reste la villed’Itone en Thessalie , distinguée parEtienne , d’Itone en Béotie , pourroit bienêtre une distinction chimérique. {D. J~\

ITURÉE , L’ ( Géog.sacrée.) pays'situéau-delà du Jourdain ; Sanson place Ylturéeentre Samarie & l'Arabie.

Elle faifoit partie de la Célé-Syrie aunord-est de la frontière d’Israël, entre l'hé-la demi-tribu de Manassés au-dela du Jourdain & le territoire de Da-mas. Le nom àduuée lui venoit à'Itur , undes fils d Imael qui dans les missions fran-

s oue - an | !olse & autres, est appellée ma1-à-propos Jetur. L Ituree est l e même pays ,

qui quelquefois porte le nom d 'Auromtis.

Philippe , un des fils d'Hérode , étoittétrarque ou prince de Ylturée , quandJean-Baptiste commença les fonctions deson ministère. Anstobule , fils d’Hircan ,ayant succède' à son pere,lan 106avantTome XIX.

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J. C. dans la souveraine sacrificature & dansla principauté temporelle , fit la guerre auxIturéens ; & après en avoir soumis la plusgrande partie,il les obhgead embraíîèr leju-daïsme,ou de quitter le pays , comme quel-ques années auparavant Hircan y avoit obligéleslduméens. Sa méthode de conversion luiréussit ; les Ituréens aimèrent mieux rester,& firent ce qu’on exigeoit d’eux ; de cettemaniéré , ils furent incorporés aux Juifspour le spirituel & pour le temporel.Voilà toute leur histoire,j S- Luc, chap.iij. v. z., nous dit quej Philippe , frere d’Hérode , étoit tétrarquede Yltuiée & de la Trachonitide, & ce pas-sage prouve que l’évangéiiste en fait deuxpays différens. Strabon les distingue aussi,quoique les deux peuples habitassent égale-ment des montagnes au-delà de Damas ,& fuflènt également des bandits & des mi-sérables ; c’est l’historien des Juifs & l’ora-teur de Rome qui nous !'assurent.

Jofephe,dans ses antiquités jud. liv.XV.ch. z 3 , caractérise les Traehonites des gensaccoutumés au brigandage, n’ayant ni villesni terres labourées , & demeurant dans descavernes à la maniéré des bêtes. Cicéron ,dans fa seconde Philippique , parle desIturéens qui s’étoient rendus fameux parleur adreílè à tirer une fléché , comme desplus barbares de tous les hommes , & feplaint qu’Antoine eût osé les introduiredans la place romaine, & en investir lesénat.

Auguste aggrandit les états d’Hérode del’Auranite , c'est-à-dire de Ylturée , de laBatanée & de la Tragonitide. Ces trois to -parchies ou jurisdictions étoient bornées aunord par le mont Liban , & au sud par laPérée ; Hérode n’en fut pas plutôt posses-seur , qu’il se rendit sur les lieux avec unbon corps de troupes , pénétra dans lescavernes de ces brigands, & en délivra lepays. (D. /.)

ITYPHALLE , f. m. ( Hifl. anc. ) c’é-toit une espece de bulle en forme de cœurque l’on pendoit au col des enfans & desvestales, & à laquelle on attribuoît plusieurspropriétés merveilleuses. Pline dit , liv.XXVIII , ch. v. que Yityphalle étoit unpréservatif pour les enfans ôc pour les em-pereurs mêmes; que les vestales le me 11 oient