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Tome dix-neuvième.
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que déféra le sceptre. C’est de cs premierJuba que les rois de Mauritanie se giori-fioient de tirer leur origine.

Le second Juba , fils d’Hiempsal , sedistingua par son attachement à Pompée ,dont il fut le plus zélé partisan. Ce fut luiqui défit Curion , lieutenant de César &qui releva , par cette victoire , le couragedes amis de Pompée. Ce service lui méritale titre de roi de toute la Numidie. César ,voyant en lui un rival dangereux , se chargealui-méme du soin de lui taire la guerre. 11passa en Afrique > & remporta sur lui unevictoire éclatante dans les plaines de Tapie.Juba se battit en combat singulier contrePetreius, & Payant tué , il se fit ôter la viepar un de ses esclaves.

Juba , troiíieme du nom , & fils de celuidont on vient de parier , fut élevé à Rome,où une excellente éducation perfectionna

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noissanCes lui donnerent plus d’éclat que lacouronne. Ta douceur de son gouverne-ment le rendit Pidole de ses sujets : ils luiérigèrent une statue ; _ pour immortaliser

leur reconnoiflance , ils instituèrent des fê-tes & lui rendirent des honneurs divins. IIavoir épousé Cléopâtre,fille de Marc-Antoi-ne & de la fameuse reine d’Egypte , dont ileut un fils appelle Ptolomée Celene , quifut son successeur & que Caligula fit égor-ger. ( T. N.) fa û

JLBARLE , s. f. ( I-Itft. n at. ) efpece debaleines qui n ont point de dents ; on entrouve près des Barmudes ; elles sont p i nslongues que celles du Groënland , mais ellesne font point de la mème grosseur. Elles senourrissent communément des herbes qui setrouvent au fond de la mer , comme on apu en juger par l’ouverture de la grande po-che du ventricule de ce s animaux , qui étoit

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les talens qu’il avoit reçus de la nature. La remplie d’une substance verdâtre & sembla-douceur de son caractère & son amour pour ble à de l’herbe. Voyelles Transactions

les sciences , lui méritèrent la faveur d’Au-

guste , qui lui donna les deux Mauritanies enéchange de laNumidie , dont il avoir héritéde son pere , & qui depuis ce temps-lá , futréduite en province romaine.*Ce prince ,appelle au commandement d’un peuple bar-bare , en adoucit la férocité par-fes exem-ples & ses loix. On vit briller le flambeaudes armes dans des contrées ténébreuses oùles plus savans de la Grece vinrent perfec-tionner leurs connoissances. Juba , occupédes devoirs du trône , trouva des délasiè-mens dans Pérude de Phistoire. 11 consultales plus anciens monumens, & fouilla dansles archives les plus secrettes pour y débrouil-ler le cahos des événemens.Ce travail le miten état de donner une histoire complettedes Grecs , des Carthaginois , des Africains& des Arabes. Son ouvrage fur Pantiquitédes Assyriens & des Romains , offroit la plusriche érudition. Toutes les contrées du gé-nie etoient de son domaine ; il écrivit l’his-toire des théâtres,de la peinture & des pein-tres. H s exerça avec le même succès fur lagrammaire & 1 origine des langues : il étu-dia la propriété des plantes & des animaux.Toutes ses productions , dont nous n’avonsplus que quelques fragmens ^ avoient Pem-preinte du génie.,Pline , qui s est paré d’u-ns partis de ses dépouilles ; dit que fes con-

philosophiques , année iGStj , n". 1 .

JUBÉ, f. m .{Théolog/) tribunes éle-vées dans les églises, & fur - tout dans lesanciennes, entre la net & le chœur, & danslesquelles on monte pour chanter Pépitre ,Pévangile , lire des leçons , prophéties ,c.

Ce nom lui a , dk-on , été donné , parceque le diacre , fous-diacre ou lecteur , avantque de commencer ce qu’il doit chanter ouréciter , demande au célébrant fa bénédic-tion , en lui ad d restant ces paroles : jubé ,Domine , benedicere.

On le nomme en latin amlo , qui vientdu grec a.vaêtmntx , parce qu’en effet onmonte au jubé par des degrés pratiqués desdeux côtés. D’autres veulent que pour cetteraison on le dérive d ’ambo.amboriun, deux;étymologie qui paroît bien froide & bien■cée.

C’est à cause de ces degrés qu’on a nom-mé graduel partie de la messe qui fè chan-te entre Pupitre & Pévangile. L’évangiìe iechantoit tout au haut du jubé , & Pépkrefur le pénultième degré.

On voit DÊll dn inhéc dîne soc <soV,modernes

peu de jubés dans les églises, iî y en a même plusieurs ancien-nes 011 on les a supprimés. M. Thiers , dansun. traité particulier fur les jubés , a regardécette suppression presque comme un íácri-V j