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parole, ou enfin qui donnât caution selon saqualité.
Le procureur du demandeur devoit don-ner caution que ce qu’il feroit seroit ratifie.Lorfqu’on doutoit de son pouvoir a quelqueégard , ou bien lorsqu’il étoit du nombrede ceux qu’on n’obligeoit point de repre'sen-ter leurs pouvoirs, tels qu’étoient les pa-rens & alliés du demandeur, on prenoitcette précaution pour empêcher que les ju-gemens ne devinssent illusoires , & que ce-lui au nom duquel on avoit agi ne fût obligéd’essuyer un nouveau procès pour la mémechose. Outre cela, íi la prétention du de-mandeur étoit mal fondée, Pargent déposépour caution étoit un appât qui engageoit ledéfendeur à se présenter pour y répondre.Cet argent déposé s’appelloit facramentum.
Suivoit la contestation en cause qui n'é-toit que Imposition du différend, faite parles deux parties devant le juge en présencede témoins , teflato. Ce n’étoit que de lacontestation en cause que le jugement étoitcensé commencerd’où vient qu’avant lejugement commencé, & avant la cause con-testée , étoient deux expressions équivalen-tes. Après la contestation j chaque plaideurassignoit fa partie adverse à trois jours ou ausurlendemain : c’est pourquoi cette assigna-tion étoit appellée comperendinatio , oucondiclio. Ce jour-là il y avoit un jugementrendu , à moins qu’une maladie sérieuse,morbussonticus , n’eut empêché le juge ouPun des plaideurs , de se trouver à Faudien-ce ; dans ce cas on prorogeoit le délai, dìesdissendebatur.
Si une des parties manquoit de compa-roître fans alléguer Fexcuse de maladie , lepréteur donnait contre le défaillant un éditpéremptoire qui étoit précédé de deux au-tres édits. Si les deux parties comparoissoientle juge juroit d’abord qu’il jugeroit suivant laloi, & eníùite les deux plaideurs prêtoient,par son ordre, \e serment de calomnies c’est-à-dire , que chacun affirmoit que ce n’étoitpoint dans la vue de frustrer ou de vexer sonadversaire qu’il plaidoit : calomniari prisdans ce sens , signifîoit chicaner. Dans cer-taines causes , le demandeur évaluoit parferment la chose qui faisoit la matière de lacontestation , c’est-à-dire , qu’il affirmoitavçc serment que la chose contestée valoit
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tant ; c’est ce qu’on appelîoít ìn lìtem ]urd*re; cela avoit lieu dans les causes de bonnefoi, lorsqu’on répétoit la même chose , ouqu’il étoit intervenu dol ou contumace dela part du défendeur.
Quand le juge étoit seul, il s’associoitpour conseil un ou deux de ses amis , quiétoient instruits dans la science de loix ;alors on plaidoit la cause ; ce qui se faisoiten peu de mots , & c’est ce qu’on appelloitcauses sommaires , causce conjecíio , ou pardes discours plus longs ou composés avecplus d’arttelles font les oraisons ou plai-doyers de Cicéron pour Quintius & pourRoscius le comédien. On donnoit le nom demoratores à ces avocats déclamateurs quin’étoient bons qu’à retarder la décision descauses , qui causam morabantur. Enfin, onprésidoit à l’audition des témoins, & l’onproduisoit les registres & les autres piecesqui pouvoient servir à instruire le procès.
De la fin du jugement. L’après midi, aprèsle coucher du soleil, on prononçait le juge-ment, à moins que le juge n’eût pas biencompris la cause ; car dans ce cas il juroitqu’il n’étoit pas suffisamment instruit, fibinon liquere ,• & par cet interlocutoire iletoit dilpense de juger : c’est pourquoi dansla fuite les juges, pour ne pas hazarder mal-a-propos un j ugement , demanderent quel-quefois la décision de F empereur, ou bienils ordonnoient une plus ample information.Cependant cette plus ample informationn’étoit guere usitée que dans les jugemenspublics. Ordinairement les juges pronon—çoient qu’une chose leur paroissoit être oun’être pas ainsi : c’étoit la formule dont ilsse servoient, quoiqu’ils enflent une pleineconnoìssancé de la chose dont ils jugeoient ;quand ils ne suivoient pas cette maniéré deprononcer , ils condamnoient une des par-ties & déchargement l’autre.
Pour les arbitres , ils commençoient pardéclarer leur avis' si le défendeur ne s’y sou-mettokpas , ils le condamnoient, & lors.qu’il étoit prouvé qu’il y avoit dol de sa part,cette condamnation se faisoit conformémentà Festimation du procès ; au lieu que le jugefaisoit quelquefois, cette estimation , en or-donnant la prisée.
Dans les arbitrages, il pouvoit avoirégard à ce que la foi exigeoit. Cependant