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Tome dix-neuvième.
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parler ressemble au bruit que font les oies.Chez eux onn’est pas dans í’usage d'enterrerles morts ; on se contente de les suspendreà des arbres , & lorsqu’on va a la chaste onporte sur son dos les os de ses parens : onïroit que cela porte bonheur. Voye\ la des-cription de Vempire rtissien.

JU-KIAU, ( Hist.mod. & Philosophie.)c’est le nom que Ton donne à la Chine à dessectaires qui, íì Ton en croit les missionnai-res , font de véritables athées. Les fonda-teurs de leur secte sont deux hommes célé-brés appelles Chu-tse & Chingstse ; ils pa-rurent dans le quinzième íìecle , & s’aíío-cierent avec quarante-deux savans, qui leuraidèrent à faire un commentaire fur les an-ciens livres de religion de la Chine, auxquelsils joignirent un corps particulier de doc-trine , distribué en vingt volumes , fous letitre de Sing-li-ta-tfaen , c’est-à-dire plu*losophie naturelle, iîs admettent une pre-mière cause, qu’ils nomment Tai-Ki. IIn’est pas aisé d’expliquer ce qu’ils entendentpar ce mot ; ils avouent eux-mêmes que leTai-Ki est une chose dont les propriétés nepeuvent être exprimées ; quoi qu’il en soit,voici l’idée qu’iís tâchent de s’en former.Comme ces mots Tai-Ki , dans leurs senspropres, signifient faite de maison , cesdocteurs enseignent que le Tai-Ki est àT égard des autres êtres, ce que le faite d’unemaison est à l’égardde toutes les parties quila composent ; que comme le faste unit &conserve toutes les pieces d’un bâtiment ,de même le Tai-Ki sert à allier entr’elîes& à conserver toutes les parties de Tunivers.

C’est le Tai-Ki , disent-ils, qui imprimep chaque chose un caractère spécial, qui ladistingue des autres choses : on fait d’unepiece de bois un banc ou une table ; mais leTai-Ki donne au bois la forme d’une tableou d’un banc : lorsque ces instrumens fontbrisés, leur Tai-Iíi ne subsiste plus.

Les Ju-Kiau donnent à cette premierecause des qualités infinies , mais contradic-toires. Ils lui attribuent des perfections fansbornes ; c’est le plus pur & le plus puissantde tous les principes ; il n’a point de com-mencement , il ne peut avoir de fin. C’estl’idée , le modelé &: Tessence de tous lesêtres : c’est Tame souveraine de tout Tuni-vers ; é’est l’intelligence suprême qui gou-

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verne tout. Ils soutiennent même que c’estune substance immatérielle Lr un pur esprit ;mais bi en-tôt s’écartant de ces belles idées,ils confondent leur Tai-Ki avec tous les au-tres êtres. C’est la même chose , disent-ils,que le ciel, la terre & les cinq élémens-, enforte que dans un sens, chaque être particu-lier peut être appelle Tai-Ki. Ils ajoutentque ce premier être est la cause seconde detoutes les productions de la nature, maisune caisse aveugle & inanimée , qui ignorela nature de ses propres opérations. Enfin ,dit le P. du Halde , après avoir flotté entremille incertitudes, ils tombent dans les té-nèbres de T athéisme , rejettant toute causesurnaturelle , n’admettant d’autre principequ’une vertu insensible , unie & identifiée àla matière.

JULE, s. m. ( Littérat . ) nom d’une piecede vers ancienne que les Grecs, & enflureles Romains à leur imitation , chantoientpendant la moisson à l’honneur de Cérès& de Proferpine pour fe les rendre propi-ces.

Ce mot vient du grec wì.oí ou iwkoì ,qui signifie une gerbe.

On appelloir aussi cet hymne de me truieou démétriole ; c’est-à-dire iole de Ce'rès.On les nommoit encore calliules, selon Dy-dime & Athénée.

Iule est aussi le nom que les botanistesdonnent à ces tousses vermiculaires , qui aucommencement de Tannée , croîstènt, &pendent des branches de noisetiers, denoyers , de chênes , de châtaigniers , dsmeuriers , de frênes, &c. qu’on appellecommunément chaton. Koye\ Chaton.

M. Ray les regarde comme des amasd’étamines des fleurs de l’arbre, à cause quedans les arbres & les plantes fertiles on ydécouvre une grande quantité de fruits &de cosses ; & cette opinion est adoptée parBradley , qui les prend pour des fleurs mâlesqui servent à imprégner les rudimens dufruits ou pour des fleurs femelles qui crois-sent sur le même arbre ou sur d’autres demême espece. poyeq Plante & Géné-ration.

IULE, ( Hifi. nat. Elmintol. ) Mus.\diule est un animal très-singulier , insectede Tordre des aptères , toujours fans ailes ;du genre des polypodçs, qui ont beaycouy