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Tome dix-neuvième.
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tzZe pieds , & la tête distincte de la poitrineou corcelet ; de l’espece des scolopendres ,dont le corps eíltout alongé. Quelques na-turalistes distinguent cependant l 'iule de lascolopendre , comme une espece à part. Lecorps de celle-ci est alongé , mais applati ;le corps de l’ru/eest arrondi ou cylindrique.

De plus, les antennes de la scolopendre fontcomposées d’anneaux courts , dont le nom-bre surpasse celui de cinq il n’y en a ja-mais que cinq aux antennes de l 'iule. Enfinles pattes de Viule font plus courtes ; on encompte jusqu’à aco &268, félonies especes.

On a aussi donné aux deux especes des sco-lopendres & des iules , le nom de mille-pieds.

Le célébré Linné , compte sept especesd 'iules ; celui dont les anneaux du corpsfont alongés en ovales , au nombre de 10,fans le corcelet ou la poitrine & la queue;ses jambes font au nombre de 2.0 , de part& d’au tre. Celui dont les anneaux font épais,

& les jambes au nombre de 96 de part &d’autre. Celui qui habite fous terre , a icojambes de chaque côté. Celui qui a 115 jam-bes de chaque côté , & que Séba a vu dansles Indes. Celui qui vit dans le fable & quia des deux côtés 100& 2.0 jambes. Celui queSéba a encore vu dans les Indes, qui a 62fegmens , fans le corcelet ou poitrine &fans la queue, & 124 jambes de chaque part.Enfin , celui du Bréíìl que Marcgraf décrit,qui a 134 jambes & 67 anneaux ou fegmens, jlans le corcelet & la queue. II est très-appa- jrent qu’il y a encore un bien plus grandnombre d’especes qui ne font pas connues ,sur-tout parmi les iules de mer.

Cet jnsecte a depuis 5 à 18 & 34 lignesde longueur. II en vient de la mer qui ontplusieurs pouces de longueur, selon les es-P e ces. 11 marche moins vîte quelaícolopen-re > P arce que ses jambes font toujours pluscourtes. Elles ressemblent à une frange depou. De chaque anneau du corps il en partquatre , deux de chaque côté , disposées depart & d autre en deux rangées. Toutes cespattes agissant successivement, il en résultele mouvement d’ondulation , par lequell’animal avance.

La peau de 1 infecte est dure, commetestacée. II s'en dépouille comme la scolo-pendre , & Fornique ou cloporte.

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lorsque l’insecte est en repos, il Te repliefur lui-même en ípirale ; fi on le touche ,

& qu’il ne puisse pas s’enfuir , il en fait demême.

Entre les sept especes que nous venonsde décrire en abrégé , il y a encore des dif-férences dans les antennes , dans la peau rdans les anneaux , dans leurs dispositions ,i &c.

Cet animal grandit , & par l’accroistè-ment des anneaux , & par l’augmentationdu nombre de ces anneaux & des pattes quien nament. Cette singularité lui est com-mune avec la scolopendre ; mais chaque ef-pece a un terme , & ranimai parvenu aunombre d’anneaux de l’espece, ne croieplus.

j Cet insecte sur terre , dans la terre, lous1 les pierres, & dans la mer , vit d’autresinfectes.

Ón n’a encore acquis aucune idée des cir-constances de la génération de ces insectesirréguliers; c’est ainsi que l’on a souvent oc-casion de s’appercevoir combien il nousmanque encore d’observations dans toutesles parties de l’histoire naturelle. (B. C. )JULEP, f. m. en latin julepus & jula-pium , ( Pharmacie , Thérapeutique. )espece de remede magistral , qui est une li-queur composée, diaphane, d’un goût agréa-i hie, d’une bonne odeur ou sans odeur, que| le médecin prescrit ordinairement pour plu-a sieurs doses.

La qualité de diaphane que l’on deman-de dans le julep , prouve que le mélange deses dífférens ingrédiens doit être fait parvraie dìsiolution chimique. L’agrément dugoût qui est essentiel à cette espece de re-mede , exigeoit nécessairement cette diííò-lution, puisqu’un simple mélange par confu-sion, ne peut fournir qu’une potion troublequi ne sauroit être agréable au goût.

On peut préparer des juìeps pour remplirla plupart des indications médicinales , ou ,ce qui est la même chose , on peut donnersous cette forme un grand nombre de médi-camens doués de diverses vertus. Les julep.sles plus usités font cependant ceux qu’onprépare avec desremedes humectans, adou-cissans , rafraîchissans, ou quelquefois, maisplus rarement, avec des sortifians & cor-diaux.