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différente de la premiere année de la pério-de julienne. Voye^ EPOQUE.
Quelques auteurs , dans leurs tablés as-tronomiques ou dans leurs éphémerides,comptent les années suivant cette période ;mais quoique Kepler & Bouillaud en aienttait usage , cependant c’est dans Gastrono-mie de Mercator, publiée eu 1676 , qu ons’en sert uniquement. Infl. Astron. de M.Le Monnier.
La période julienne est le produit de lapériode dyonisienne par i<. Vovez PÉ-RIODE. ( O )
Julienne , ( Botan. ) hesperis ? genrede plante qu’on caractérise ainsi. Sa fleurest d’ordinaire à quatre pétales en forme decroix. Du calice s’éleve le pistil qui devientune gousse longue , unie , conique à deuxpanneaux divisés en deux cellules , séparéespar une cloison intermédiaire , & pleinesde semences oblongues , sphériques ou cy-lindriques. V
M. de Tournefort compte vingt-íìx es-pèces de julienne , dont nous décrirons laplus commune , hesperis hortenfis. Elleporte, à la hauteur.de deux pies, des tigesrondes, velues, remplies de moelle. Sesfeuilles font rangées alternativement le longdes tiges ; elles ressemblent à celles de laroquette , mais elles font moins découpées;d ailleurs elles font dentelées en leurs bords,pointues, cotonneuses , d’un verd noirâ-tre , & d’nn goût un peu acre. II fort deleurs aisselles de petits rameaux qui portentdes fleurs approchantes de celles de girof-flier, belles , jaunes, composées chacune de4 pétales disposés en croix,tantôt blanc,tan-tôt purpurins,tantôt de couleurs diversifiées,comme blanches avec des taches purpuri-nes. Ces fleurs répandent une odeur suave,très-agréable ; il leur succède des siiiqueslistes , renfermant des semences oblonguesou rondelettes , rougeâtres & âcres ; sesracines font petites, ligneuses & blanches.
La julienne différé principalement du gi-roflier par ses gousses qui font cylindriques& non pas appíaties, & par ses graines quifont enflées , non bordées d’uneaîle , & quide plus font reçues dans des creux de lacloison intermédiaire.
Les juliennes que les fleuristes cultiventprincipalement, ce font celles à fleur pour-
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pre , blanche , panachée , soit simple , soitdouble, sur-tout ces dernieres. En effet lajulienne blanche double , hesperis horten-fis , jlore alho , pleno, H. R. P. n’est pointinférieure en beauté à la plus belle giro-fflée. Toutes les juliennes fleurissent enMai, & les juliennes simples perfectionnentleurs graines en Août.
Les juliennes fe multiplient de graine ,de bouture , ainsi que de plan enraciné. Iîfaut les semer en Mars , soit en planche ,soit en pots dans une terre meuble , nonfumée , & couverte d’un bon doigt de ter-reau. Si on veut avoir des juliennes debouture , on coupe des branches contre lepie ; quand les fleurs sont passées , on lesfiche en terre & on les arrose ; on les metensuite à sombre pendant quelques jours ,& l ’année suivante on les replante où l'onjuge à propos.
Pour multiplier les juliennes de plant enra-ciné , il faut prendre un pié de deux ans quiait fait touffe ; on en éclate les tiges , detelle maniéré que chaque brin a des racines;on les replante ; on les arrose aussi-tót : onles laisse reprendre , & on leur donne uneculture convenable. Voye ^ Morin , culturedes fleurs. ( D. J.) '
JULIERS, ( Ge'og. ) en allemand Julich ,ville d’Allemagne, capitale du duché demême nom , avec une bonne citadelle dontles murs épais font bâtis fur pilotis ; Julierseft ancienne , car l’itinéraire d’Antonin enparle fous le nom de Juliacum ; elle étoitau pays des Ripuaires. Ammien Marcellin,lib. XVII. cap. ij, la désigne entre Cologne& Rheims ; elle est fur la Roër, à 6 de noslieues N. E. d’Aix-la-Chapelle , 7 O. deCologne, n N. E. de Maastricht. Long.24. t o ; lat. 50. 45. (D. J.)
Juliers , le duché de ( Géog. ) petitpays d’Allemagne dans la Westphalie, avecle titre de duché, borné N. par la Gueldre ,E. par l’archevêché de Cologne , S. par lespays d’EifFel & de Luxembourg, O. par lepays d’entre-Meufe. Les principales villesfont Juliers, capitale,Duren & Aix-la-Cha-peîle : ce pays est à l’Electeur palatin. ( D,J. )
JULIOBONA , {Géog. anc. ) aujour-d’hui Lillebonne, ancienne ville de la GauleLyonaoife.Pcoloçuée en fait la capitale desCaj