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Jura fur la riviere de Nozon , in saltu Ju- 'rensesuper ’Noyisonam : on croît que c’ettRomain-Moutier, où s’arrêta saint Van-drille à son retour d'Italie, en 667, & oùil relia dix ans. ( Dunod, hijì. T. I f pag.
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Laucone , aujourd’hui saint - Lupicin ,parce que ce solitaire y fut inhumé , étoitauffi in Turma Jurenfi. Un diplôme deCharles-le-Chauve , daté de Reims , en862. , adjuge Laucone , disputé par Ge-deon, Archevêque de Besançon , a Ric-bert , abbé de Condat. ( Ib. p. ioq ,
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La Chaux - d’Arlier 8t Cicon sont mar-qués dans la région du mont Jura , par unechartre de 941, Carlis Arlicana & cico 1 nTurma Jurenfi. Cette premiere terre futdonnée aux moines d’Agaune. ( Voye\ Du-nod, hifi. T. I , p. Z94.) _
Ufie 0 \eiœ est auílì cité en 967 , inTurma Jurenfi. Villarsprès de Moirans , àune des gorges de Jura , détruit par les 8a-raiîns au VII e íìecle, estappelié Vicus Ju-renfis , Villa Jurenfis. (Jb. T. I , p. 2 jj.)
Anseric , archevêque de Belançon , ayantété bien reçu à Dijon , par les chanoinesréguliers de saint - Etienne , leur accordaune terre située dans le Jura locum in Ju-renfi terra Jìtum. Le pape Innocent, dansfa bulle pour faint-Etienne , de l’an 1139 ,nomme ce lieu Bonneualle ou Beh’eau , deBona valle Jurenfi. ( Voye\ hifi. Eccl. J.Et. in-fol.p. 83. pr. 96’. )
Le château de Joux est appelle CaftrumJurense par Guichenon , à Lan 1018 , dansfa Bibl. Sebus p. z 1.
L’abbaye de saint Rambere de Joux dansle Bugey,est nommée Sanclus RegribertusJurenfis , en 1538. ( Ib. p. r ZA. )
Fredegaire parle du Pagus ultra Jura-nus : la Bourgogne Transjurane occupoitau IX e siécle le deux côtés du Mont-Jura.
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JUREUR , si m . jurator , ÇDroit des\"Barbares . )on nommoit ainsi celui qui par-mi les Francs, se purgeoit par serment d’u-ne accusation ou d’une demande faite con-tre lui.
II faut savoir que la J01 des Francs ripuai-res, différente de la loi salique , se conten-toi t ; pour la décision des afcúres, des feules
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preuves négatives. Ainsi , celui contre quionformoit une demande ou une accusationspouvoir dans la plupart des cas , se justifierén jurant avec un certain nombre de té-moins , qu’il n’avoit point fait ce qu’on luiimputoit ; & par ce moyen il étoit absousde l’accufation.
Le nombre des témoins qui dévoient ju-rer , augmentoit selon Pimportance de lachose ; il alloit quelquefois à soixante &douze , & on les appelloit jureurs , jura -tores.
La loi des Allemands porte que jusqu’à lademande de six sols , on s’en purgera parson serment, & celui de deux jureurs réu-nis. La loi des Frisons exigeoit sept jureurs.pour établir son innocence dans le cas d’ac-cusation d’homicide. On voit par notre an-cienne histoire que l’on requérait dans quel-ques occasions , outre le ferment de la per-sonne,celui de dix ou de douze jureurs , pourpouvoir obtenir sa décharge ; ce qu’on ex-primoit par ces mots , cum fextâ , septi-mâ , oclavâ , decimâ , & c. manu, jurare .
Mais personne n’a su tirer un parti plusheureux de la loi des jureurs que Frédegon-de. Après la mort de Chilperic , les grandsdu royaume & le reste de la nation, ne vou-loient point reconnoître Clotaire, âgé de 4mois, pour légitime héritier de la couronne;la conduite peu régulière de la mere faisoicdouter que son fils ne fût point du sang deClovis. Je crains bien , difoit Contran Ionpropre oncle , que mon neveu ne soit le filsde quelque seigneur de la cour ; c’étoit mê-me bien honnête à lui de ne pas craindrequelque chose de pis : cependant trois censpersonnes considérables de la nation ayantété promptement gagnées par la reine,vinrentjurer avec elle , que Clotaire étoit vérita-blement fils de Chilperic. A Pouie de ceferment, & à la vue d’un si grand nombrede jureurs , les craintes & les scrupules s T é-vanouirent ,• Clotaire fut reconnu de tout lemonde , St de plus fut surnommé dans lamte Clotaire le Grand , titre qu’il ne mé-ntoit a aucun égard. ( D. J. )
JURIDIQUE , adj. ( Jurisprud. ) se ditde ce qui est régulier St conforme au droitu un jugement qui n’est pas juridique , &de celui qui est contraire aux réglés du droitou de P c qui té.
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