LAÍ
■srès & ses moyens nous font écrier : quelhomme que le comte de JBedmard ! qu’il estmrand ! La même conspiration sous despoints de vue moraux & relatifs à l’humanité& à la justice , nous fait dire qu’elle estatroce, & que le comte de Bedmard esthideux ! Voye ? l'article BEAU.
Laie , ( Jurisp. ) cour laie ., c’est unecour séculière & non ecclésiastique.
- Laie en termes d 'eaux & forêts , est uner-oute que l’on a ouverte dans une foret,en couvant pour cet effet le bois qui le trou-voit dans le passage. II est permis aux arpen-teurs de faire des laies de trois pies pourporter leur chaîne quand il en est besoinpour arpenter ou pour marquer les coupes.L’ordonnance de 1669 défend aux gardestTenlever le bois qui a été abattu pour fairedes laies. On dífoit autrefois lée.
Laie fe prend aussi quelquefois pour unecertaine étendue de bois.
Laies accenses ans quelques coutumes,íònt des baux à rente perpétuelle ou à lon-gues années. ( A )
Laie, f. f. ( Maçonnerie. ) dentelure oubretelure que laisse fur la pierre le marteauqu’on appelle aussi laie , lorsqu’on s’en sertpour la tailler.
LAINAGE , s. m. ( Commerce. ) il sedit de tons les poils d’animaux qui s’em-ploient dans l’ourdissage, dont on fait com-merce , & qui payent la díxme aux ecclé-siastiques. Cet abbe a la dixme des lai-nages.
■ II fe dit encore d’une façon qu’on donneaux étoffes de laine qu’on tire avec le char-don. Voye\ aux articles fui n ans Laine,( manufaclure en ).
■ LAINE, f. f. ( Ans , Mamtfattures ,Commerce. ) poils de béliers, brebis,agneaux & moutons , qui de-là font appel-lés betes a laine , &. quand ce poil coupé dedessus leur corps n’a point encore reçu d’ap-prêt , il fe nomme toison.
La lame est de toutes les matières la plusabondante & la plus souple ; elle joint à lasolidité le ressort & la mobilité. Elle nousprocure la plus fere défense contre les inju-res de f air. Elle est pour lés royaumes flo-rissans le plus grand objet de leurs manufac-tures & de leur commerce. I out nous en-gage à le traiter cet objet avec 1 etendue qu u
mérite.
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Les poils qui composent la laine offrentdes filets très—déliés , flexibles & moelleux.Vus au microscope , ils font autant de tigesimplantées dans la peau par des radicules :ces petites racines, qui vont en divergeant,forment autant de canaux qui leur portentun suc nourricier que la circulation déposedans des folécules ovales, composées de deuxmembranes ; l’une est externe, d’un tissuaífez ferme & comme tendineux ; l’autre estinterne, enveloppant la bulbe. Dans ces cap-sules bulbeuses, on apperçoit les racines despoils baignées d’une liqueur qui s’y filtre con-tinuellement, outre une substance moelleusequi fournit apparemment la nourriture.Comme ces poils tiennent aux houpes ner-veuses, ils font vafculeux , & prennent dansdes pores tortueux la configuration friséeque nous leur voyons fur ranimai.
Mais tandis que le physicien ne considéréque la structure des poils qui composent lalaine , leur origine & leur accroissement,,les peuples ne font touchés que des commo-dités qu’ilsen retirent. Ce sentiment est toutnaturel. La laine fournit à l’homme la ma-tière d’un habillement qui joint la souplesseà la solidité , & dont le tissu varié selon lessaisons, le garantit successivement-du souffleglacé des aquilons & des traits enflammés dela canicule. Ces précieuses couvertures quicroissent avec la même proportion que lefroid , deviennent pour les animaux qui lesportent , un poids incommode à mesureque la belle saison s’avanc?. L’été qui mûriepour ainsi dire les toisons, ainsi que les mois-sons , est le terme ordinaire de la récoltedes laines .
Les gens du métier distinguent dans cha-que toison trois qualités'dé laine. i°. Lalaine mere , qui est celle du dos & du cou.La laine des queues & des cuisses. 3° Cellede la gorge , de dessous le ventre & des au-tres endroits du corps.
II est def classes de laines dont l’emploidoit être défendu dans les manufactures; leslaines dites pelades , les laines cottisées ousallies , les morelles ou laines de moutonsmorts de maladies ; enfin les peignons & lesbourres ( on nommp ainsi la Laine qui resteau fond des peignes & celle qui tombe fousla claie. ) On donne à toutes ces laines lenom commun de jettices & de rebut. S’il est