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Tome dix-neuvième.
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publiée le premier dans son traite de la qua-drature des courbes , en 1693. Elle est ex-pliquée fort au long dans le feptieme & lehuitième livre des sections coniques de M.le marquis de l’Hôpital qui, fans doute ,en auroit fait l’honneur au géomètre angiois,s’il eût eu le temps de mettre la dernieremain à son ouvrage.

M. Guisnée,dans son application de !’Al-gèbre , à la Géométrie , donne une autreméthode pour construire lieux géométri-ques. Elle est plus commode à certainségards , que la précédente , en ce qu’elleapprend à construire tout d’un coup & im-médiatement une équation donnée, fans larapporter à une équation plus générale; mais,ct’un autre côté , elle demande auíli dans lapratique plus de précaution pour ne fe pointtromper.

Nous ne devons pas oublier de dire queM. l’abbé de Gua, dans les usages de Vana-lyse de Descartes , pag. 542. , remarqueune efpece de faute qu’on pourroic repro-cher aux auteurs qui ont écrit jufqu’ici furîa construction des lieux géométriques , &tfait voir cependant que cette faute n’a pointdû tirer à conséquence dans les réglés ouies méthodes que ces auteurs ont données.

Cette faute , qu’il feroit trop long de dé-tailler ici , consiste en général en ce que cesauteurs n’ont enseigné à réduire à Fhyper-bole , entre ses asymptotes , que les lieuxoù il manque un des quartes x ,y. On peutréduire à l’hyperbole, entre ses asymptotes,une équation même qui contieudroit cesdeux quartés 5 mais alors , aucune des deuxasymptotes ne feroit parallèle a la ligne desx , ni à celle des y. Ployez TRANSFOR-MATION DES Axes ; voyez aussi fur leslieux en général, & fur ceux aux sections co-niques en particulier;les articles Courbe^

Equation, Conique, Ellipse,, Cons-truction , &c. ( O)

Lieux-commUns , ÇRhétor.) ce font,dans fart oratoire, des recueils de pensées,de réflexions, de sentences, dont on a rem-pli fa mémoire, & qu’on applique à pro-pos aux sujets qu’on traite, pour les embellir011 leur donner de la force. Démosthènen’en condame pas f emploi judicieux ; il«onfeille même aux orateurs qui doiventsouveat monter fut la trsouae pour y tiai-

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ter difFérens sujets, de faire une proviíìoad’exordes & de péroraisons. Cicéron , ( Lnous n’avons rien au dessus de fes préceptes,ni peut-être de fes exemples ) vouloir, deplus que Démosthène , qu’on eût des sujetsentiers traités d’avance & des discours pré-parés dans Poccasion, aux noms & aux cir-constances près ; mais ces beaux génies n’a-voient-ils pas un fond assez riche dans leurpropre enthousiasme , & dans la féconditéde leurs talens , fans recourir â ces sortesde ressources ? II semble que leur méthodene pouvoit guere être d'usage que pour lesesprits médiocres qui faisoient à Athènes&áRomeune efpece de trafic de l’éloquence.Cette même méthode serviroit encoremoins dans notre barreau, où l’on ne traiteque de petits objets de droit écrit &de droit coutumier , dans lesquels il nes’agit que d’exposer ses demandes 011 fesmoyens d'appel , selon les réglés de lajurisprudence des lieux. ( D. J.)

Lieux , s. m. pi. ( Archit. mod. ) termesynonyme à aisance , commodités, privés.Voye 3 ces trois mots.

On pratique ordinairement les lieux àrez-de-chaussée , en haut d’un escalier oudans les angles. Dans les grands hôtels &dans ies maisons commodes , on les placedans de petits escaliers , jamais dans lesgrands ; dans les maisons religieuses & decommunauté, les aisances sont partagéesentre plusieurs cabinets de fuite , avec unecuillier de pierre, percée pour la déchargedes urines.

Elles doivent être carrelées , pavéesde pierres ou revêtues de plomb , & enpente du côté du siégé , avec un petit ruis-seau pour Pécoulement des eaux dans lachauffée , percée au bas de la devanture.

On place présentement les aisances dansles garderobes , où elles tiennent lieu dechaises percées : on les fait de la dernierepropreté , & en forme de baguette , dontle lambris fe îeve & cache la lunette. Lachaustee d’aisance est fort large & fort pro-fonde , pour empêcher la mauvaise odeur :on y pratique aussi de larges ventouses ; leboisseau qui tient à la lunette est en formed’entonnoír renversé , & soutenu par uncercle de cuivre à feuillure , dans lequels’ajuste une soupape de cuivre , qui s’ouvreR r r r r r 2