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Tome Ier.
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III
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PREFACE*. ìij

tant qu’on rapporte sidellementle bien & le mal sur les Hom-mes qui ont occupé la scène du monde,&qu’ona le couragede blâmer leurs mauvaises qualités, en même sems qu’on rendjustice aux bonnes. La vérité, qui est l'ame de {Histoire , nepermet pas davantage de dissimuler les unes que de garder laiìlence su r les autres ; & quiconque n’a pas l’ame aster fortapour braver les censures injustes & renthousialme vrai outaux d’un Panégyriste ìntéreílé de certains Princes, doit renon-cer à écrire, (c).

(c) « Un portrait sistre n’eíl pas ressemblant, dit Flairy. Tels {ont d’or-» tlinaire les panégyriques, où l’on fait - paroîtreun Homme louable , en» ne relevant une ces bonnes qualités : artifice grossier, qui révolte les» gens l'enf.'s , & i cur fair-fnîre plus d’attcnticn fur les défauts qu’on leur» cache avec tant tle foin. Cest-une cfpcce île mensonge , que de ne dite» ainfi la vérité qu’á-demi. Períomie n’efi oblige d ccrirc l Hiíloirc ; maisî» cjuiconque l’eutreptend, s’engage tle dire la vérité toute enticre. M* $pondt tu eveque de Pamìers, après avoir donné de grandes louanges à 1 historien>* Gu'chardìn , ajoute : que 6 quelquefois il censure vivement !es Princes,

" ou les autres dont il parle , Ccst h. faute des coupables, & non del’Hís->» tarie». Ì1 sccoit Uii-mème plus répréhensible, s’il dissimulait les mau-» vaises actions qui peuvent rendre les autres plus sages & les détourner» d'en commettre de pareilles, du moins par la honte , suivant cette parolede ^Evangile : Rien rìji fi caché , qui ne soit un jour découvert ,

,» C’est Vexemple que nous donnent les Historiens sacrés, Moise nedissimule ni les crimes de t’oh peuple , ni ses propres fautes, David a>» voulu que son péché fùt écrit avec toutes ses circonstances ; 6c dans le" Nouveau - Testament tous les Evangélistes ont eu foin de représenter” la chute de St. Pierre. La sincérité est le fonds de la vraie Religion; esta" n’a besoin ni de politique humaine, ni d’aucun artifice. Comme Dieu» permet les maux qu’il pourcoît empêcher, parce qu’il sçait en Virer la" bien pour les Elus; nous devons croire qu’il fera-tourner à .notre profit>» la connoissance des désordres qu’il a soutferts dans son Eglise. Si ces" désordres avoient réellement cessé , qu’il n’en restât plus de vestiges »

>' peut-être pourroit-on les laisser ensevelis dans un oubli éternel p mais" u °us n’en voyons que trop les suites funestes îles Hérésies qui déchi-" r Ç nt ï’Egîise depuis deux cents *ns , i’ignorance & la superstition qui" règnent en quelques pays Catholiques , la corruption de la morale pac” nouvelles maximes, en font des effets trop sensibles. Et n’est-ilpav" ujile de connoîire d’où font venus de si grands maux? (IV* Discours fus?» l Hift. Ecclés. N° 13. ) ?» Voilà ce que dit le plus sage"des Historiens :aufîîfut-u accusé de haine contre la Religion par quelques fanatiques r commel’éditeur Liégeois ose nous en taxer, Ôc cela dans notre propre ouvrage.Voye?.une brochure publiée á Moíincs en 1734,(005 ce titre ; La mau-vaise -sot de M. Elcury , prouvée par plusieurs passages des SS. Peres, desConciles , &c. qu*U a unis ou tronques, avec des Remarques fur ses Dis-cours , 6* Jus la grande conformité de cet Ecrivain avec les Hérétiques desderniers fiecles , par le P . de Housta , Augustin. Avant lui un Carme avoirdonné de.s Observations , où il le dénonçoít nu Pape dí aux Evêques commîrépétant la plupart des blasphèmes que les plus furieux Hérétiques ont vomiscontre VEglise Romaine , le Saint-Siégt , &• presque contre tous les Squyo*Tains Pontifes . A ij