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Tome Ier.
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v que moi, vous dira ce qu’on aime„ quand on aime un homme. » Hé-lu'isc fit enterrer au Paraclet le corpsfie Ion époux , immortalité par ellea tirât que par ses écrits, Pierre le Vnc'r.honorason tombeau d'une épita-phe, qui n’est point dans le style deVirgile , mais qui étoit bonne p' lerems. Quelques éloges qu’on don-pc á Abailard , on ne peut niercju’il n’eút une présomption extrê-me. Avec moins d’amour-propre,il a tiroir été moins célèbre & plusheureux. Le Recueil de ses Ouvra-ès fut publié à Paris en 1616,le frontispice porte quelquefoistu date de 1606 , d’autres. fois cellede 1626 : ) en un gros vol.in-4”. furles manuscrits de François d’Amboi-h. Cette collection offre,I.PlusieursL-ures : la première est un récit desdifférentes infortunes de fauteur ,jusques vers le tems du concile deSens j la troisième , la cinquième 8c(a huitième font adressées á Héloife.Iï. Des Sermons . III. Des Traitésdogmatique r. On trouve dans ces dif-férons ouvrages , de l’iinagination ,du sçavoir &de l’esprit ; mais on yvoit encore plus d’idées singulières,de vaines subtilités , d’expresstonsbarbares. « Quelque mérite cpi’Abai-„ lard ait eu du côté de l’esprit &

» du côté de la science, ( dit l’abbéPapillon , )>, on parleroit moins de» lui fans l’intrigue galantequ’il a,, eûç avec la belle & sçavante Hé-loïfc. La beauté singulière de cettefille , l’étendue de son génie , la» çonnoiffance de f hébreu,du grec:> & du latin , sa pénétration dans» les secrets les plus sublimes de» l’Ecriture & de la théologie ,

.» la haute noblesse des Montmo-u renci dont on prétend qu’elle ti-» roir son origine ; tout céladon-noit du relief à un homme pour,, qui elle s’étoit déclarée... J’a-» vpnçe même hardiment, que lesn ouvrages de séculière ont don-

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» né Ieprix à ceuxdumaître.Qu’ort« en croie ce qu’on voudra ; jç» fuis persuadé que si , en réimpri-» mant les ouvrages A'Abailard ,» on retranchoit les Lettres de» cette héroïne , le libraire pour-» roit bien se trouver charge du» poids fâcheux de sédition : carn on ne peut nier que ce philo-» sophe Breton n’ait distillé fur» ce qu’il a écrit , tout ce que la» métaphysique a de plus subtil» & de plus embarrassé. On ne» voit pas toujours ce qu’il veuc» nous apprendre ; il fatigue , il« ennuie ; ses livres tourmentent" un lecteur. „ Dom Gtrvaife pu-blia en 1720, en 2 vol. in-12,la Vie d*Abailard 6- d'Héloife. Troisans après il fit-imprimer, en 2 v,in-12 , les véritables Lettres de.cesdeux amans, avec des notes histo-riques & critiques, & une traduc-tion qui n’est qu’une longue para-phrase. On a publié sous le nomd 'Abailard 8t Héloife dissérentesLettres , qui font purement roma-nciques. La meilleure édition desvcritablesLrrrrrs A’Abailard & (['Hé-lois , elt celle de Londres 1718,in 8°, en latin. Elle a été revue furles meilleurs maiiufcr. ,& n’est pascommune. Lcy.PoPE.CoLAiiDEAt;.

ABANO, Voyei Apono.

’ ABARBANEL , V. Abrabanee.’

ABARI 3 , Scythe fameux, qu’ondit avoir été prêtre d ’Apollon Hy-perboréen. Les fçavans font parta-gés fur le tems où il vivoit ; lesuns le font contemporain des Grecsqui assiégèrent Troie -, les autresde Craftts. Porphyre & Jambliqualui ont attribué une foule de pro-diges , qui font de pures fables.Il avoir reçu A'Apollon , suivanteux , une flèche volante , fur la-quelle il traverfoit les airs , ce quilui fervoit à faire de belles cour-ses. La plus fameuse est celle qu’il