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Tome Ier.
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A B A.

fit à Athènes , où il fut député àl'occasion d’uti oracle d 'Apollon. LaGrèce admira ce prophète barba-re, & la postérité l’a mis au rangdes enthousiastes. 11 avoir compo-sé quelques Livres pleins de sonfanatisme, dont il ne nous reste queles titres...Cet Abatis étoit différentde celui qui fut tué par Persée ,comme le dit Ovide ( Métam, L. 5.)& de celui qui tombe fous les coupsd'Euryaie dans l'Enéide.

I. ABAS , douzième roi des Ar-giens, fils de Lynch & à’Hypermnes-irc. II fut pere de Prcetus & d ' A-crifius , & aïeul de Persée C’eft delui que les rois ses successeurs fu-rent appelles Abantiades.

If. ABAS, capitaine Grec, quifut tué par les Troyens avec An-dragée la nuit de la prise de Troie.Enée consacra son bouclier auxDieux dans la ville d’Ambracie.Virg. aEneid. L. 3... II y eut aussilin Centaure de ce nom, qui étoitgrand chasseur.

ABAS , Voye\ AEBAS §> ScHAH-Ahbas.

L ABASSA, irrité contre Mus-tapha. 1 , empereur des Turcs, fe ré-volta fous prétexte de venger lamort du sultan Osman ,8c sit-paf-ser au fil de l’épée un grand nom-bre de Janissaires. Le mufti 8c legénéral des Janissaires profitèrentde cette rébellion pour déposerMustapha , 8c pour placer AmuratIV sur le trône. Le sultan peu deteins après s’accommoda avec A his-sa. : il l’envoya en 1634 contre lesPolonois, à la tête d une armée de60,000 hommes. Ilauroir remportéune victoire signalée , fans la lâche-té des Moldaves 8c des Vainques.Les circonstanceschangérent tout-à-coup , 8t il fut sacrifié aux in-térêts de l'état , pour appaifer lesPolonois : le sultan le fit-étrangler.Abajsa avoir des qualités brillantes& dangereuses.

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IL ABASSA, sœur d 'Aaron-Ras-ehlld , fut mariée par son frere aGiafar le Barmécide , à conditionqu ils ne goûteroient pas les plai-sirs du mariage. L’amûurfit-oublieraux deux époux l’ordre qu'ilsa voient reçu. Ils eurent bientôt unfils , qu ils envoyèrent fecrette-ment élever à la Mecque. Le ca-life en ayant eu connoiffance ,Giafar perdit la faveur de son maî-tre , 8c peu-après la vie ; ( Veye^ laPréface qui est à la tête des Barméci-des , tragédie de M. de la Harpe ,jouée en 1778. ) 8c Ahajfa, chasséedu palais , fut réduite à l’état le plusmisérable. Plusieurs années après,une Dame qui la connoiffoit, tou-chée de son malheur, lui deman-da ce qui le lui avoir attiré ? Ellerépondit , « qu’elle avoir eu autre-„ fois 400 esclaves ; 8c qu’elle fe-, trouvoit dans un état où deux» peaux de mouton lui fervoient,» l’une de chemise , l’autre de ro->> be ; qu’elle attribuoit sa disgrâce» à son peu de reconnoissance pour» les bienfaits qu’elle avoir reçus» de Dieu : qu’elle reconnoissoit fa» faute, en faifoit pénitence , 8c vi-» voit contente. » La Dame luidonna alors cinq cens dragmes d’ar-gent , qui lui causèrent un plaisiraussi vifs, que si elle eût été rétabliedans son premier état...^èa//->avoitbeaucoup d’efprit, dit-on, 8c fai-foit fort bien des vers.

ABAUZ1T, ( Firmin ) naquitUzès le 2 Novembre 1679 , de pa-réos Calvinistes, qni l’emmenérenede bonne heure à Genève. II futbibliothécaire de cette dernière vil-le , où il vécut dans une sage ob-curité. II fe retira fur la fin de sesjours dans une petite solitudeportée de Genève ; c’est-là qu’iltermina sa longue carrière le a oMars 1767. C’étoit un homme fansprétention 8c fans faste. On a delui quelques ouvrages en aveur