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ni même ordonné prêtre ; mais ceconte n’a aucune vraisemblance.
VU. ADRIEN VI, naquit àUtrecht le r Mars 1459 , d’une fa-mille prefqu’aussi obscure que celleA'Adrien iV. Son pere étoit tisse-rand , & s’appellott Florent. Le fils,né avec beaucoup d esprit,fut faitprofesseur de théologie , doyen derégtife, & vice-chartcelierde l’uni-versiré de Louvain, dans laquelle iln’avoit été d'abord que boursier.L empereur Maximilien I le choisitpour être précepteur de son petit-fils I’archiduc Charles. Ferdinand roid’Efpagne, auprès duquel il avoirété ambassadeur, lui donna f évêchéde Tortofe en Catalogne. Après lamort de Ferdinand, il partagea larégence d’Efpagne avec le cardinalXimen'es , homme qui devoit com-me lui tout à son mérite. II demeuraenfin seul vice-roi pour Charles V.Quelque tems après, en 1512, ilfut élu pour successeur à Léon Xqui l’avoitfait cardinal. L’empereurCharles K, aux intrigues duquel ildevoit le pontificat, gouverna toutà Rome ; Adrien fe borna à réformerle clergé & la cour Romaine. II re-trancha beaucoup d’officcs & Rem-plois inutiles ; il réprima les abusqui s’étoient glissés dans la colla-tion des bénéfices, dans les réser-ves , dans la dispensation des indul-gences ; il supprima les dépensessuperflues, ne tint point table, &vécut aussi frugalement qu’un reli-gieux. La qualité de réformateur ,jointe à celle d’etranger , & sur-tout son ayefsion pour le luxe, lefirent-hair des Romains. A la mort,arrivée le 14 Septembre 1523, ilsécrivirent fur la porte de Ion mé-decin : An ■ libérateur de la Patrie.Quoique ce pontife n’eùt pas legénie élevé d 'AdrienlV, il eut beau-coup de traits de ressemblance aveclui. L un & l'autre 11e firent rienpour leur.famille, Sc tous les deux
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furent fâchés d’avoir accepté latare. Adrien VI fe fit cette épitaphe’,pour apprendre à la postérité qu’undes plus grands inconvéniens de lavie est d’avoir à commander aux au-tres : » Adriauvs hic fitus est , qui» nìhil fibi infelìcìas in vitá , quàm„ qu'od imperaverat , duxit. -, Quel-ques historiens le blâment d’avoirété trop lent dans ses entreprises& irrésolu dans les desseins, d’avoirpeu favorise lesgcns-de-lettres, &de ne s’être point plié aux intrigues& à la politique de la cour de Ro-me. Paltavicin dit : Fu Ecele/iafticooptìmo , Pontifice in verita médiocre ;mais cet historien , en parlant ainsi,écrit plutôt en politique qu’en car-dinal. Adrien VI avoir des vertusnécessaires dans un pape , élevé aufaint-siége au milieu des malheu-reuses dissensions du Luihcranifme.II étoit aussi simple dans ses mœurs& aussi économe, que son prédéceffeur (LéonX) avoir été prodigue& fastueux. Lorsque les cardinauxle preffoìent d’accroître ìe nom-bre de ses domestiques , fa réponseétoit, » qu’il vouloir avant tout ac-„ quitter les dettes de V Eglise. » Lespalfreniers de Léon X lui ayant dé-puté l’un d’entre eux pour lui de-mander de l’emploi : Combien le jeuPape avoit-il de Paljreniers ?—Cent ,lui répondit rotateur. Sur celaAdrien fit le signe de la croix, & luidit : l'en aurois bien ajfc{ da quatre ;maisj 1 en garderai dou\a. ajin d'enavoir quelques-uns déplus qutles Car-dinaux. II difoit » qu’il falloir don-» ner les hommes aux bénéfices ,» St non passes buiéficesaux hom-» mes ; » Sc il fit ce qu’i! put pourque , fous son pontifient, ils nefussent pas conférés odes sujets in-dignes. Ce pape a un rang parmises écrivains ecclésiastiques par sonCommentaire fur le IV ” livre des Sen -te/ices , .saris 1512, in-fol. Cet ou-vrage , imprimé d’abord lorfqu’il