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professoit 3 Lnuvain , fut réimpri-mé par son ordre, lorsqu’il sot à Jatête du monde chrétien. On y a re-marqué cette proposition : Que lePape peut errer , même dans ce qui. p-partient à la Foi. On a encore de lut,Quatjiiones quadlibetìcx., 15 3 1 *Gaspard Burmann publia a Utrecht1727, in-4 0 . la Vie de ce pontife.
VUI. ADRIEN,( sElius Adria-nus ) cousin, fils adoprif & suc-ceflêur de Trajan , étoit à quelqueségards digne de l’ètre. Son perequi avoit été préteur l’ayant laisséorphelin , Trajan, son tuteur, lui fit-épouser une petite-fille de fa soeur.Son courage, qui se déploya de fortbonne heure, l’élevaaux premièrescharges de l’empite. 11 fut généraldes armées en Orient, & après lamort de Trajan il (lit proclamé em-percur le n Août 117 de }. C. :(VV e l Pcotinë. ) 11 avoit eu desrivaux, il pardonna à quelq.'uns.Und’entr’eux s’étant présenté pourlui demander grâce: Vous voilàfau-ve , lui dît-il en l’embrassanc. Ce-pendant il fit-mourir, fur de sim-ples soupçons, quatre consulairesqui a voient eu part à la confiancedc Trajan. En général il sot géné-reux avec le peuple , quoiqu’il trai-tât quelquefois les grands aveccruauté. Le premier soin d’ Adrien ,fut de faire la paix avec les Par-thes , de rétablir Chosro'es , 8c de luirendre toutes les provinces qu’onvenoit de lui enlever. Cette poli-tique étoit sage : pour retenir lesParthes sous la domination des Ro-mains, il auroit fallu soutenir desguerres continuelles & ruineuses.Adrien avoit d’ailleurs à dissiper destroubles quirinquiétoient.Les Juifsde Cyrène avoíent cruellement ra-vagé la Libye 8c l’Egypte. La Ly-cie 8c la Palestine so révoltoient;une partie de la Bretagne avoit se-coué le joug. Enstn les Ma,ilres &les Sarmares faisoient des irrup-
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fions dans les provinces frontiè-res. Auffi-tôr après avoir conclula paix avec les Parthes , il re-tourna à Rome. 11 ne voulut pas ac-cepter l’honncur du triomphe , 8tle fit accorder à l’image de Trajan,Pensant que VEmpire n’étoit pas àlui, mail au peuple ', il remit touteequi étoit dû au fisc depuis seizeans -, il en brûla publiquement lescomptes, afin que personne ne pûcêtre inquiété à ce sujet. Cette li-déraillé sic - dire qu 77 avoit enrichitout VEmpire. II se fit aussi un de-voir de secourir les anciennes fa-milles , que des accidens malheu-reux , plutôt qu’une mauvaise con-duite , avoient mises hors d’état desc rétablir; Lc il asiìgna de nou-veaux fonds, pour l’éducation desenfansque lesparens ne pouvoidncélever. Un an après son retour àRome, Adrien marcha contre lesAlains , les Sarmates 8c!esDaces,dont il arrêta les hostilités. 11 visitaensuite les provinces de son em-pire , s'arrêta quelque tems en Es-pagne , revint á Rome , recommen-ça ses voyages , & fixa les limi-tes de l'empire. Ses courses nesc, bornoient pas à satisfaire unevaine curiosité. 11 sc farfoit-rendrecompte de l’admìnistraiion des vil-les 8c des provinces; il réprimoitles abus; il réparoir leç édificespublics , il en construisoit de nou-veaux; il soulageoit les peuples pardes diminutions d'impòts 011 pardes largesses. Sa présence n’étoicjamais a charge aux provinces. IIvoyageoit à pied à la tète de sestroupes. Exposé à la pluie, à laneige.au soleil, il campoit avecelles; il partageoit la nourriture 8cla fatigue des soldats , 8c ne pa-roissoit que le premier soldat del'empire. peu jaloux de ses titres,
Sc n’ayant accepté le consulat queles deux premiétes années de sonrègne , il étoit populaire jusqu’afe