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Tome Ier.
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mcicr dans les bains publics avecle peuple. Comme Trajan , il vivoitfamilièrement avec ses amis ; mais,naturellement soupçonneux , il n’é-toit pas capable de leur donner lamême confiance. Lorsqu'il étoit àRome , il cultivoit tous les genresde littérature, conversant avec lessçavans, leur communiquant ses lu-mières , exerçant ses talens aveceux, 8c enviant les leurs. ( Voy,Afoilodore. ) Favurin , qui con-noissoit son foible, répondit à unde ses amis qui lui reprochoic d’a-voir cédé mal-à-propos à Tempe-*reur : Voulois-tu que je ne cédajfe pasà un homme qui a trente légions ar-mées ?... Cependant les Parthes, peufidèles aux traités précédens, s’é-toient révoltés de nouveau. Adrienpassa en Orient Tan 11 } , pourles réduire ; 8c dès qu’il eut ap-parie les troubles qu’ils a voient exci-tés , il se rendit à Athènes , où ilassista aux mystères de Céres Eleu-fine. Cannée cTaprès il revint a Ro-me,après avoir passé l’hiver à Athè-nes. H s’étoit élevé une persécu-tion cruelle contre les Chrétiens ;mais .fur les remontrances de Qua-drat 8c à’Aristide , il défendit non-seulement de les persécuter pourleur religion,mais il ordonna de pu-nir ceux qui les calomnieroient. IIpassa même depuis.de fa haine con-tre les Chrétiens , à des sentimensfi favorables p' eux , que Lampri-ie remarqué » qu il forma le des-» sein d’éltver un temple au Christ,>*. 8c de l’adinettre au nombre des» Dieux. ,, Adrien continua la vi-fite de l'empire Tan ir; 8c les an-nées suivantes. II bâtit une villeen Egy pte à Thonneur A'Antinous ,qu’il aimoit plus qu’il n est per-mis d’aimer , même une femme. Jé.rusalem fut encore relevée par sessoins 8c par ceux des Juifs , qui ,malgré leurs fréquentes révoltes,contribueront à ce rétablissement

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qu’ils croyoient devoir leur êtrefavorable. Ce n’étoic pourtant paspour eux qu’on rebâtissent Jéru-salem. Ces malheureux s’étant ré-voltés de nouveau fous les éten-dards d’un prétendu Messie nom-mé Barcochibas , il leur fut défen-du d’entrer dans Jérusalem , doncle nom fut changé en celui à' Jò lia,8c même de la regarder de loin. Onmit un pourceau de marbre sur laporte qui regardoit Bethléem ; 8ccomme les Chrétiens étoient aussiodieux que les Juifs,Adrien fir-dtes.fer une idole à Jupiter àTendroiede la Résurrection de J. C. , 8c unede Vénus en marbre au calvaire.Ce prince , à qui Ton a voulu faire-élever un temple à J. C., fit-plan-ter un bois en Thonneur à'Adonisà Bethléem , 8c lui consacra la ca-verne où le Sauveur étoit né. IImourut à Bayes le io Juillet i;8 ,à 6i ans, d’une hydropisie qui leconsuma peu-á-peu. Les fatiguesde ses longs voyages avoient beau-coup altéré fa fauté. Ennuyé deses souffrances , il avoit essayé plu-sieurs fois de se tuer. II demandadu poison ou un poignard , 8c dansson désespoir, il ordonna la morede plusieurs sénateurs, se plaignant« d’être le maître de la vie des au-» ttes, 8c de ne pouvoir disposer» de la sienne.» Ensuite il congé-dia tous les médecins , dans la pen-sée que leurs foins ne faisoientqu’augmenter sa maladie. 11 fit,avantque de mourir, ces vers si connus,traduits par Fontenelle , qui mar-quer son inquiétude sur l’état desoi»aine après sa mort : Mu petite Ame ,ma mignonne ,8tc. Ces vers ne fontpas les seuls qui nous restent delui. Flurus lui ayant écrit fami-lièrement au sujet de ses voyagescontinuels :

Ego nolo Cassas ejfe ,

Ambulare per Britannot,Seythicas pati pruinas,