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roere. Agrippinc, qui s'étoit attribuél’autorìté impériale, employa touteforte d’artifices pour se la conser-ver : intrigues, caresses, complots,plaisirs ; on croit même qu’elJecom-mit un inceste avec son fils pourle gagner. Elle étoit accoutumée àce crime;on savoir déja accusée«l’un commerce galant avec son frereColigula. Néron , irrité de ses com-plots , & insensible à ses caresses ,la fit-maffacref dans fa chambre ,l an 59 de J. C. Un centurion luiayant déchargé un coup-de-bâtonfur la tête , elle lui dit, en lui mon-trant son sein : Frappe plutôt cettepartie de mon corps , puij'qu’elle adonné le jour à un monstre tel que Né-ron. Ce fils abominable arriva unmoment après que fa mere eut ex-piré ; & parcourant des yeux lesdifférentes parties de son corps, ilplaisanta , dit l’histoire , sur quel-ques-unes , 6c ajouta: Je ne croyoispas qu’elle eût tant de beautés. Ce futle prix dont ce scélérat paya sesbienfaits.Cette princesse a voit beau.coup d’esprit & d’agrémens. Elleternit toutes ses qualités par les for-faits que lui firent-commettre sonambition 6c son orgueil. Ce fut poursatisfaire ses passions, plutôt qu’envue du bien du genre-humain, qu’el-le ctablit une Colonie à Ubíum surleRhin, lieu de fa naissance , qu’ellenomma Colonia Agrìpptna , aujour-d'hui Cologne. On lit dans Taciteque cette princesse avoir laisse desMémoires , qui lui ont beaucoupservi à écrire ses Annales ; cela sulsitpour en faire l’cloge.AGR1PP1NIENS, sVy.AGiurriN.
AGRON, Voyc-y Acron.
AGUESSEAU, ( Henri-FrançoisD' ) naquit à Limoges en 1668, du-ne ancienne famille de Saintonge.Son pere, intendant de Languedoc,fut son premier maître. Le jeuneá’AgueJfeau naquit avec les plus
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heureuses dispositions. La sociétédes gens-d’esprir ,&sur-tout cellede Racine & de Boileau , avoit dèscharmes infinis pour lui. 11 cultivoitcomme eux la po csie , cn avoit letalent, 6c il le conserva jusqu’à sesderniers jours. Reçu avocat-géncralde Paris en 1691 , il y parut avectant d’éclat, que le célèbre DenysTalon , alors présidenr-à-mortier ,dît qu’il voudrait finir comme ce jeune*homme commençoie. Après avoirexercé dix ans cette charge avedautant de zèle que de lumières , ilfut nommé procureur-général en1700 ,332 ans. .C’est alors qu'ildéploya tout ce qu'il étoit. II ré-gla les juridictions qui étoient duressort du paricm. entretint la disci-pline dans les tribunaux, trai-a l’ins-miction criminelle d'une manièresupérieure , 8c fit plus.” réglemensautorisés par des arrêts. II fut char-gé de la rédaction de plusieurs loixpar le chancelier de Pontchartrain,qui lui prédit qu’il le remplaceroirun jour. L’administration des hôpi-taux fut l'objet le plus cher de sesfoins. On lui conseilloit un jour deprendre du repos : Puis-jc me repo-ser, répondit-il généreusement, tan-dis que je fis ais qu il y a des hommesqui J'ouffrent ì La France n’oublierajamais le fameux hy ver de 1709 ;d’Agueffeau fut un de ceux qui con-tribuèrent le plus à la sauver desextrémités de la famine. 11 fit-re-nouveller des loix utiles, réveillale zèle de tous les magistrats , 6cétendit fa vue dans toutes les pro-vinces. Sa vigilance 6c ses recher-ches découvrirent tous les amasde bled qu’avoit faits l’avarice ,pour s'enrichir du malheur public. jConsolateur des peuples, il fçavoitrésister au Souverain, dans ce qu'ilpensoit être contraire aux droitsde la nation 8c aux libertés de l’E-glise Gallicane. II attachoit tantde prix à ces libertés qu’il refusaconstant-