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tonstamment à Louis KI i r Sc auchancelier Voisin , de donner sesconclusions pour une Déclarationen faveur de la bulle Unigenitus.Après la mort de Louis XIV , Voi-sin n'ayant survécu à ce princeque deux ans, le du^ d’Orléans,régent, jetta les yeux fur á’Aguef-/ea«,8t le nomma pour lui succéder'.Semblable au chancelier de Hô-pital pat ses talens & par ses tra-vaux , il se vit comme lui exposéà des otages au commencement dela Régence , lotsqu’il n’étoit encoreque procureur-général , il fut ap-pelle a un conseil où le système deLaw (ut proposé : il futd’avisqu’onle rejettât ; S c ce projet, dont ilmontra les dangers & les avanta-ges , fut en effet rejette pour lors.Depuis , les choses changèrent ;l’intérêt , soutenu par l’intrigue ,semporta sut la prudence. On vintà bout de séduire le prince ; maison désespéra de fléchir la résis-tance de d ’Aguejfetu , qui étoit alorschancelier. Le régent lui demandales sceaux en 1718,8clui ordon-na de se retirer à sa terre de Fres-nes. 11 ne se laissa point abattrepar cette disgrâce. 11 dit seulement :
“ Je ne méritais pas l'honneur que» M. le Régent m’a fait en me’> donnant les sceaux $ mais je mé-» rite encore moins» saisiront qu’il" me fait en me les ôtant. „ Enl?ao il reçut un ordre de revenir,fans savoir demandé, & les sceauxhù furent rendus. On les lui ôtafour la 1' fois en 17x1 , & il re-tourna à Fresnes. 11 en fut rap-pelle au mois d’Août 17x7 , par'es foins du card. de Eleury ; mai»les sceaux ne lui furent remis qu’enl ?37 : on les avoir donnes à Chau-v thn. Le parlement lui fit une dé-putation , avant que d’enregistrerles lettres du nouveau garde-des-1 ceaux-, á'Agucfftau répondit, » qu’il" vouloir, donner l’exemple de la
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» soumission. » Le» sentímensétoiécdignes d’un homme , qui n’avoicjamais demandé ni désiré aucunecharge : les honneurs croient ve-nus le chercher. Au commence-ment de la Régence , il refusa defane des démarchés pour son élé-vation , quo.qu’il fùt presqu’affurédu succès. A Dieu ne plaise , dìt-jl ,çue j’vccupe jamais la place d’un hom-me vivath ! Paroles simples, mais quiont tout le sublime d’un tentimencvertueux. Lonqu’il eut été élevéaux premières charges , il n’aspiraqu’a être utile , sans jamais pen-ser a s'enrichir. U 11e laissa «fau-nes fruits de (es épargnes, que fabibliothèque -, encore n’y mettoit-il qu’une certaine somme pat an.Pendant les deux séjours qu’st fit àFresnes , rems qu’il appellent lesbeaux jour.s deJa vie , il íe partageaentre les livres sacrés, le plan delégislation qu’il avoir conçu, & ì’in-struction de ses enfans. Les mathé-matiques,les belles-lettres & l’agri-culture sormoient ses délaflèmens.Le chancelier de France se plai-se i t quelquefois à bêcher la terre.Ce fut dans ce tems , qu’il fit, furla législation , des réflexions quiproduisirent un grand nombre deloix, depuis 1729 jusqu'«n 1749.En Février 1731 , parut f Ordon-nance des Donations , qui prescrivitdes règles simples fur cette manièrede disposer de ses biens. Vprdon-nance des Tejiamens, rendue en Août1735, établit un juste milieu entre ,la liberté excessive de tester & unecontrainte rigoureuse , & stt-cefferla diversité de jurisprudence surcette matière impartante. L’Ordon-nance du faux (Juillet 1737) dé-brouilla le chaos de l’ancienne pro-cédure fur cette matière , & yrépandit une clarté inconnue jus-qu’alors. (-'Ordonnance des Evoca-tions Sc Régltmens des luges ( Août1 737 ) remédia aux anus qui nais*