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tans complaisance presse plus vi-vement ses chevaux: tous les com-pagnons d 'Alcibiade se dispersent ;
6c au lieu de les imiter, il se couchedevant la roue , en disant : Malheu-reux ! passe , fi tu L'oses. Ces détails,qui paroiffent minutieux, font biendignes d’ctre observés... Quoiqu'ilfùt naturellement impérieux, li-vidité de tout sçavoir le rendit do-cile à la voix de ses maîtres. Cefut, comme nous l’avons dit, à l'é-cole de Socratc qu'il développa legerme de ses talens. Alcibiade,beauLt voluptueux, donnalieu à la ma-lignité de croire que cette unionétoit fondée fur une passion infâme :tous ses contemporains se réunis-sent pour déposer qu’il étoit souil-lé de ce vice; mais est il à présu-mer qu’il eùt donné la préférenceà un philosophe grave & rigide,sur tant de jeunes débauchés quibriguoient l’avantage de lui plaire ?
ÀLC 1 DAMAS , philosophe Scrhéteur, natif de la ville d’EléeenGrèce, vivoit versi’an 424 avantJ. C, On lui attribue Liber contradi-cendi Magifiros , dans Oratarum col-U 3 .it> (r Rhetorum , grscè, à Venisei;i; , en z vol. in-fol. Cet ora-teur , disciple de Gorgias , ne s’é-toit pas borné à imiter servilementson maître ; il avoir eu l’ambitionde s’élever au-dessus de lui, parune façon de parler encore plusguindée 6c plus embarrassée d’ornc-rnens ; ce qui fait-douter que laharangue auribuecà Alcidamas, soitvéritablement de lui, par la raisonqu’on n’y trouve rien de ce quica-racténsoit j’élocutiuii du discipleric Gorgias,
I. A L CI M E, grand-prêtre desJuifs , usurpa cette souveraine di-gnité , soutenu des forces du roiAntiochus-Eupator, Alcime ayant en-trepris d’abattrc le mur du parvisintérieur du temple bâti par lesProphètes, Dieu l’en punit en le
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frappant de paralysie , dent il mou-rut , après trois ou quatre ans depontificat.
II. ALCIME , (Latinus AícimvsAicthius j historien, orateur & pos-te , natif d Agcn dans le iv e lieetc,avoit écrit VHistoire de Julien ,'A-posist , & célJe de Snllufie, consul Scpréfet des Gaules fous le règne decet empereur , que nous n’uvonsplus i il ne nous reste de lui qu’uneEpigramme fur Homère & Virgile ,dans le Corpus Poctarcm , de filait-taire, Londres 1714,2 vol. in-fol.
ALC 1 NOÉ, femme d'Amphilyjue tayant retenu le salaire d’une pau-vre ouvrière , en sut punie sévère-ment par Diane ,Cette déesse lui ins-pira un amour li violent pour Xan-tus de Samos.qu’ellc quitta son mari5 c ses enfans pour le suivre. Malgréles attentions de son amant, clic de-vint si jalouse, que le croyant infi-dèle , elle se précipita dans la mer.
I. ALCINOUS , roi des Phea-ciens dans Pille de Corcyre , au-jourd’hui Corfou, avoit des jardinsmagnifiques cpa'Homére a célébrés.
« Jamaisles arbres de ces jardins r.e» font fans fruit, ( dit le poète ): un" doux zéphir, entretient leur vigueur» Scieur fève; Sc,pendant que les jrc-» miers fruits mûrissent , i! cn naît» toujours de nouveaux. La poire,> prête â cueillir, en fait-voir une qui» commence de naître. La grenade 6c» l’orange déja mûres, en montrent" de nouvelles qui vont mûrir.L’olive« est poussée par une autre olive ; ôc» la figue ridée fait place anneau’" tr< f qui la fuit.I,a vigne y porte des» raisins en touteíaifo» : pendant que» les uns sèchent ail soleil dans un li u" découvert, on coupe les autres, ôcn on foule dans le pressoir ceux quan le soleil a tiéja préparés.>1 Homèrequi fait-passer Vljfijt son hérospar tous les genres de dangers ,pour relever davantage fa vertu , lefait-venir à la cour duroi A/cinoiis,& i’y fiiit-jouir quelque t cuis ûe celieu de échecs.