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cléfiiastique , -l n’avoít que 14 ans,lofíqu’il fut élu évêque de Montau-bâih. 11 devint ensuite un des au-môniers de Louis XI, auprès du-guel il se conduisit avec beaucoupde prudence. Après la mort de cepriqce , arrivée en 14S3 , il entradans quelque intrigue de cour , quipouvoir être favorable au duc d’Ôr-léans , avec lequel il étoit dès-lorstrès-lié; 6c cette intrigue n’ayantpas réussi, d'Amboise 8c son pro-tecteur furent arrêtés. Enfin le ducú’Or/éans fut mis en liberté , & ceprince ayant fait le mariage du roiavec la princesse Anne de Bretagne,acquit un très-grand crédit à lacour. Xì’Amboise, son favori, en res-sentit bientôt les heureux effets:il eut, quelque tems après, l’arche-vêché de Narbonne ; mais commeil étoit trop éloigné de la cour, ilJe changea avec plaisir pour celui deRouen , dont le chapitre l'avoir éluen 1493. Dès qu’ilfut en possessionde ce nouveau siège, le duc d'ctr-iéans qui étoit gouverneur de Nor-mandie , le sit lieu tenant-général,avec la même autorité que s’il eûtété gouverneur en chef. Cette pro-vince étoit alors dans un grand dé-sordre : la noblesse opprimoit le peu-ple ; les juges étoient tous corrom-pus , eu intimidés ; les soldats , li-cenciés depuis les dernières guerresinfessoient tous les chemins, pillantôcassaílinát tous les voyageurs qu ilsrëcontvoient. Mais dans moins d’unan , d 'Ambuife rétablit par ses foins& fa prudence la tranquillité publi-que dans la province confiée à faconduite. Charles VIII étant morten 1498, le duc d 'Orléans monta fur]e trône fous le nom de Louis XII, &d'Amboise devint son premier minis-tre. La première opération de sonministère lui concilia l’amour de tou-te la nation. CVtoit la coutume , àl'avèncment du roi à la couronne,e mettre uue taxe extraordinaire
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sur le peuple, pour payer les fraisdu couronnement. Mais par le con-seil d’Amboise, cette taxe ne se levapas à l’avènement de Louis XII, 8cles impôts furent bientôt diminuésd’un dixième. Ses vertus suppléè-rent à ses lumières. II rendit lesFrançois heureux, 8c tâcha de con-server la gloire qu’ils s’étoient ac-quise. Louis XII entreprit par sonconseil la conquête du Milanez en1499. Louis le Maure , oncle fiefeu-dataire de Maximilien , étoit alorsen possession de cette province. Eli»se révolta peu-après qu’elle eut étéconquise ; niais d'Amboise la fit aus-si-tôt rentrer dans le devoir. Quel-que tems après il fut reçu à Farts enqualité de légat du pape, avec beau-coup de magnificence. II travailla,pendant fa légation , à la réformede plusieurs ordres religieux, desJacobins, des Cordeliers , des moi-nes de St-Germain-des-Prés. Sondésintéressement le rendit aussi re-commandable que son zèle. II neposséda jamais qu'un seul bénéfice ,dont il consacra les deux tiers à lanourriture des pauvres 8c à l’entre-tien des églises. II se contenta del'archevêché de Rouen , 8c du cha-peau de/éardinal, sans vouloir yajouter d'abbayes. Un gentilhom-me de Normandie offrant de lui ven-dre une terre a vil prix pour marierfa fille, il lui donna la dot de lademoiselle, 8c lui laissa la terre... IIavoir obtenu la pourpre Romaineaprès la dissolution du mariage deLouis XII avec Jeanne de France ,à laquelle il contribua beaucoup ; 8caprès qu’il eut fait-donner à Césarde Borgia , fils du pape AlexandreVI, le duché de Valentinois, avecune pension considérable. Son am-bition étoit d'ètre pape ; « rnais ce» n’étoit , ( dil'oit-il ) que pour tra-it vailler à la rcíorme des abus 6ct. à la correction des moeurs. » Aprèsla mort de Pic III , le cardinal Fran-