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III. APOLLONIUS de Rhodes ,Originaire d’AIexandrie , mais sur-nommé Rhadien parce qu’il ensei-gna long-temsa Rhodes , étoitcon-temporain d’Apollonius de Perge. IIsur disciple de Callimaque, & succes-seur d’ Eratosthènes dans la garde dela bibliothèque d’AIexandrie. Com-me il se mêloit de faire des vers, lesPoètes lès confrères ne le laiíTérentPas en repos. II alla à Rhodes cher-cher la tranquillité qu’U ne trouvoitP-s dans fa patrie,6c y finit ses jours,6on Poème fur l’expédition des Argo-nautes n’est guéres au-dessus du mé-diocre-.lesSrèosicr en font estimées.On en a une édition de Leyde , in-8°, 164/. 11 y en a deux autres quifont recherchées : celle de Floren-ce , qui est la première de cet ou-Vra S e > parut en 1496 in-4”. 8c l’é-dition de Venise aveedes commen-taires grecs,de 1 ; aï, n’est pas com-mune... 11 ne faut pas le confondreavec Apollonius de la ville d’Ala-baude dans l'Asie mineure : celui-cisut un maître de rhétorique très-célèbre, au jugement de Suétone.Quoiqu’il tirât un falaise de ses au-diteurs , cepend. il ne souffroit pasque ceux en qui il ne connaissoitaucun talent pour l’art oratoire, per-dissent leur tems à l’écouter ; il lesavertissait de se retirer, en leur assi-gnant l'art auquel ils pouvaient s’ap-pliqner avec succès.
IV. APOLLONIUS de Tyanes ,bourg deCappadoce , naquit ^quel-ques années avant J. C. La philoso-phie de Pythagore le charma des sonenfance, 8c il en fit profession toutesa vie. 11 ne se nourrissoit que delégumes, s’abstenoit du vin 8cdesfemmes, donnoit son bien aux pau-vres , vivait dans les temples , ap-paisoit les séditions, Sc instruisoitles hommes avec une douceur mê-lée de force. Apollonius vivant decette maniéré, 8c ne parlant que parsentences pleines d’emphaseècd'ob-
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feurité, dut faire impression fur levulgaire, que les dehors séduisenttoujours. Tout le monde le suivait,les artisans mêmes quittaient leursmétiers , les villes lui envoyaientdes députés; les oracles chantoientses louanges, apparemment afin quece sophille chantât les leurs à sontour. Cet imposteur se ft t par-toucdes disciples. 11 conversa avec lesbrachmanes des Indes , les magesdes Perses, les gymnofophissesd’Egypte ,8c s'enfit-admirer. ANi-nive, à Ephèse, à Symrne, à Athè-nes , à Corinthe , 8c dans d’autresvilles de la Grèce, Apollonius pa-rut en prédicateur du genre-hu-main , condamnant les spectacles ,visitant les temples . corrigeant lesmoeurs 6c prêchant la réforme detous les abus. A Rome, où il étoitvetmpuurvoirde près , disoit-il ,quelanimal c’étoit qu’u n Tyran, il parlaavec beaucoup de force contre lesbains. II se mit bientôt à faire desmiracles. Ayant rencontré le con-voi funèbre d'une jeune - fille defamille consulaire , il s’approchadu lit fur lequel on la portoit, latoucha, & dit quelques paroles toutbas: voilà que lafillequ'oncroyoitmotte , s’éveillc , parle à tout lemonde, 8c retourne à la maison deson pere. Ses parens lui offrirentune grande somme ; mais l’opéra-teur du miracle répondit qu’il lalui donnoit en dot... II y eut uneéclipse de soleil , accompagnée detonnerres ; Apollonius regarda leciel 8c dît d’un ton prophétique :Quelque chnfe de grand arrivera , O-n’arrívera pas. Trois jours après lafoudre tomba fur la table de Néron ,8c fit-tomberla coupe qu’ll portoità fa bouche : le peuple ne manquapas de croire qu’Apollonius avoirvoulu dire qu’il s’en faudroit peuque l’empereur ne fût frappé. C’é-toit faire un commentaire absurdesur des paroles ridicules ; mais c "est.
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