ARA
re d’unevieille, dans le tems qu’eíleétoit occupée à filer 8c á ourdir latrame d’une étoffe très-fine, ellelui fit un défi. La Déesse l’ayantaccepté, elle commença à repré-senter plusieurs histoires différen-tes fur la toile avec un art admira-ble ; Arachnt en fit de même deson côté, mais avec plus de dé-licatesse encore. Minerve, outrée dedépit de se voir vaincue par unemortelle , lui donna trois ou quatrecoups de navette fur la t ôte , dontcette charmante ouvrière conçuenn tel chagrin qu’elle se pendit dedésespoir. Alors la Déesse touchéede compassion, la changea en arai-gnée. Vuyt\ EHALANX. .
ARAGON .(Jeanne d') épousa■Afiagae Culvnnc , prince deTaglia-c °zzi. Le xvi e siécle ta compte par-mi les femmes qui l’ont illustré.Elle se signala par son courage ,par fa capacité dans les affaires Scpar fa prudence: la beauté étoit sonmoindre mérite. Elle déploya tou-tes ses qualités dans les querellesque les Colonnes eurent avec PaulJP'. On lui défendit de sortir deRome, & on l’auroit même mise«n prison , sans les égards dus àson sexe". Elle mourut l’an 1577,fort âgée. Les vers que tous lesbeaux-efprits du tems firent á falouange, ont été publiés à Veniseen 1558, sous le titre de Tempio alladivìna Signera Aragona .
ARANTHON , ( Jean d’) né auchâteau d’Alex dans le Genevois en1610 , sot évêque de Génève en1660 , 8c mourut le 4 Juillet 1695.Le P. u Majfon , général des Char-treux , a écrit fa Fie , in-8°. C’estun modèle de conduite p' les pré-lats. Âranthon fut l’admiration deson diocèse par la pureté de sesmœurs, 8c l'amour de ses ouaillespar fa bienfaisance & sa charité.
A R A T O R , Ligurien , d'abordsecrétaire 6c intendant des finances
ARA 171
ú’Aehalaric, ensuite soudiacre de ré-gisse de Rome, présenta en 544»au pape Vígile, les A 3 es des Apôtres ,mis en vers latins sort plats. On lestrouve avec d'autres Poètes latins ,à Venise J 501 , in- 4 \ dans la Bi-bliothèque des PP. & séparément,
I. ARATUS, de Sicyone, échap-pé aux meurtriers de son pere Cli-nias , conçut dès sa plus tendre jeu-nesse, le dessein de chasser les ty-rans de fa patrie. 11 s’associa quel-ques-uns de ses compatriotes ani-més du même esprit que lui, cou-rut avec eux mettre le feu au pa-lais de Nicoclcs , tyran de Sicyone,
& le contraignit de prendre la fuite.Aratus ayant procuré à ses conci-toyens le plus gr. bien qu’un hom-me pût leur faire, la liberté , il leurproposa d’entrer dans la confédéra-tion des Achéens composée de xmvilles, qui en tirèrent biead’autresde l’esclavage > après savoir secouéelles-mêmes. Aratus fut général decette ligue, & le fut toujours avecgloire. Le roi de Macédoine, maî-tre de la citadelle de Corinthe, me-naçoit, de ce boulevard , la Grèceentière : Aratus forma le projet har-di de le lui enlever. Un hommes’engage à le conduire par des sen-tiers détournés au pied de la place ;60 talens dévoient être le prix dusuccès. II falloic auparavant les dé-poser chez un banquier, & il neles avoir pas. 11 engage sur-le-champ sa vaisselle, les joyaux desa femme, & par sa générosité &sa valeur, il chasse le roi de Macé-doine , 144 ans avant J. C. 11 tentaensuite de délivrer Argos de la ty-rannie, 8c n’ayant pas pu réussir, ilne s'oecupa plus que du bonheurde ses concitoyens. 11 réunit plu-sieurs villes à fa république , Scmérita que Sicyone lui élevât unestatue , avec le titre de Sauveur.Philippe 11 , roi de Macédoine, lefu-meure «n prison, où il mourut