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avoient été tués en combattantVaillamment contre les Lacédémo-niens , il dit : S’ils honorent tint Usvaincus , quels honneurs méritent duneles vainqueurs? U régnoit vers l’an580 avant J. C. U eut pour fils Dé-marate , tjui lui succéda,
//. AR 1 STON, de l’isle de Cliio,surnommé Sirène , 8c disciple de Ze-non, disoit qu'un Sage ressemble àun bon comédien , qui fait égale-ment-bien le rôle d’un roi Ct celuid’un valet... Le souverain bien ,salon lui, étoit dans l'indifférencepour tout ce qui est entre le vice& la vertu... II comparoir ingénieu-sement les argumens des Logiciensaux toiles d'airaignée, fort inutiles,quoique faites avec beaucoup d’art,11 rejettoit la logique , parce que ,disoit-il, elle ne mène à rien; 6cla physique , parce qu'elle est au-dessus des forces de notre esprit.Quoiqu’il n’eût pas absolument re-jetté la morale , il la réduisoit àpeu de chose: aussi finit-il par lavolupté , après avoir commencépar la philosophie. U floriffoit versl’an 256 avant J. C. On dit qu'i!étoit fort chauve, 8c qu’ayant étéfrappé à la tête d'un coup-de-so-leil, cet accident fut cause de samort.
III. ARISTON, (Titus) juris-consulte Romain sous l’empire deTrajan , St digne de vivre feus ceprince , cherchoit la récompensede la vertu dans la vertu même. IIétoit philosophe, sans afficher laphilosophie : c’est la seule bonnefaçon de l’être. Ayant cté attaquéd’une longue maladie , il pria sesamis de demander aux médecins ,s’il pouvoit en réchapper ? en leurdéclarant que s’il n’y avoir pas d’es-pérance, il sc donneroit la mort;mais que si son mal n’étoit pointincurable , il se résoudroit à souf-frir 8t à vivre pour sa femme, safille St Içs pnpS, Pline le Jeune , qui
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en étoit , fait un bel éloge de fuidans fa 22' Lettre du 1" livre.
( ARIS 1 ONIC , fils d 'Eumènes 6cd une concubine d’Ephèse , irritéde ce qu ÂttsU lll avoir donné enmourant le royaume de Pergameaux Romains , leva des troupespour s’en emparer Sc s’y maintenir,6c défit le consul Licinius Crassus ,
1 an 151 avant J, C. La même an-née le consul Perpenna le prit ;l’ayam fait-conduire à Rome, oùon le donna en spectacle , il y f utétranglé en prison par ordre du sé.nat. Ce prince fut le dernier desAttaUies , qui occupèrent le trônade Pergame l’espace de 154 ans,Mithriinte , dans une lettre à A r face,roi des Parthes, accuse les Romainsd'avoir supposé un faux testamentá’Attale pour (nifìter Arisionic, maisc’est un ennemi déclaré qui leurfait cette imputation , consignéedans les fragmens de l’Histoire deSallufle.
I. ARISTOPHANE , psëts co.mique Grec , vers l’an 446 avantJ. C., fit-retentir le théâtre d’A-thènes des applaudissemens qu’ondonna à ses pièces. On lui décer-na , par un décret public , une cou-ronne de l 'Olivier sacré , en recon-noissance des traits qu’il avoit lan-cés contre les chefs de la républi-que. II étoit si mordant, qu’il n’é-pargnoit par fa propre famille. Onlui disputoit un jour sa qualité decitoyen d’Athènes; il répondit parces deux vers parodiés à'Homère :
» Je suis fils AcPhlippe , à ce que ditma mere ;
n Pour moi, je n’en fais ren : qui faisquel est son pere ?
Ses saillies amusèrent le peuple ,6c réprimèrent les vices des grands.Sucrate Sc Euripide furent en butteà ses sarcasmes. Dans la picce con-tre le philosophe, il profite de toutpour le rendre non seulement ri-dicule , mais odieux. II lui repro-