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che l’oracle de Delphes qui l’avoitnommé 1 homme de la Grèce leplus sage; la fureur de décrier tou-tes les fesses , & de n’en avoir au-cune; i’antipathie pour ce qui étoitmode , agrémens, magnificence ,plaisirs , fêtes ; ses goûts suspects ;ses tracasseries de ménage ; le pré-tendu démon dont il se disoit ins-piré ; tout, jusqu'à sa naissance &á sa profession, fournit désarméscontre lui. II lui donne même letalent de décrocher les manteaux. Lepoète intitula fa comédie, ou plu-tôt fa satyre, les Nuées. II supposeque St’cpfiade , qui avoir passé savie à la campagne, mais qui étoitvenu demeurer à la ville , étantabîmé de dettes , entre dans l’é-cole de Sacrait, pour y apprendreà se débarrasser rie ses créanciers :mais étant trop vieux lui-mémc,.met son fils á fa place. Le jeune-horniue profite si bien des leçonsde son maître, qu’il débute parbattre son pere ; íc il prouve en-suite éloquemmêt qu’il a très-bienfait. Lette action amène le dénoue-ment de la piéce > qui finit par l’in-cendie de l’école de Sacrait. Lerôle que ce philosophe y joue, estdigne de la piéce. On le volt enfléde vainc gloire , chaînant ses pro-pres louanges ; répétant qu’il etoitinitié dans tous les secrets de lanature ; qu’il étoit envoyé descieux pour éclairer la terre ; quela jeunesse vint á lui pour s’instrui-re ; qu’il avoir une méthode á la-quelle croient attachées la gloire &Ja félicité des générations á venir.Après s’ctreprodigieusement vantélui-même., il fait la satyre des hom-mes & celle des Dieux. Aristophane,en rendant Socrate .méprisable á lapopulace , prépara de loin I arrêt ,que des juges corrompus pronon-cèrent contre l’homme le plus ver-tueux de la Grèce. Ce poète avoircomposé 5 4 Comédies -, il ne nous
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en reste plus que onze. Elles of-frent ordinairement cette élégance,cette finesse , ce style pur & déli-cat , cette plaisanterie légère quifaisoit le sel Attique. On l'admiremoins à présent qu’autrefois, parceque l’éloignement des torts , & lepeu de connoifiante des moeursanciennes , empêchent de sentir sucquoi portent ses bons-mots. Ce quile distingua parmi les comiquesGrecs , est le talent de la raillerie.II saisissoit les ridicules avec faci-lité, & les rendoit avec vérité Scavec feu. II est vrai que ses Co-médies n’étoient très-souvent quedes satyres atroces , qui n’épar-gnoienr pas plus les Dieux que lesgrands. Ses plaisanteries dégénérencquelquefois en turlupinades & enobscénités. Plutarque , qui pouvoiren juger plus sainement que nous ,le mectoit au-dessous de Ménandre.On peut voir, fut ces deux poètes,le Théâtre des Grecs , en faisant at-tention, que le P .Brumoi flatte quel-quefois les anciens, en les compa-rant aux modernes. Ludolphc K astera donné une édition magnifiquedes Comédies á'Aristophane,ea grec& en latin, avec de l'çavantes no-tes , fous CC titre : Arisiophanis Co-madìx grœcè & latine , ex codd . mjs ,cmuidatx , cum fcholiis antiquis . Ac-cédant nota virorum dacíeram in o tu-nes Comadias. Omnia collee.it & re-censait , nctajque in novem Comadias,& quatuor indices in fine adjccit Lu-dolph. Kufierus, in-íol. Amsterdam1710. L’edition àeKufier a été ré-imprimée à Leyde en 1760 , en zvol.in -4°. par les foins de Burmann ,cum natis Variarum : mais cette ré-impression , quoique bien exécu-tée , n a rien diminué du mérite desédition originale. Les ComédiesA'Aristophane font le Plutus , lesOiseaux , toutes deux contre lesDieux & les Dceffes ; les Nuéescontre Socrate , les Grenouilles ; lesChevam