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son disciple, & très-jaloux de sesouvrages. 11 lui écrivit au milieude ses conquêtes:« J’apprends que» vous publiez vos Traités Acroatt-» ques. Quelle supériorité me reste-« t-il maintenant sur les autres hom-» mes } Les hautes sciences que» vous m'avez enseignées vont» devenir communes; Se voussça-** vez cependant que j’aime encore»> mieux suipasser les autres hom-» mes par la cannoissance des cho-ir les sublimes que par la puis-» sauce. >i La meilleure édition desOuvrages à'Aristote est celle de Pa-ris au Louvre 1619, donnée parDuval , en 2 vol. in-fol. , grec &latin. Gara 3 mis en latin son His-toire des Animaux. Sa Rhétorique aété traduite en françois par Caf-sandre , & fa Poétique par Dacier& le Batceux : ( fsoyiq l’artide dechacun de ces écrivains, )
II. ARISTOTF., est le même queAlíerti - Aristotue, Vcyc { cemot... 6 - 11 . Battus.
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ARISTOT 1 ME , Tyran d’Elidí,'vivoit du tèms de Pyrhus , roi de)Epirotes. Après avoir exercé descruautés inouïes, il fut tué dans untemple de Jupiter , par Thrafibule &Lampis auxquels Helianìeus en a vol*inspiré le dessein. Sa femme &deux filles se pendirent de désespoiravec leurs ceintures.
ARISTOXENE , de Tarentc enItalie , s’adonna à la musique 8c ala philosophie , sous Alexandre 1 ®Grand , & fous ses premiers suc-cesseurs. 11 étoit fils du musicienMnéftas. II tut d’abord disciple désonpere , 8 c ensuite à!Aristote , dan*l’école d n quel il eut Théophra/lípour compagnon d’étude. De 45 1volumes , dont Suidas le fait au-teur, i! ne reste que ses Elémentharmoniques , en 5 Uvres , qui estle plus ancien traité de musiquequi soit parvenu jusqu’à nous.Mcurfius le publia à Leyde , en1616,111-4". Cet ouvrage reparutbien plus correct: dans le reçuesdes Musiciens Grecs de Marc Mei „
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donnant mille tours, mille couleurs nouvelles , Lc toutes agréables, àchaque chose; mais après tout, ce 11’est souvent que de ['imagination.Aristote pente; mais il est dur 8c sec dans son style, & a je ne sçaisquoi d’austère : ses obscurités affectées dégoûtent & fatiguent les lecteurs.Platon est délicat dans tout ce qu’il pense, & dons tout ce qu’il dit.Aristote ne l’est pas du tout ; mais il en est plus naturel. Son style sim-ple & uni , est ferré & nerveux : celui de Platon est grand 8c élevé, maislâche 8t diffus. Celui-ci en dit toujours plus qu’il n’en faut dire ; celui-là n’en dit jamais assez, & laisse à penser plus qu’il n’en dit. L’im sur-prend l’esprit 8c ? éblouit par des expressions éclatantes & fleuries ; 1’,autrel’éclaire & l’instruit par une méthode juste Sc solide; & comme les rai-sonnemens de celui-ci font plus-justes Sc plus simples, les raisonne-mens de l’autre font plus-ingénieux & plus embarrassés. Platon donnede l’esprtt, par la fécondité du sien; 8c Aristote donne du jugement LCde la raison , par l’impression de bon - sens qui pavoît dans tous sesécrits. Enfin Platon ne pense le plus souvent qu’à bien dire; 8c Aristotene pense qu’à bien penser, & à creuser les matières, hon rechercherles principes , 8c á tirer de ces principes des conséquences infaillibles.Platon , en se donnant plus de liberté, en prodiguant les ornement , plaîtdavantage ; mais , par la trop grande envie qu’ìl a de plaire, il se lai 11®emporter à ion éloquence. Aristote se possède toujours ; avare d’expres-sions figurées, il appelle les choses simplement par leur nom : comme dne s’élève point 8e qu’il ne s’égaie jamais, il est aussi moins sujet à tom-ber dans í’erreur que Platon , qui, donnant à tout la couleur de l'élo-quence iie les grâces du style, y làit-tomber ceux qui Rattachent a lui. "