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Tome Ier.
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»> un homme d’une grande taille ,» maigre & sec , portant la melan-„ colie pein.e lur le visage , grave» dans ses «(.marches, , ooujours» revêtu d'un manteau e'ccleíìustí-» que , chaimant par la douceur» de fa conversation. II étoit Poète„ & Mulicien ; il fournisso.t des« chantons spir ruelles aux gens» de travail Sc aux dévots. II mit» en cantiques fa doctrine , 8c par» ce moyen il la répandit dans le« peuple (*). C’est un moyen que» Valcmin Sc tìarmonius avoient» employé avant Anus , Se qui a„ souvent reulli aux hérétiques.» Apollinaire l’emp!oya aptes Arius„ Sc perpétua les erreurs plus par„ ce moyen que par ses écrits.», Ainli le parti A'Amis se groílit„ insensibl- ment, Sc maigre la sub-« tilité des questions qu’il agitoir,» il intéressa jusqu’au peuple dans» fa querelle. On vit donc les Evê-» que s, le C'ergé Sc le peuple di-» visés : bientôt Us disputes s’é-» chauffèrent, tirent du bruit ; Sc» les comédiens,qui étoient païens,

» en prirent occatìon de jouer lam religion cltrctienne fur leurs tltéâ-» ries. Constantin n’er.vilagea d'a-» bord cette querelle qu'eu polití-.» que , & écrivit a Alexandre fi à» Anus , qu'il étoient des fous de te» diviser p' des choses qu’ils n’en-» teadoient pas , Sc qui n’étoient„ de nulle importance. L erreur» i'Arius étoit d une trop grande» conséquence , pour que les Ca-» iholiques restassent dans l'indit-„ fércnce que Constantin leur con-„ seilloit, Alexandre écrivit par-x tout pour prévenir le progrès« de Terreur d ’Arius , Sc pour en

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n faîre-connoître le danger. D’uS» autre côté , Arius Sc ses partisan*-, faisoient tous leurs efforts pour„ décrier la doctrine S Alexandre :» les Catholiques Sc les Arien*» s’imputoient réciproquement les" conséquences les plus odieuses» qu’ils pouvoient tirer des prin->i cipes de leurs adversaires. Ces» chocs continuels échauffèrent le*» dc. X p: r is jusqu'a la s dirion ;» il y eut même des endroits où» Ton renversa les statues tle Tem-« pereur , parce qu'il vouloir qu'on» supportât les Ariens. " Cepen-dant íiuseíe de Nícomédie assem-bla un concile , formé de la plusgrande pairie des evêques de laBniiynie Sc de la Palestine , quileva Télécommunication pronon-cée contre Arius, 11 avoir voulufaire entendue a Constantin , commenous venons de le voir, que cettequestion n’étoit qu’unc vaine sub-tilité; mais cet empereur ayant étémieux instruit , allembla a Nicéeen Bùhynie , Tan 315 , un con-cile œcuménique, où Aiitu fut con-vaincu de ses erreurs , excommu-nié par les Pcrcs , St condamné aubannn s ment par le prince. Aprèstrois ans d'exil, Constantin , à i’in-stigation d’un prêtre Arien , rap-pella Arius Sc ceux de son partiqui avoient été anathéinatisés panle concile de Niccc. Cet hypocritepresenta a Tempt*-’ur une contes-sion-de-foi, composée avec tankd’art , qu’il ctoit difficile d’y ap-percevoir les erreurs qu'on y avoircachées fous le masque de ,!a vé-rité. Les évêques Ariens rentrè-rent peu-à-peu en faveur , & le®exilés furent rappellés. (**) Arius

(») On chantoit sur-tout sa Thalie , titre emprunté d’une pièce effémi-née d u poète Sotade.

(»*) Les édits de Constantin contre les Ariens n’avoient produit que„ '/apparence du calme, t.es disputes se ranimèrent peu-à-peu ( dir encore» M. Pluquet , & elles étoient devenues fort-vives , lorsque les évêque„ exilés surent rappellés. A force d’examiner le mot de Consubstantiel , il