B À R
dont les manières & la doctrine seressemblassent davantsge.
II. BARBEYRAC, (Jean)neveudu précédent, né à Beziers en 1674,fut nommé a la chaire de droit &d'hiíloire de Lausanne en 1710 , 8censuite à celle du droit public 8cPrive à Groningue en 1717. II tra-duisit & commenta l'excellent traitédu Droit de la Nature éx des Gens ,celui des Devoirs de ! Homme & duCitoyen , par Puffcndorf , 8c l'ou-vrage de Grotius fur les Droits dela guerre & de la paix. Les notesdont il a enrichi ces traités, fontausii estimées que la traduction. Onne tait pas moins de cas de la ver-sion du Traité latin de Cumberlandfur les Loix naturelles , avec notes,I 744 , in-4°: ouvrage excellent ;mais qui demande d’être médite.II a aussi traduit plusieurs Sermonsde TUlotfon , 8c a donné au publicdifférens ouvrages de son proprefonds. Les principaux font : 1 .L 'His-toire des anciens Traités qui font ré-pandus dans les auteurs Grecs 8cLatins, jufqu'à Charlemagn: y in fol.2 parties, 1739. II. Le Traité duleu , en 3 vol. in-8°. III. Traitéde la morale des Pères ,in-4 í> . 1728,contre Dom Cellier , qui avoir at-taqué ce que Barbeyrac en avoir ditdans fa préfacé fur Puffendorf. IIs’élevoit dans cette préface avectrop peu de ménagement, contreles allégories que St. Augustin 8cd’autres Pores ont trouvees dansl’Ecriture. II u’est pas plus circons-pect dans la défense qu'il en entre-prit. 11 y laisse paroître un si grandmépris pour les docteurs de l’E-gîife ; il parle avec tant de dédainde leur éloquence 8c de leur dia-lectique, qu’on le soupçonna de n’è-tre Chrétien que de nom. II mourutv ers l'année 1747 , avec la réputa-tion d’un fçavant studieux 8c hon-nôte-hornine. Son style manque degrâce 8c de pureté.
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I. BARBIER, (Louis)plus con-nu fous le nom d 'Abbé de la Ri*viLtiE , naquit àMonfort-l'Amauriprès de Paris , 8c y mourut en 1670.De professeur au collège du Plef-sls , y parvint à la place (faumô-nier de Gaston duc d'Oriéans , 8Censuite è l’évêché de Langrcs. Lecardinal Malaria l’en gratifia , pourle récompenser de ce qu il lui dé-couvrait les secrets de son maître.Barbier avoir obtenu une nomina-tion au cardinalat -, mais elle futrévoquée. On dit que c’est le pre-mier ecclésiastique , qui osa porterla perruque. 11 laissa , par son testa-ment , cent écus à celui qui feraitson épitaphe. La Monnaye lui fitcelle-ci r
Ci gît un tr'es-grand personnage ,
Oui sut d’un illustre lignage ,
Qui pofféda mille vertus ,
Qui. ne trompa jamais , qui fut toujoursfort sage....
Je n’en dirai pas davantage ;
C est trop mentir pour cent écus.Barbier avoir gagné les bonnes-graces de Gaston , duc d Orléans ,par des bastesses d’efclave , 8c parla répétition des bouffonneries deRabelais , qu’il lisoit plus que sonbréviaire.
U. BARBIER d’Aucour, (Jean)avocat au parlement de Paris, del'académie Françoise, né à Langresde païens pauvres , fe tira de ('obs-curité par ses talens. 11 fut d’abordrépétiteur au collège de Lisieux. IIs’adonna ensuite au barreau-, maisla mémoire lui ayant manqué dèsle commencement de son premierplaidoyer , il promit de ne plusplaider, quoiqu’il eût pu le faireavec succès. C’est lui que Boìlcaudésigna dans ces vers de son Lu-trin où il dit au premier présidentLamoignon :
Quand la première fois un athlètenouveau
Vient combattre en champ-clos Luxjoutes du barreau,