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me-de-bien. Lorsque ìe service mi-litaire & ses autres occupations luilaiflbient quelque loisir, il se re-tiroit au château de Bartas, loindu tumulte des armes 8c des affaires.II auroit déliré qu’on l’eût oublié ,pour pouvoir s’appliquer plus li-brement à l’étude ; c’est ce qu’iltémoigné en finissant la 3° journéede fa Semaine. Puiffé-je, (dit-r/cns’adressant à Dieu)
Puissé-je, ô Tout-puissant! inconnudes grand Rois,
Mes solitaires ans achever dans lesbois.
Mon étang soit ma mer, mon bosquetmon arène,
La Gimone mon Nil, le Sarrapin maSeine ;
Mes chantres & mes luths, les imi-gnards oiselets ;
Mon cher Bartas, mon Louvre, & ma
cour, mes valets.
Ou bien , si mon devoir ou la bontédes Rois ,
Me fait de leur grandeur approcherquelquefois ,
Fais que de leur faveur jamais je nem'enivre :
Que, commandé par eux, libre jepuisse vivre ;
Que l’honneur vrai je suive, Sc nonl’honneur menteur ;
.Aimé comme homme rond, & noncomme flatteur.
La modestie Sc la sincérité faisoienten effet le caractère de du Bartas ,au rapport ou présid. de Thon. “ Je„ sçais, ( dit ce célébré historien ,)» que quelques ct i tiques trouvent» son style sort sig ire , empoulé ,» 8c rempli rie gasconnades. Pour„ moi, ajoure t-il , qui ai connu» fa candeur, 8c qu> l’ai souvent» entretenu familièrement , tandis>, que durant les guerres civiles» je voyageois en Guienne avec» lui, je puis assurer que je n’ai>, rien remarqué de semblable dansn les maniérés ; maigre la grande„ réputation , il parloir toujours„ avec beaucoup de modestie de
BAR
» lui-mcme 8c de ses ouvrages. >iSon livre de la Semaine , tout mé-prisable qu’il est, eut la fortunedes meilleurs ouvrages. On en tìc,dans cinq ou six ans, plus de30éditions, 11 se forma de tous côtésdes traducteurs , des commenta-teurs, des abbréviateurs , des imi-tateurs, 8c des adversaires. Ses (Œu-vres furent recueillies, en ióiï,in-fol. à Paris par Rigaud.
I. B A R T H , ( Gaspard ) VoyeiBarthius.
II. BARTH , ( Jean ) né à Dun-kerque d'un simple pêcheur, estplus connu que s’il avoir dû lejour à un monarque. Dès z 67 y ,il étoit célèbre par plusieurs ac-tions aussi singulières que hardies.II scroit trop long de les détaillertoutes. Sa bravoure ayant éclaté endifférentes occasions, il eut le com-mandement, en 1692 , de 7 fréga-tes {Scd’un briilot.Trente-deux vais-seaux de gnqrre , Anglois & Hol-landois , hIoquoicnt.de port de Dun-kerque. 11 trouva le moyen depasser , & le lendemain il enlevaquatre vaisseaux Anglois,richementchargés , qui alloient cn Mosco-vie. II alla briller 86 bâtîmens ,tant navires, qu’autres vaisseauxmarchands. 11 fit ensuite une jdes-cente vers Netvcastle , y brûla en-viron aoo maisons , & emmena àDunkerque pour 500 mille écus deprises. Sur la fin de la même an-née 1692 , ayant été croiser auNord avec trois vaisseaux du roi ,il rencontra une flotte Hollandoisc,chargée de bled. Elle ctoit escor-tée par 3 navires de guerre : Barthles attaqua, en prit un après avoirmis les autres en fuite, & se ren-dit Martre de 16 vaisseaux de cetteflotte. Lu 1693 . il eut le comman-dement d t, vaisseau GLrieux de66 r ’3P0ns , ponr servir dans l’ar-mée navale commandée par Taur-x(7/e,qui surprit la flotte de Smyrne.
Barth