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Les privilèges que le pape lui ac-corda , ont été renouvelles par JeanXXII , Martin V , Jean XXIII , Eu-gène t r . ôte. S. Bernard , de retouren Lombardie , cultiva les fruitsdu Chrillianisme qu'il y avoit fait-naitre , & mourut a Novare le 28Mai 1008 , âgé de 85 ans. Ses ver-tus éminentes 8c ses miracles lefirent - canoniser Tannée luiv. Leschanoines hospitaliers des MontsSt-Bernard. ayant été réunis parla cour deRomeau chapitre d’Aouf.te , á la sollicitation de Charles-Em-manuel III, les Hôpitaux sont dirigésaétuellement par des ecclclìastiq".séculiers , qui exercent envers, lespèlerins & les paffans , une charitéaussi constante que désintéressée.
III. BERNARD , ( Saint ) né en1091 , dans le village de Fontaineen Bourgogne , étott le troisièmede sept ensans qu eurent Tecclin &Ahtte . l’un & l’autre distingués parleur piété autant que par leur no-blesse. Après avoir fait ses étudesavec succès , il se sit moine â l'âgede 11 ans à Liteaux, aw ctrente deses comptgnons. Son éloquence ,énergique 8c touchante, leur avoitpersuadé de renoncer au monde.L'austérité fut bientôt empreintesur ses traits, où la nature avoitrépandu les grâces & la beauté.Clairvaux ayant été fondé l’an1115, Bernard, quoiqu à peine sortida noviciat, en fut nommé le pre-mier abbe. Cette maison si opulen-á présent, étoit si pauvre alors,
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que les moines faifoient souvêt Ictuspòtage de feuilles de hêtre , 8c mê-I oient dans leur pain de Forge,damillet & de la vefee. Bernard , quine prévoyois pas que ses succes-seurs seroient un jour très-riches,porta l’efprit de pauvreté jusquesdans les ornemons des églises. (*)Le nom de Bernard se répandit,bien-tôt partout. Le pape Eugène III futtiré de son monastère pour gouver-ner l’Églisc. On s'a dressoir à luide toutes les parties de l’Europc.En 1118, on le chargea de dresserune règle pour les Templiers ,comme le seul homme capable dela leur donner. En 1130, un con-cile que Louis le Gros avoit fait-assembler , s’en rapporta à lui pourexaminer lequel d'Innocent II, oud’Ánac'et, élus tous les deux pa-pes , étoit le pontife légitime. Ber-nard se déclara pour Innocent , 8ctoute 1 assemblée y souscrivit. Quel-que tems après , il fut envoyé àMilan avec deux cardinaux , pourréconcilier cette église, qui s'étoitjettée dans le parti de l'antipapeAnaclet. La foule fut si grande à faporte, tout le tems qu’il resta danscette ville , que , son tempéramentdélicat ne pouvant résister aux em-pressemens du peuple , il fut obli-gé de ne se plus montrer qu’auxfenêtres,& de donner de-là fa béné-diction aux Milanois. On voulutenvain l'engager à accepter cet ar-chevêché : il aima mieux retourneren France. 11 assista au concile de
Voici comme il parloit à des religieux nui ne pensaient pas com-me lui : “ Un poète s’écrioi t: — Dis-mai , Pontife, que fait l’or dant les Tern-it pics ? Et moi, religieux , ne puis-je pas dire à un religieux : -Dites-moi,» Pauvres, fi toutefois vous Vites, que fait Tor dans Us Enlises} Quel fruit» retirons nous de la pompe 8c de la magnificence de nos Temples? Que» cherche-t-on en tout cela? F.st-ce polir inlpir :r des sentimens de douleur„ 8c de componction aux pénitens, ou du plaisir 8c de la satisfaction aux» fnestateurs? O,vanité ! ô folie ! L’Eglise'est brillante dans les édifices, 8c>, désolée dans les pauvres ! Elle couvre d’or les pierres du Temple, 8c laisse>, ses ensans nuds ! Les curieux trouvent de quoi repaître leurs yeux, 8c les», misérables ne trouvent pas de quoi rassasier leur faim ! »
Sens