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moelleux qu’on a voit reconnus dansses premiers ouvrages. III. PhrofircS- Mélidore , Poème dont le fondressembleà l’aventure de Hcro & deLéandre , 8c auquel on peut appli-quer le jugem. porté fur le préced.
BERNARDl, ( Jean ) graveur,né à Castel-Bolognèse , mourut àFacnza en 15 3 5.Cet artiste travaillabeaucoup à de grands tu j e t s , surdes crystaux, qu’on enchâssoit en-suite dans des ouvrages d'oríévre-rie. On a compare ses productionsà ce que les anciens ont fait demieux. Plusieurs princes, & en par-ticulier le cardinal Alexandre Far -ncsie , le protégèrent. II excella aussidans l’ar hitecture.
I, BERNARDIN, (St.) dit de Sien-ne , fut ainsi appellé parce que sonpere étoit de cette ville , 8c qu’ilY passa lui - même une partie de favie. II naquit le 8 Septembre 13S0(selon Ba’llet ) à Massa-Carrara ,d une famille distinguée. Après sesétudes de philosophie , il entradans une confrérie de l’hôpital deScala , á Sienne. Son courage 8c facharité éclatèrent pendant la con-tagion.de 1400. Deux ans après ilprit l'habit de S. François , réfor-ma détruite Observance , 8c fondaprès de 300 monastères. Son hu-milité lui fit-refuser les évêchésde Sienne , rie Ferrare & d’Urbin.II fut envoyé pour être gardiendu couvent de Bethléem. Les be-soins de l’Europe le rappellérentbientôt. Après une vie silaborieufe,il mourut à Aquila le 20 Mai 1444,âgé de 63 ans. Nicolas F le mitau nombre des Saints en 1450,c’est-à-dire, 6 ans après. Le P. Jeande la Haye donna en 1636 uneédition de ses Ouvrages en z vol.in-fol. On y trouve des Sermons ,des Traités de spiritualité , des Com-mentaires fur l'Apocalypse , la Viedu Saint, & les divers éloges qu’ila mérités. Dans ses discours il ne
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ménageoit ni le vice , ni les vi-cieux. Dans dans le tems qu’il prê-choir é Rome , ses ennemis le dé-noncèrent à Martin K,comme avan-çant beaucoup de choses témérai-res ; mais le pape ayant voulu l’en-tendre , fut si satisfait de fa mora-le, qu’il l’exhorta à continuer com-me il lavoir commencé.
II. BERNARDIN , (le Bienheu-reux) de Feltri, de l'ordre des Frè-res mineurs, persuada aux habi-tans de Padoue d’établir un Mont dePiété , pour s’affranchir des usuresque les Juifs exerçoient, en prê-tant à vingt pour cent par année.Cet établissement est du 26 Juillet1491. Les réglemens de ce Montde Piété furent réformés & perfec-tionnés en 13 zo. Le fondateur étoitun homme également illustre parfa science & par sa piété.Une simpli-cité aimable lui gagnoit les coeurs.II prêchoit avec applaudissement,& dirigeoit de même.
III. BERNARDIN de Péqui-GNY , ( Bernardinus à Piconio ) Ca-pucin , né à Péquigni en Picardiel’an 1633 , mort à Paris en J.709 ,à 76 ans, étoit estimable par ses lu-mières 8c par son zèle. II a donnéen latin un bon Commentaire sur lesEvangiles; 8c une Triple Expositionfar les Epitrcs de S. Paul , qui mé-ritèrent les éloges du pape ClémentXI-, Paris 1703 , in-fol. Cet ouvra-ge est sçavant 8c assez clair. La Tra-duction françoise qui n’en est qu’unabrégé , est en 4 vol.in 12, 1714 ton en fait moins de cas que de l’o-riginal.
IV. BERNARDIN de Carven-TRAS,(Le Pere) Capucin, naquitdans cette ville, d’une famille dis-tinguée, connue sous le nom d’An-dré. Sa piété 8c son érudition luisirent un nom dans son ordre. 11mourut à Orange en 1714. Nousavons de lui un ouvrage de philo-sophie , intitulé : Antiqua prijéorttm