BER
hamínum Philosopha , imptuné àLyon en 1694. L'auteur assure dansfa préface , qu’il a secoué le joug<Je l’école, pour ne jurer sur la pa-role d'aucun maître. Sa physique estaster bonne pour le rems, &. il est,à certains égards, inventeur. On yapperçoit quelques rayons de lalumière qui alloit fe répandre furla physique.
BERNAZZANO, de Milan, ex-cellent paysagiste du xvi c siécle ,f eussiflbit à peindre les animaux ;mais comme il ne sçut- jamais venirà bout de destiner la figure, il s as-socia avec un dessinateur qui psit leseconder dans son travail. On dit,qu’ayant peint à fresque des fraisesfur une muraille , des paons vin-rent si souvent les hoqueter, qn’ils
tn rompirent Vendu». .
BERNIAou Berni , (François )chanoine de Florence , né â Lam-porecchio en Toscane , d’une fa-mille noble , mais pauvre, origi-naire de Florence,futélevéauprèsde Jules de Wdids . depuis papefous le nom de Clément Xlí. H ft' censuite secrétaire de Giherd eve-que de Vérone , & obtint un ca-nonicat de Florence , où il mou-rut cn 1543. u adonné son nomà une espèce de burlesque, qu’onappelle Berniesque en Italie. 11 CX-celloit dans ce genre.C’étoit le Scar-ron des Italiens. 11 avoit encore ledangereux talent de la satyre.Quel-ques auteurs l’ont mis à la tète desPoètes burlesques ltaliens.En 1548on recueillit ses Poésies Italiennes ,avec celles du Varchi , du More ,du Dolce , &c. in-8°. 1 vol. ; réim-primées à Londres 1711 6 c 1714,fur sédition d e Venise. Ce recueilest recherche. Son Orlando inamo-rat o risotto , poème fort estimé des >Italiens pour la pureté & la richessede la langue, est l’ouvrage du BUar-do , refait. U suivit fidellement sonoriginal,sans faire pteique de chan-
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gement à son plan ni à sa marche.II se contenta de corriger le style,souvent incorrect Sc barbare , duBoìarâo ; de semer plus de poésie ,de grâces Sc de gaieté. II y a en effetbeaucoup de plaisanteries ; maiselles ne font pas du meilleur ton,Sc dégénèrent souvent en bouf-fonneries de l’espèce la plus tri-viale. II joignitauffi à chaque chantdes prologues , où il développelonguement , mais toujours comi-quement, des maximes de morale.II est le premier à fe moquer desfaits prodigieux de ses paladins ,de la vigueur de leurs bras , quid’un seul coup partagent en deux lecavalier 8c le cheval, 8ic. La meil-leure édition de son Poème est cellede Venise,1545, in-4°. On en a uneautre très-jolie, Paris 1768, 4 vol.in-12. On a recueilli ses Poésies La-tines avec celle du Segni, du Varchi tLee. Florence 1562 > in-8°. Voyt{Grazzini,
1 . BERN 1 ER, ( François ) natifd’Angers , se fit-recevoir docteuren médecine à Montpellier , Sc selivra peu de rems après à son pen-chant pour lesvoyages.il partit en1654 pour laTerre-Sainte .d’oùilse rendit en Egypte , 8c de-là dansle Mogol. 11 demeura pendant 12ans à la cour du Grand Mogol ,qu’il accompagna dans ses voyages8c qui le sit ion médecin. 11 revinten France en 1670, paffa cn An-gleterre en i68;,8c mourur à Parisle 22 Septembre 168S dans un âgeassez avance. St-Evrcmont disoit ,qu’U n’avoit point connu de plusjoli philosophe. Joli philosophe ,ajoutoit-il, ne se d ; Put'tr ; mais.sitfigure, fa taille ,/a conversation , l’onerendu digne de cette épithète... On ade lui : I. Ses Voyager , en 2 vol.tn-i2, Amsterdam 1699, qui ontun rang distingué parmi les rela-tions des voyageurs, par plusieursparticularités curieuses, C’est ce