ber
ilevé à Vépifcopat , & t’évêquoRougit des productions â» courtisan.Mais comme la décence plus que lareligion a volt produit cette home,il recueillit tout ce qui étoit écha-pé à sa Muse. Ses (Euvrts Poétiquesont été imprimées en tàro, in-8".
II a laissé aussi une Traduction dequelques livres de S. Ambroise , desTraités imparfaits de controverse,des Sermons fur les princip. fêtes del'année , & une Oraison funèbre deHenri IV ,ì la conversion duquelil contribua. C'étoit sonde de Mad*de Motteville , première femroe-de-íbambre de la reine Anne d 'Autriche,y * y - Motteville,
BERTHAULT , ( Pierre ) natifde Sens, prêtre de 1 Oratoire , ScProfesseur de rhétorique dans facongrégation, auteur du Florus 6a'-
V cus . in-t a, & du Florus Francien ■,Ml ' ,a . qui ne valent point le Flo-rn.Romanus ; Mourut en t6St, fort•S® . chanoine & archidiacre de'-hantes. Son traité De Arca est sï a *Vant & recherché • il parut à Nan-*« en 1656.
BERTHE. v 0 y. Ethelbert.
BERTHET Jean) né áTaras-€ °h e « Provence l’an 1611, morten isiqz, fe rendit célèbre par la«Onnoissance des langues ancien-nes Lc modernes. 11 entra dans laCompagnie de Jésus , où il professaquelque tems les humanités : en-suite il enseigna les sciences abs-•raites, rassemblant .àl’aide d’unemémoire immense 8c d’un génieCouple 8t actif, plusieurs connoif-sances. On a de lui des Dissertationssçavames fur différens sujets , desOdts, des Sonnets italiens françois,espagnols 1 des Chansons provença-les-, des Vers libres -, des Ep.gr ani-me s , Madrigaux , 8t autres petitespièces en plusieurs langues.
BERTH 1 ER, ^>.111.Roche.BERTH1ER, ( Guillaume-Fran-(ois ) né à Iffoudun en Berri l'an
BER
1704* entra chez tes Jésuites en1722,81 y professa avec distinc-tion On lui confia en 174^ la ré-daction du Journal d. Trévoux , qu'ildirigea pendant 17 ans, à la satis-faction du public & des Vvrìt ablesgens-de-lettres. Ce travail ( dit M.i’abbc de Fonicnay) lui fit la plutgrande, réputation , par lc foin St^exactitude des analyses, p ir unron de critiqi e sage, impartial, fer-me £r consl ;nr. Mais cette exacteimpartialité déplut a quelques écri-vains , & sur-tout à Voltaire. Lors-que co poète publia , sans se nom-mer , son Panégyrique de Louis XV,le V.Bctthìcrtt'y vit que fessai d'unjeune-homme qui couroit après lesantithèses, & qui cependant avoirde l'esprit & quelque disposition àbien écrire. Une relie annonce,un jugement si sévère piqua vive-ment Voltaire , qui ne craignit pointde se déclarer sauteur de l'ouvragecritiqué, 8e qui se plaignit amère-ment du critique. Son mécontente-ment augmenta , lorsque le PereBitthier ayant rendu compte d’unebrochure, où on le désignoit parle titre de digne rival d'Homère & deSophocle , le journaliste mit froide,ment en note : Nous ne le connoijfompas. Enfin , ce qui acheva d’aigricVoltaire , fut une censure très-jnstede plusieurs passages répréhensiblesde son EJfai fur l’Hifloire générait .
de ..... —at- jCe pocte se déclara ouvertement en1759 contre le Jésuite , dans uneespèce de diatribe , qu’il mit à lasuite de son Ode sur la mort de Mad*la margrave de Bareìth. Le P. Ber-thier repoussa ses traits avec autantd’honnêteté que de force, dans leJournal de Trévoux. Alors le poè-te changea de batterie. Au lieu d’u-ne réponse sérieuse , il enfanta cn1760 une facétie intitulée : Relationde la Maladie, de la Conjrsien & de IctMort du Jésuite Berthier. Le sçavantJésuite ne í’avisa point de répliquer
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