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Tome II.
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I. BLANCHARD, (François)avocat Parisien, versé dans l'his-toire & les généalogies , donna aupublic les Eloges des premiers Prefi-dens-à-mortier , & dcsjConfeillers auParlement de Paris , depuis tqjt ;1645 , in-fol. T1 publia auísiles iV/sl/-tres des Requêtes en 164? » in-fol.Ce livre n a pas été fini. L auteurmourut après fan 1650.

II. BLANCHARD, (Guillaume)fils du précédent . célèbre avoc*au parlement de Paris, consacra sespremières années a la plaidoirie.Le barreau ne l’cmpccha pas dese livrer dans son cabinet à desétudes pénibles. II donna a volum.in-fol., intitules : Compilation Chro-nologique , contenant un Recueil desOrdonnances , Edits , Déclarations érLettres Patentes des Rois de France ,qui concei nent la Justice , la Police &les Finances , depuis Pan S)y jusqu àprésent , Paris 1715 , 2 vol. in-fol.Ce recueil utile lui coûta beaucoupde recherches. U mourut en 1714 ,avec la réputation d un homme sça-vant & laborieux.

III. BLANCHAR» . (Elie) néà Langres le S Juillet 1671. LesMémoires de l’académie des Ins-criptions , dont il étoit membre ,renferment plusieurs de ses Disser-tations , qui font honneur á son sça-voir. En 1711 , Dacier le prit pourson élève. 11 devint associé en 1714;& en 1717 il succéda, dans la placede pensionnaire, à Làn le cadet.H mourut en 1755.

BLANCHART , (Jacques) pein-tre , né à Paris e» lûoo , étoit filsde Gabriel Blanchart , natif de Con-drieu , qui ayant été envoyé àParis pour hs affaires de fa petiteville , logea chez Boleri peintre duroi, dont il épousa la fille. Jacquesprk du goût pour l’art de son grand-pere , & alla perfectionner ses ta-len* à Rome 8c à Venise. L’étude

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asiidue des chef-d’œuvres de Tl-tien , du Tintoret 8t de Pat u t Viro-nise , formèrent son génie. De re-tour à Paris, il l'embelliede plu-sieurs de ses tableaux. Les Baccha-nales du sallon de M. Morin , 8csur-cou: le tableau de la Descente daSt-Esprie , ou 'on voit à Notre-Dame , l’ont mis à côté des plusgrands peintres. L’ordonnance dece dernier tableau est admirable Lalumière y est si vive & si bien ré-pandue de tons côtés , qu’on s’ima-gine être dans le moment où l'Ef-prit- saint descendit sur les Apôtres.Sa maniéré de colorier a un brillant& une fraîcheur , qui Pont sur-nommer par quelques-uns le Gior -pion moderne 8c le Titien François*II mourut en 1638.

I. BLANCHE deCASTiir.Ë,fille d» roi A'fonse IX , fut mariéeen 1200 à Louis VIII roi de France.Devenue mere de plusieurs prin-ces, elle les éleva tous, 8c sur-toutl’aìné (qui depuis fut S. Louis) dansla plus exacte piété. Elle nourritde son propre lait ce fils chéri. Elles’acquitta même de ce devoir avecune tendresse qu’elle portoit jus-qu à la jalousie. Pendant une de féSmaladies, une dame de la cour luiayant donné á tetter , Blanche mitle doigt dans la bouche du petitprince , 8c lui sit-rendre le lait qu ilavait pris. Comme cette action unpeu vive étonnoit ceux qui fè trotsvoient présens : Eh quoi , leur dit-elle pour se justifier , pre'tendc\-yousque je J'ouffre qu’on m’óte le titre demere , que je tiens de Dieu & de la M’turc ? Un religieux ayant entendudire que ce prince n’étoit pas chaste,en fit des reproches à la terne Biaische. Cette princesse lui répond' 1avec douceur : « Que c’étoit uf e» calomnie; 8c que quoique loU» fils fût ce qu'elle avoir de pi* 1 *« cher , s’il ctoit malade , 8c qu* 1» dût guérir en péchant une foul e