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▼lins , il n’cpargna pas toujoursleurs personnes. On est fâché d’ytrouver que Collent croti jusqu’àl ‘chine , alloit mendier son pain dec uifine en cuifine ; que St-Amand n eutfour tout héritage que l’habit qu’ilavoit fur lui, &c. Auffi, quand onlui citoit ces vers de sa ix' Satyre :La Satyre, dit-on , est un métier fu-, n este,
Qui plaît ì quelques gens & choquetout le reste.
La fuite en est á craindre. En ce hardimétier
La peur plus d’une fois fit - repentirRégnier.
E‘ moi auffi, disoit-il franchement...Son Art Poétique suivit de près lesSatyres. Ce poème renferme lesprincipes fondamentaux de l’art desver s & de tous les différons gen-res de poésies , resserres dans desv ^ts énergiques 8í pleins de cho-ses- Boileau avoit montré des exem-ples á éviter dans ses Satyres, & ildonne des préceptes à suivre dansfa Poétique, Celle d 'Horace n’estqu’une épitre légcrc, fans ordre &lans art, en comparaison de cellede Boileau, Ce doit ctre le livre d’u-eSe de tous les versificateurs, 8t^ £0 f* e des gens - de - goût. C’est-qu on connoît le vrai mérite del’arr u* 1 **’ f- e mérite consiste dans
m °nieuxTn, ra,so " Cn VerS í? ar 'la pureté du P i emS ‘ m3geS ' danSeemi ,„ j . langage, dans l’arran-
sages, dans f ° UteS j usteS &
par leVn u e * 1 taisons heureusesle naturel £S . **' e * enchaîne, dansfl ne s'èî!.v C ^- le ^uit du génie,tombe pas^r gue . res > mais il nesoit encore V° l , ’ ne connois-vers.fut folUcit id^ par sesprivilège qu'ii avoir le
cet ouvrage ; mais c 0 /f CC ° rdé pourmonarque en remir r a 1 U< C8■voulut pas priver \, 8xamen , ne
chef-d'œuvre,.. E e ’£ - rance de ce
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publie en 1674, a 1 occasion d’undifférend entre le trésorier St lechantre de la Ste-Chapelle. Ce futle premier président de Lamoignon ,qui proposa à Despréaux de le mettreen vers. Un sujet si petit en appa-rence, acquit de la grandeur & dela fécondité fous la plume du poète.C’est un des badinages les plus in-génieux de notre langue ; mais aumilieu des plaisanteries, on y voiece qui constitue la vraie poésie. IIanime, il personnifie les vertus &les vices. Tout prend une ame &un visage. On admira sur-tout l’artavec lequel il amène dans ce poèmehéroï-comique , les éloges les plusdélicats. Ce poème a été traduit(1781) en beaux vers latins. [ Voy,Bonnecokse. ] Tant de belles pro-ductions l’avoient annoncé à lacour. 11 eut l'honneur de réciterquelques chants de son Lutrin àLouis XIV. Ce prince lui fit mêmerépéter quelques morceaux de sespremiers ouvrages., Lorfqu’il enfut á la comparaison de Titus , sibien rendue dans son Epitre , lemonarque se leva avec enthousias-me , en lui disant : Voilà qui est irisebeau ! Cela est admirable ! Je 1 ou slouerais davantage ; fi vous ne mavie\pas tant loué. Je vous donne une pen-sion de 2000 livres , 6- je vous accordele Privilège pour l’impreffion de tousvos Ouvrages. On mit , par son or-dre, dans le privilège: Ou il vou-lait procurer au Public , par la lec-ture de ces Ouvrages , la même satis-saclion quisen avoit reçue * Ce prin-ce ajouta à ces bienfaits, celui dele choisir pour écrire son Histoireconjointement avec Racine . L'u-cadémie Françoise lui ouvrit bien-tôt ses portes. II fut auffi un desmembres de l’académie naissantedes inscriptions Sc belles-lettres :il méritoit une place dans cettedernière compagnie , par fa tra-duction du Traité du Sublime de